REPARTITIONS CONTESTEES. MENACES ET INJURES, INTIMIDATIONS, MANIPULATION DE LA PRESSE.SORTIE MEDIATIQUE MUSCLEE DE LA PCA ODILE NGASKA.D\’AUTRES REVELATIONS… 


Le droit d’auteurs est très malade au Cameroun. Le mal qui le ronge a même déjà atteint des proportions inquiétantes. Et les premières victimes, les artistes,  n’ont pratiquement plus d’interlocuteur unique de référence au regard de la cacophonie qui vient de s’installer dans ce secteur. Avec désormais la soudaine gestion des droits d’auteurs par deux sociétés, alors qu’au Cameroun la loi indique qu’une seule Société (celle détentrice d’un agrément) est apte à gérer ce secteur.

\"AMA\"

Ama Tutu Muna, Ministre des Arts et de la Culture.

La cacophonie doit cesser.


Or Le 25 octobre 2012 la Cameroon Music Corporation (CMC) considérée comme « société dissoute » par le ministère en charge des arts et de la culture qui avait pris « acte » de sa dissolution, est montée au créneau avec une répartition dit-on de 50 millions de FCFA selon certains et moins  de 30 millions annoncent d’autres. Une répartition qualifiée d’ « illégale » par les responsables de la Société Civile de l’Art Musical (SOCAM). C’est elle qui détient l’agrément du Ministère des Arts et ce la Culture.

 

Depuis le 25 octobre dernier, les artistes sont divisés. Près de 1000, dont la moitié à Yaoundé, sont rentrés en répartition à la CMC. Pourtant tous ou presque sont membres de la SOCAM.A entendre certains, ces derniers jours dans les médias, on note une certaine frustration chez qui n’auraient pas reçu l’argent. Ils parlent d’une « répartition entre petits copains ».Au lieu de poser le vrai problème. Celui de leur devenir. Et de l’avenir de leur domaine d’activités. On comprend tout simplement qu’au Cameroun, les artistes eux mêmes sont devenus des moutons qui sont trimbalés par des individus aux  buts parfois inavoués. Les montants dits de « détournements » révélés des deux camps montrent à suffisance que les artistes sont les perdants de l’affaire. Au lieu de s’organiser en véritable syndicat pour défendre leurs intérêts et exiger une gestion claire de leur patrimoine, ils ont couru à la CMC décaisser l’argent dont une bonne partie est restée dans la caisse du bar d’à côté.

Sur le terrain la guerre est ouverte. Entre communiqués et contre-communiqués, le ridicule prend de l’ampleur. Et la bataille fait rage. Samedi 27 octobre 2012, la PCA de la SOCAM a fait une sortie médiatique musclée. Reçue au téléphone sur la Radio Sweet FM, Madame Odile Ngaska a qualifié la répartition effectuée par la CMC de « scandale à ciel ouvert ».Une répartition effectuée pour des « petits copains ».Une véritable « imposture » a déclaré la PCA de la SOCAM. Qui a annoncé une répartition imminente à la SOCAM. On parle d’un montant de 230 millions de FCFA qui devraient être mis en répartition. La SOCAM invite d’ailleurs les artistes à passer actualiser leur répertoire dans ses services. Les artistes concernés sont également ceux ayant décaissé à la CMC indique une source à la SOCAM. D’où la cacophonie.

 Et certains médias et hommes de médias se sont trouvés de nouvelles vocations à Yaoundé: Avocats. Dans certaines radios de la capitale, des débats orientés et subjectifs battent leur plein sur les ondes. Des émissions au cours desquelles des « animateurs » s’insultent copieusement pour défendre leur « client ».Selon des informations qui circulent à Yaoundé, certains animateurs et autres « consultants » de ces émissions seraient arrosés de CFA chaque fin de mois pour entretenir la flagornerie et le flou au lieu d’éclairer l’opinion publique. On parle même déjà  des « clans » et « camps »  des « pro SOCAM » et « pro CMC).Une situation qui a poussé l’artiste PASTO a demander à tous ces « communicateurs » de laisser les artistes régler eux-mêmes leur différend. Plusieurs artistes interrogés par notre rédaction déclarent, sous cape, n’appartenir à aucun camp et veulent tout simplement jouir des fruits de leur dures années de travail. La réaction du Ministre des Arts et de la Culture madame Ama Tutu Muna, est donc vivement attendue. Pour mettre un terme à toute cette  cacophonie, surtout à tout le désordre qui règne actuellement dans le domaine du droit d’auteurs où deux sociétés se réclament la légitimité aujourd’hui. Et il faut faire vite. Pour sauver la musique camerounaise.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

                                                              MESSAGE

                                     Annonceurs, insérez votre publicité ici

                                                 Contactez la Rédaction

                                                    Tel: 00237 99843976.

                                            email: yaoundeinfos@yahoo.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.