DES REVELATIONS TROUBLANTES.VOICI COMMENT ET POURQUOI LA COMMISSION NATIONALE DES DROITS DE L\’HOMME ET DES LIBERTES VEUT METTRE FIN A CETTE TRISTE REALITE.


Le trafic des êtres humains constitue un crime contre la dignité humaine et repose sur des moyens illégaux tout en visant l’acquisition des avantages financiers ou autres. Les trois principaux aspects de la  visée de ce trafic sont l’exploitation sexuelle, le travail servile et forcé dans des mines  ou des plantations ainsi que l’esclavage domestique.

Selon la Commission Nationale des Droits de L’Homme et des Libertés(CNDHL), « en Afrique  le Cameroun est considéré comme la plaque tournante de ce trafic malgré la mise en place de la Loi n°2011/024 du 14 décembre 2011 relative à la lutte contre le trafic et la traitre des personnes ».

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Dr.Chemuta Divine Banda.Président de la CNDHL.\ »Le trafic

des êtres humains est un crime contre la dignité humaine\ » .


La Commission Nationale des Droits des L’homme et des Libertés indique que « Le trafic est défini par cette loi en son article 2(b) comme « le fait de favoriser ou d’assurer le déplacement d’une personne à l’intérieur ou à l’extérieur du Cameroun afin d’en tirer directement ou indirectement, un avantage financier ou tout autre avantage matériel quelque soit la nature » ».

En clair, la traite des êtres humains est une forme moderne d’esclavage qui consiste en l’acquisition, la transmission ou l’offre des êtres humains à des fins d’exploitation diverses, (exploitation sexuelle, travail forcé, prélèvement des organes, etc.).Le rapport 2009 de l’UNODOC (un organisme de l’ONU sur la drogue et le crime indique qu’environ 12,3 millions de personnes dont la plupart sont des femmes et des enfants, tombent entre les mains des trafiquants et deviennent ainsi des victimes d’un marché ignoble, confirmant ainsi que le commerce mondial des êtres humains est en hausse et qu’il génère des milliards de dollars au profit des trafiquants.

 Malgré la mise en place au Cameroun d’un cadre juridique de lutte contre le trafic des êtres humains, ce phénomène s’intensifie dans ses formes diversifiées. Et les populations qui ignorent son encadrement juridique ne dénoncent toujours pas les actes de trafic dont elles ont connaissance. Par conséquent, ce fléau reste peu réprimé.

Voilà pourquoi la Commission Nationale des droits de l’homme et des Libertés à travers la Sous-commission des Questions Spéciales s’engage à lutter  énergiquement contre ce trafic à travers des actions telles que l’organisation le 2 août 2012  à Yaoundé  d’un Séminaire de formation des acteurs intervenant dans la lutte contre le trafic des êtres humains au Cameroun. Il était question au cours de ce séminaire d’amener les  participants à s’approprier le concept de trafic des êtres humains et les textes y relatifs ;de cerner les différentes formes de trafic des êtres humains, d’identifier les acteurs de la chaine de la prise en charge et des poursuite ; de déterminer les difficultés auxquelles font face les différents acteurs dans ce domaine et de mettre en place une politique de coopération entre les différents acteurs afin de parvenir à une meilleure mise en œuvre des politiques de lutte contre les trafics humains. Selon le Président de la Commission Nationale des Droits de L’homme et des Libertés, Dr. Chemuta Divine Banda « Le trafic des êtres humains constitue un crime contre la dignité humaine ».Pour lui, il est question pour la CNDHL, de « former des acteurs capables d’œuvrer efficacement dans la lutte contre le trafic des êtres humains ».Le Président de la CNDHL  a indiqué à la presse que le séminaire de Yaoundé était « Vitale pour une meilleure stratégie de lutte pour l’éradication du trafic des êtres humains au Cameroun ».

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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