LE SUJET ETAIT AU CENTRE DE LA CONCERTATION TENUE LE 09 OCTOBRE 2012 A YAOUNDE ENTRE LA MINISTRE DES ARTS ET DE LA CULTURE ET LES PROFESSIONNELS DU SECTEUR.DE GROS DEFIS A RELEVER.

 

Les camerounais ne lisent pas. Et fréquentent peu les bibliothèques. Si le constat est triste, il met néanmoins au goût du jour, les maux qui minent le secteur du livre et de la lecture au Cameroun.

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Madame Ama Tutu Muna, Ministre des Arts et de la Culture.


Au cours de la journée de concertation avec les professionnels de ce secteur le 09 octobre 2012 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Ministre des Arts et de la Culture (Minac) Ama Tutu Muna a reconnu que le secteur du livre et de la lecture avait pratiquement « sombré dans une sorte de léthargie ».Un secteur « miné par l’absence de collaboration »,des « dissensions » et des « querelles » de toutes sortes , d’où les perturbations  que connaît le marché du livre et le manque d’engouement pour la lecture observé chez les camerounais. Avec ses auteurs de renom et des ouvrages de référence, le Cameroun fait pourtant partie des pays du continent les plus productifs en la matière. « La forêt illuminée » du Pr. Gervais Mendo Ze, « De la médiocrité à l’Excellence » du Pr. Ebenezer Njoh Mouelle, « Ville cruelle » de Mongo Beti, « Le vieux nègre et la médaille » de Ferdinand Léopold Oyono entre autres, font partie de l’héritage culturel du pays.

Le Pr. Fabien Eboussi Boulaga qui a eu la charge de faire l’état des lieux du secteur et de donner des perspectives pour l’essor du livre et de la lecture au Cameroun, observe que « l’état des bibliothèques municipales est déplorable», et que « les sites de savoir » à savoir « les bibliothèques universitaires, sont peu fournis en livre ».Il a fait remarquer que, le livre coûte encore malheureusement cher au Cameroun, tout comme son transport à l’intérieur du pays. Le Prof Eboussi Boulaga  a indiqué que « la lecture est une institution culturelle et sociale. Elle a ses sites préférentiels qui apprennent à lire, qui facilitent la lecture et qui donnent le goût de la lecture ».

D’autres participants ont également fait entendre leur voix : Le cas de Gaston Kelman venu spécialement de Paris. L’auteur de « Je suis noir et je n’aime pas le manioc »  s’est appesanti sur le rôle que peut jouer la diaspora sur la revitalisation du livre et de la lecture au Cameroun. Le cas également du Dr. Nga Minkala Alice qui a exposé sur « les enjeux d’un salon du livre au Cameroun ».

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Un livre à lire.


La Ministre des Arts et de la Culture et son nouveau Secrétaire Général, Mouhtar Ousmane Mey, s’engagent donc à rompre avec les vieilles habitudes du passé. « Il est temps qu’une nouvelle dynamique soit impulsée dans ce secteur » a martelé madame Ama Tutu Muna, qui souligne que « le livre est et demeure le secteur incontournable d’information et d’ouverture au monde  et de formation à la citoyenneté ».La Ministre des Arts et de la Culture prône donc un meilleur encadrement du secteur du livre et de la lecture qui peut  contribuer au développement du pays. C’est sans doute dans cette optique qu’on annonce l’organisation en 2013, d’un Salon du livre au Cameroun. Une manière pour Madame Ama Tutu Muna de passer de la parole aux actes.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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