UNE ETUDE SUR LES DISCRIMINATIONS SEXISTES ET LES ABUS SEXUELS EN MILIEU SCOLAIRE,FAMILIAL ET COMMUNAUTAIRE SUR LES ENFANTS LE DEMONTRE.DES RESULTATS SCANDALEUX.


D’abord les abuseurs sexuels. Ils sont issus de toutes les couches sociales notamment de l’environnement proche de l‘enfant. Ensuite les victimes. Ce sont de jeunes filles et garçons indiquent les résultats d’une étude commanditée par le Cercle International pour la Promotion de la Création (CIPCRE) et exécutée par l’Institut de Recherches Socio Anthropologique (IRSA) de février à août 2012 dans les villes de Yaoundé, Bafoussam, Foumbot, Foumban, Bamenda et Boyo.

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Amely-James Koh Bela.Une dame engagée pour la protection

des enfants et la valorisation de la fille et de la femme camerounaise.


L’abus sexuel étant considéré comme l’acte lors duquel un enfant est utilisé à des fins sexuelles (avec ou sans consentement), il peut être physique verbal ou psycho émotionnel et est perpétré généralement par une personne en qui l’enfant a confiance ou toute autre personne en position de pouvoir, d’autorité et de contrôle sur l’enfant.

Le phénomène est en pleine expansion. En effet sur 353 informateurs,153 admettent avoir été victimes d’abus sexuels soit 43,34%.Selon  cette étude présentée le 14 novembre 2012 à Yaoundé par Amely-James Koh Bela,les filles sont les plus victimes d’abus sexuels car sur 153 enfants qui ont déclaré avoir été victimes d’abus sexuels,116 étaient des filles soit 75,81%.Même si le phénomène est encore tabou(seulement 101 cas dénoncés en 2011 dans les zones d’enquêtes), il est omniprésent puisque toutes les composantes de l’environnement proche de l’enfant sont des lieux à risque. Les enfants victimes de ces abus sont généralement des enfants de tous âge même les moins de 5 ans. Sur les 101 cas enregistrés (95 concernent les filles soit 94,05%), la tranche de 10 à 18 est la plus concerné mais 10 ont concerné les moins de 5 ans.

Les filles sont également des victimes exclusives en ce qui concerne les discriminations sexistes définies comme « toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour  but de compromettre ou détruire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par les femmes, quelque soit leur état matrimonial, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme, des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique économique social culturel et civil ou dans tout autre domaine ».L’étude révèle une représentation différentielle de la fille et du garçon dans le cercle familial car pour beaucoup de famille « avoir un enfant c’est bien, mais un garçon c’est mieux ».C’est ce qui justifie l’écart de considération accordée aux enfants en fonction de leur  sexe indique Amely-James Koh Bela qui fait observer une « considération dévalorisante de la fille en milieu familial ».Elle soutien que « la fille n’a de valeur que par la dot qu’elle rapporte et les enfants qu’elle va faire, sinon elle est considérée comme une charge. Pas besoin d’investir sur elle par ce qu’elle ira en mariage ».

On retient de cette étude que les discriminations sexistes constituent des facteurs de vulnérabilité des victimes. Et que les discriminations sexistes exposent les filles à la déscolarisation, ce qui peut compromettre  plus tard leur insertion socioéconomique.

Le gouvernement se doit donc de prendre en compte ce phénomène aux conséquences graves, notamment les troubles psychiques, la peur de l’homme, de la société, d’une récidive, les sentiments de culpabilité, troubles comportementaux à savoir les violences, rébellion, agressivité, dépression, isolement, déscolarisation, risque d’alcoolisme, de tabagisme, et de toxicomanie. A cela s’ajoute des traumatismes multiples et des séquelles physiques telles que les grossesses précoces et non désirées, déchirure des organes génitaux, blessures et des maladies à l’instar  des Ist, Mst, et Vih/Sida. Il est donc impératif pour le gouvernement de mettre sur pied des mécanismes de protection, d’abord auprès des enfants, ensuite auprès des familles et des communautés.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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