LES AUTRES REVELATIONS DU RAPPORT DE CETTE ONG SONT ECLABOUSSANTES.VOICI CE QU\’ON NE VOUS A PAS DIT.

Me Charles Nguini est le Président de la section Camerounaise de cette ONG. La Mission d’Observation Electorale de Transparency International Cameroon pour l’Election présidentielle du 09 octobre 2011 au Cameroun, qu’il a supervisée a publié un Rapport qui épingle le Cameroun. En effet le Rapport présenté au public et à la presse le 13 mars 2012 à Yaoundé, indique que « de nombreux cas de doublons ont été constatés, laissant clairement entrevoir que le fichier électoral n’avait pas été nettoyé, autant que les listes n’avaient pas été consolidées ».

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Notre Rédaction a lu ce Rapport pour vous.


Le Rapport note également une « défaillance » dans la distribution des cartes d’électeurs. Pour ce qui est de l’affichage, le Rapport relève des « manquements graves » concernant le « non respect des dispositions réglementaires (lieux d’affichage, dimensions des affiches) y afférentes par les candidats. Le Rapport parle d’un « affichage sauvage » qui a créé un « déséquilibre » que le législateur avait pourtant souhaité éviter. Me Charles Nguini et ses collaborateurs qui ont pondu ce Rapport avec l’appui financier de l’Union Européenne, déplorent le « gros déséquilibre observé dans le traitement de l’information au niveau des médias publics et de certains médias privés au profit d’un  candidat, en l’occurrence le président sortant, noyant l’effet d’équilibre dans le temps d’antenne noté dans l’espace réservé à l’expression directe des candidats (Pour le cas de la télévision et de la radio publiques notamment).
En ce qui concerne Elecam, le Rapport de Transparency International Cameroon note avec regret que pour son baptême de feu, « Elecam a manifestement manqué l’occasion d’affirmer sa pleine capacité à conduire et à maîtriser le processus électoral camerounais ».Selon Transparency, « Tout porte à croire que ce sont des milliers de cartes d’électeurs non retirées qui ont servi de base arrière à la fraude électorale avec la bénédiction des agents d’Elecam ».Dans un ton sévère, Transparency écrit dans son Rapport que « Le Cameroun n’étant pas à l’organisation de son premier scrutin, rien ne saurait justifier les rafistolages et la cacophonie  ayant caractérisé la distribution des cartes d’électeurs, le recours, en violation de la loi en vigueur, aux chefs de quartier et de village pour la distribution des cartes comme un aveu d’échec et d’impuissance, la mauvaise communication autour des actions de cet organe en charge des élections ».
Selon Transparency, environ 70% des personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas jugé utile de se déplacer pour aller voter, la majorité étant constitué de ceux n’ayant pas réussi à entrer en possession de leur carte d’électeur. Le Rapport de Transparency précise aussi que  l’encre prévue pour le scrutin était tout sauf indélébile. L’Ong ajoute qu’à certains endroits dans la région de l’Ouest, un sceau d’eau était judicieusement et utilement placé à l’endroit de certains bureaux de vote pour permette aux électeurs de se laver immédiatement les mains et de se débarrasser de l’encre présumé indélébile.
Le Rapport de Transparency a noté une utilisation abusive des ressources publiques à la fois matérielles et humaines (véhicules CA, hauts de l’administration, fonctionnaires et agents publics absents des bureaux pendant deux semaines pour cause de campagne électorale).
Par ailleurs Transparency International Cameroon dénonce dans son Rapport des cas d’interpellation de ses observateurs et d’interdiction de travailler par les autorités administratives, notamment à Nkongjock dans le Nkam où les deux observateurs de TI-C ont été interpellés par le sous préfet et mis à la disposition du commandant de brigade de cette ville ; A Melong dans le Littoral, la Carte nationale d’Identité d’un observateur a été retenue par le Commissaire de police et n’a toujours pas été rétrocédée ;Dans le Mayo-Sava,à l’extrême-nord, les observateurs ont fait l’objet d’intimidation et leur nom a été relevé par les militants et sympathisants d’un parti politique.
En ce qui concerne les candidats (opposition) à l’élection présidentielle du 09 octobre 2011 au Cameroun, ils ont été pratiquement humiliés par Transparency dans ce Rapport qui indique que « les propos des responsables de campagne ou des candidats eux-mêmes, frisaient du déjà entendu. Aucune innovation, aucune créativité. A croire que s’il fallait tenir compte uniquement des programmes politiques des candidats, aucun des vingt-deux n’aurait reçu les suffrages des camerounais ».Voilà pourquoi lors de la présentation de ce Rapport à Yaoundé le 13 mars dernier, le président de Transparency International Cameroon, Me Charles Nguini a jugé utile et impératif de revoir à la hausse la caution pour la prochaine élection présidentielle au Cameroun. Selon lui, une caution de 50.Millions FCFA pourrait chasser les candidats aventuriers et autres vendeurs d’illusion qui peinent à « mobiliser des fonds importants pour faire la campagne ».Me Charles Nguini pense que ce type de candidats devraient participer uniquement aux « élections subalternes » (Législatives et Municipales).Une manière d’écarter tous ces «apprentis sorciers » qui, après avoir perçu de l’administration l’argent de la campagne électorale, disparaissent de la circulation sans plus faire signe de vie.

Ericien Pascal Nguiamba.

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