ELLE COUVRIRA LES 10 ANNEES A VENIR DANS L\’OPTIQUE DE FACONNER LE DESTIN DU CONTINENT AFRICAIN.OBJECTIFS DES CONSULTATIONS TENUES A CET EFFET LES 27 ET 28 MARS 2012 A YAOUNDE ET REACTION D\’UN ECONOMISTE GABONAIS.


Les consultations tenues à l\’hôtel hilton de Yaoundé, capitale camerounaise, étaient une occasion idoine pour la Banque Africaine de Développement (BAD) d’engager une réflexion dans l’optique de voir comment elle peut prendre appui sur les solides résultats acquis  à ce jour afin de mieux soutenir et accompagner ses pays membres régionaux au cours de la prochaine décennie. C’est dans  ce contexte que les gouvernements africains ont demandé à la BAD d’élaborer une Stratégie à Long Terme(SLT) couvrant les dix années à venir.

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Intervention du Ministre camerounais de l\’économie

de la Planification et de l\’Aménagement du territoire,

Emmanuel Nganou Djoumessi .


Ainsi pour démarrer  ce processus la Banque a engagé une série de consultations avec un large éventail de parties prenantes. Le processus prévoit des consultations internes avec le personnel et le conseil d’administration de la Banque. Il prévoit également une série de réunions de consultations à l’échelle nationale et sous régionale, au Sein et à l’extérieur du continent, avec des représentants du gouvernement, du secteur privé, de la société civile et des milieux universitaires.

A Yaoundé, c’est le  ministre camerounais de l’économie de la planification et de l’aménagement du territoire Emmanuel Nganou Djoumessi qui dirigeait les travaux. Avec à ses cotés madame Marlene Kanga, Directrice des Opérations pour la Région Centre, de la BAD, Racine Kane Représentant Résident de la BAD, et des participants venus de différents pays du continent à l’instar de  l’économiste Gabonais Jean Philipe Ndong Biyogho, du cabinet du Ministre de l’économie du Gabon.

Les participants à ces consultions se sont accordés sur le principe selon lequel « La SLT reflétera les ambitions de développement de l’Afrique et définira les actions à mener pour les concrétiser. Elle précisera également comment la BAD accompagnera la transformation de l’Afrique en un continent prospère, avec des niveaux de pauvreté fortement réduits et une répartition  plus équitable des opportunités sur les plans économique et social, notamment en matière  d’emploi et de revenu ».Les consultations de Yaoundé avaient aussi pour objectif d’« approfondir la réflexion et permettre de formuler des recommandations sur des enjeux tels que les partenariats clés que la BAD devrait promouvoir pour répondre aux besoins du continent, le rôle de  catalyseur du savoir et de conseiller que la BAD devrait jouer pour compléter ses activités traditionnelles d’investissement, son rôle dans la promotion d’une croissance sans exclusion tirée par le secteur privé, et la manière dont la Banque pourrait utiliser ses propres moyens pour répondre aux besoins croissants en ressources destinées à financer le développement de l’Afrique ».

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Photo de famille à l\’hôtel hilton de Yaoundé.


Il faut noter que c’est d’ici la fin 2012 que cette Stratégie à Long Terme devrait être adoptée, notamment après les Assemblées  annuelles de la BAD, prévues en mai à Arusha en Tanzanie.

En rappel la rencontre de Yaoundé a aussi permis à la BAD de présenter la Revue à mi-parcours de sa Stratégie pour la période 2010-2014, combinée avec celle de son  porte feuille au Cameroun. On retient ainsi que le porte feuille actif de la Banque Africaine de Développement au Cameroun, au 20 mars 2012 comprends 19 opérations pour un montant total d’engagements nets de 594,18 Millions d’UC (soit 452 milliards FCFA).Bon à savoir,  de 1972 à 2012 la Banque Africaine de Développement a approuvé au profit du Cameroun 79 projets et programmes, pour un  montant total d’engagements nets s’élevant à 1,16 milliards d’UC soit 875,2 milliards FCFA.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

                                                        REACTIONS 

JEAN PHILIPE NDONG BIYOGHO, économiste, cabinet du Ministre Gabonais de l’économie, expert participant.

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Qu’est ce qui  a motivé la présence du Gabon à ces consultations ?

Comme vous le savez certainement le Gabon a une stratégie actuellement. Nous avons pour objectif de devenir  un pays émergent d’ici 2025.Nous avons un sentier de croissance qui est clairement défini avec différentes actions. Nous voulons promouvoir le secteur privé dans notre pays par ce que la croissance vient par le secteur privé et nous voulons avoir un développement qui tient compte de l’environnement également et des questions de changement climatiques, rendre écologique notre processus de développement et ce que nous avons à proposer ici dans le cadre de ce débat avec la Banque Africaine de Développement, c’est de regarder dans quelle mesure les préoccupations qui sont celles du Gabon que nous pesons  être celles de tous nos pays aujourd’hui peuvent être prises en compte dans le cadre des interventions de la Banque Africaine de Développement.

 

Quel est l’état actuel des  rapports entre la BAD et votre pays le Gabon ?

Les rapports entre la BAD et le Gabon sont très bons. La BAD finance déjà un certain nombre d’infrastructures dans notre pays. Nous avons un cadre d’intervention que nous avons élaboré avec la Banque Africaine de Développement. Nous souhaitons que cette coopération aille crescendo et qu’elle se renforce avec des interventions dans d’autres domaines que ceux sur lesquels la BAD intervient actuellement.

 

Une brève présentation de vous pour nos lecteurs à travers  l’Afrique et le monde…

 On ne va pas faire l’apologie de soit même. On va dire  que je suis économiste, financier. Je suis aujourd’hui Secrétaire Permanent du Conseil National Climat du Gabon. Par ce que le chef de l’Etat Son Excellence Ali Bongo Ondimba  a créé un Conseil Climat pour justement regarder les questions liées au changement climatique et préparer un plan climat de notre pays. Et je suis au cabinet du ministre de l’économie, donc nous travaillons  sur les stratégies de développement etc.

 

Il se dit que le Gabon est actuellement engagé sur la voie des grands chantiers pour assurer son émergence à l’horion 2025, grâce au Président Ali Bongo dont le dynamisme ne souffre apparemment d’aucune contestation…

Oui absolument. Nous avons un président qui est jeune et avec des idées qui sont parfaitement claires. Nous savons où nous allons.je crois qu’il a clairement défini le cap et nous sommes en train de mettre tout en marche. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes d’ailleurs ici, faire en sorte que tous nos partenaires effectivement rentrent avec nous dans la vision qui est celle du président pour faire en sorte que notre pays devienne émergent d’ici 2025, un pays émergent mais qui ne pollue pas qui ne participe pas au réchauffement de la planète.

 

Un dernier mot…

Le dernier mot c’est de vous remercier et remercier l’Etat camerounais qui nous reçoit, la Banque Africaine de Développement qui nous a invités et qui vient nous écouter et espérer qu’effectivement les conclusions de nos travaux  vont se traduire en acte par la suite.

 

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

à Yaoundé.

 

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