VOICI L\’INTERVIEW EXCLUSIVE DE MADAME ODILE NGASKA ACCORDEE A NOTRE REDACTION HIER 07 NOVEMBRE 2012 JUSTE APRES L\’INAUGURATION DU NOUVEAU SIEGE DE LA SOCAM A YAOUNDE.

 Madame la Présidente du Conseil d’Administration de la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical, bonjour. Vous venez  de procéder à l’inauguration du nouveau siège de la Socam ici au quartier Omnisport à Yaoundé, quels sentiments vous animent en ce jour ?

 C’est un sentiment de satisfaction, de fierté un sentiment de voir le rêve qui est entrain de se réaliser.

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Madame Odile Ngaska, PCA SOCAM dans son nouveau bureau

\ »Nous allons former les artistes…\ »

Madame la PCA une description sommaire de ce nouveau siège…

Ce bâtiment a trois niveaux de services. Nous avons d’abord la délégation qui est au premier étage qui s’occupe des services de recouvrement chez nos usagers et tous les services y afférents, nous avons également la Direction générale au premier niveau et avec tous ses services techniques et le bureau du directeur général. De ce côté vous avez  le Conseil d’Administration avec la salle de réunion du conseil d’administration et le bureau du PCA ainsi que tous les bureaux des services de souveraineté à savoir  la communication les finances, les archives etc.

Après cet évènement,il est annoncé ici à la socam, une répartition des droits d’auteurs…

Oui effectivement, nous allons procéder à la répartition des droits d’auteurs ce vendredi(09 novembre 2012 ndlr) à partir de 15h, les artistes pourront déjà passer ici au siège pour retirer  leurs cheques pour aller dans les banques pour  retirer leur argent. Nous voulons repartir 230 millions de FCFA. Cette fois ci, nous avons mis  le paquet, nous avons fait des économies avec ce que nous avons eu dernièrement à la répartition inter sociale. Nous avons additionné tout ça et nous voulons donner 230 millions aux artistes.


A quand un siège définitif de la SOCAM puisque vous êtes toujours en location?

Ça fait partie de nos objectifs, de notre  vision et de notre rêve. Nous comptons doter les artistes musiciens d’un siège permanent. Nous travaillons à cela c’est la raison pour laquelle nous demandons aux usagers qui utilisent la musique de payer, ce n’est pas une option, ils doivent payer pour que l’artiste vive et que son rayonnement soit vu de tous.

A votre avis pourquoi ces grands usagers ne payent pas  à la socam?

Certains usagers ne payent pas par ignorance parce qu’ils ne savent pas comment ils doivent payer la musique qu’ils écoutent ou qu’ils font jouer, d’autres ne payent pas juste par mauvaise foi, ce sont des usagers récalcitrants et pour eux nous avons une solutions : c’est de faire des recouvrements forcés. mais il ya d’autres usagers qui ont besoin juste d’information pour payer et nous attelons à expliquer à faire une pédagogie pour que ceux là comprennent qu’ils doivent payer, qu’ils comprennent qu’un auteur de son œuvre devrait recevoir tout ce qui vient de cette œuvre quand elle est exploitée sans son avis sans sa permission.

Quels sont les grands chantiers à venir de la socam ?

La socam continue ce qu’elle a si bien commencé :la formation des artistes aux technologies de l’information et de la communication avec le partenariat IAI-Socam. L’IAI nous a offert gracieusement cette formation qui coûte  très  chère pour d’autres personnes.Pour les artistes musiciens, cette formation est offerte par le Représentant résident de l’IAI Armand Claude Abanda et nous continuons également à tendre la main aux ONG comme la fondation Chantal Biya qui nous donne toujours des jouets, des cadeaux chaque fin d’année pour les enfants des artistes musiciens. Avant c’était pour les enfants des artistes décédés, mais nous voulons l’étendre à tous les artistes c’est pourquoi nous tendons la main à plusieurs ONG et à plusieurs bonnes volontés pour que les enfants des artistes soient aussi content en fin d’année. et d’autres chantiers, c’est avoir un siège comme je l’indiquais déjà, on pourra construire ou alors acheter un immeuble déjà construit. Nous voulons aussi éduquer les artistes par des séminaires, des colloques des tables rondes pour que  l’artiste connaisse qui il est  qu’il connaisse la place qu’il occupe dans la société pour qu’il ait les yeux ouverts sur certaines choses par ce que plusieurs artistes à cause de l’ignorance  se laissent tromper par des histoires sans lendemains. On les prends facilement, on leur donne l’ illusion de beaucoup de millions alors que s’ils étaient informés et formés ils ne tomberaient pas dans ce piège. La preuve est que les grands artistes ne tombent pas dans ce piège, ils ont quand même un certain niveau de compréhension mais c’est souvent la grande masse sans foi ni loi qui est emportée à tout vent.

\"Siège

Voici le nouveau siège de la Société Civile Camerounaise de l\’Art

Musical(SOCAM) au quartier Omnisport à Yaoundé.


 La CMC vient de procéder à une répartition des droits d’auteurs aux artistes à Yaoundé. vous à la socam comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?

Nous avons trouvé tout cela anormal. ça ne se justifie pas puisqu’ils n’ont pas d’agrément, ni de siège, ils n’ont pas de direction générale, ni de services techniques. Comment peuvent-ils nous dire par quelle alchimie ils ont fait des répartitions ? nous aussi nous sommes étonnés par ce que cet argent qu’ils sont allés prendre de manière illégale  n’appartient pas seulement à l’art musical  mais également à d’autres sociétés. ils n’oint pas tenu compte de ça et selon les textes qui régissent notre corporation l’argent doit partir d’abord à la CPMC au compte de dépôt spécial et tous les recouvrements ont le visa de la CPMC, or c’est le contraire qu’on a observé :sans visa de la CPMC, sans agrément. On a vu deux individus prendre cette somme au nom d’une soit disant société. Nous  déplorons cela car de tels actes sont scandaleux.

Mais il nous est revenu que des artistes sont allés émarger de l’argent lors de cette répartition…

Ce sont des ont dits. Et nous ne travaillons pas avec des ont dits, nous voulons voire claire pour voir quels sont ces artistes qui sont allés émarger, ou si ce n’est pas un partage entre petits amis.

Un mot de fin à la grande famille artistique…

Je demande aux artistes de se mettre ardemment au travail. L’art musical camerounais est très prisé dans le monde, la preuve nous avons des grands partout dans le monde. Et  récemment encore nous avons vu la musique camerounaise bercer le mondial, donc  je dois encourager les artistes à  bien travailler d’avantage pour qu’au rendez-vous du donner et du recevoir que la musique camerounaise ait sa palme d’or. Beaucoup d’artistes qui sont de la jeune génération s’élèvent très bien et ils font très bien leur travail. je ne peux que les encourager  et leur dire bon vent, que leurs génies  explosent et qu’ils ne tombent pas dans la facilité et dans la paresse ou dans des histoires de diversion ou de querelles par personnes interposées dans les médias.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba.


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