A L\’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES LUTTES PAYSANNES LE 17 AVRIL 2012,ILS ONT MANIFESTE UNE VIVE COLERE.CE QU\’ILS DENONCENT

  

« L’agriculture camerounaise souffre de la mal gouvernance généralisée »,déclare M. Etele Jean Georges, coordinateur national le l’Association « Action paysanne ».Comme lui, plusieurs autres agriculteurs et acteurs du secteur agricole ont profité de la conférence-débat organisée le 17 avril 2012 par le Centre pour l’Environnement et le Développement(CED), à l’occasion de la célébration de la journée internationale des luttes paysannes, pour faire entendre leur  cris de  colère , de détresse et de frustration. Même si ces acteurs  reconnaissent les atouts de l’agriculture camerounaise notamment la terre, le climat, et le capital humain, tous s’accordent cependant sur le fait que le gouvernement  ne joue pas pleinement  son rôle.

\"Atelier-CED.JPG\"

Les intervenants.Très préoccupés.

 

 Le coordinateur d’ « Action Paysanne » dénonce ainsi  « l’absence d’une vision globale de l’agriculture ».Il parle aussi de l’enclavement,  avec des routes abandonnées qui ne permettent pas l’évacuation des produits. M. Etele observe pour le décrier que cette situation a pour conséquences « les pertes post récoltes, le pourrissement des produits et la réduction drastique du pouvoir d’achat du petit paysan ».Ce paysan évoque aussi « le problème d’endettement des agriculteurs, l’outillage archaïque, le manque d’intrants agricoles, le difficile accès aux bonnes semences et pesticides de qualité dû à leur coût élevé réduit la production et la productivité ».Le coordinateur d’ « Action Paysanne » ajoute aussi dans ce tableau noir, la « difficulté d’accès à la terre » car dit-il, « on est victime d’expropriation sans indemnisation pour cause d’utilité publique, l’accaparement des terres par les élites et les expatriés ».Une situation qui est généralement à l’origine des conflits  en milieu rural. Pire encore ajoute t –il, « les subventions des programmes et projets sont détournés  à 80% par des chaines fonctionnaires » etc.

Bernard Njonga le président de l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (Acdic), qui pense que  les paysans camerounais sont « amorphes, passifs, soumis, »leur demande plutôt de se réveiller pour faire entendre de la plus forte manière leurs revendications. Le président de l’Acdic interpelle également les consommateurs camerounais, la communauté internationale et les pouvoirs publics notamment le ministère de l’agriculture et du développement  dont le chef est traité par Bernard Njonga comme un  « ministre poète ».Il parle beaucoup plus qu’il n’agit, et les opposants camerounais qui sont, selon lui, « plus médiocres comparativement à ceux qui sont au pouvoir ».Des positions largement partagés par Jaff Napoléon, Coordinateur du Réseau de Lutte contre la Faim(RELUFA).A travers cette conférence-débat, le Centre pour l’Environnement et le Développement (CED) s’engage avec ses partenaires à porter à la connaissance des décideurs, la nécessité d’œuvrer  pour le développement d’une agriculture paysanne  de qualité, véritable instrument capable d’assurer la sécurité alimentaire au Cameroun.

EPN.

 

ANNONCEURS CET ESPACE EST RESERVE POUR VOTRE PUBLICITE.

Pour nous contacter:

Tel: 00237 99843976. Email: yaoundeinfos@yahoo.fr

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.