DES CAS D\’ASSASSINAT, D\’ACCIDENTS MORTELS,DE DISPARITIONS FORCEES ET D\’ATTEINTE A L\’INTEGRITE PHYSIQUE PAR DES AGENTS PUBLICS Y SONT EVOQUES.DES REVELATIONS BOULEVERSANTES.

Ce Rapport produit par la Commission Nationale des Droits des l’Homme et des Libertés (CNDHL) brosse la situation des droits de l’homme au Cameroun dans différents domaines : il s’agit d’un zoom sur la situation des droits civils et politiques, la situation des droits économiques, sociaux et culturels, la situation des droits des groupes spécifiques; la situation des questions spéciales et l’état de la collaboration entre la CNDHL et les autres institutions. La lecture de ce volumineux document (165 pages écrits en Français et 153 pages en Anglais), révèle plusieurs cas de violation des droits de l’homme au Cameroun.

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Le Rapport révèle qu’en 2011 la CNDHL s’est auto saisie autant qu’elle a été saisie de nombreux cas d’atteinte au droit à la vie par homicide volontaire ou involontaire. Le Rapport révèle entre autres, les cas de l’Affaire de l’assassinat de Sandrine Mezolie, étudiante à l’université de Yaoundé I dont le corps a été retrouvé portant des blessures et emballé dans une moustiquaire sous son lit dans sa chambre le 16 août 2011.Le cas également de l’assassinat de M .Guy Estrada, ressortissant français, âgé de 64 ans retrouvé mort le 20  août 2011 dans sa résidence sise au quartier hippodrome à Yaoundé. Le Rapport signale aussi l’assassinat de M.Gueimi Djimi, défenseur des droits de l’homme, domicilié à Ngonfla, village situé dans l’arrondissement de Makary, Région de l’Extreme-Nord, assassiné dans son domicile dans la nuit du 10 au 11 juin 2011.La Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés, dans son Rapport, signale aussi la mort dans la nuit du 11 au 12 septembre 2011, du nommé Pelel Malopkai, soupçonné de vol d’effets vestimentaires. Il a été interpellé  sur ordre de M. Sali Sassimvou, chef traditionnel de second degré du village Mousgoy. Conduit de force à la chefferie, l’infortuné a été  séquestré  et a subi des violences physiques jusqu’à ce que mort s’en suive. D’autres cas sont signalés : Cas de Sneider Louis, un expatrié français qui a trouvé la mort le 14 avril 2011 au quartier Akwa à Douala à la suite d’une agression perpétrée  par des enfants de la rue.
Dans ce volumineux document que nous avons parcouru,il est signalé aussi de nombreux cas d’accidents mortels causé  par l’imprudence, la négligence du conducteur, la conduite en état d’ébriété , le mauvais dépassement, mauvais stationnement, transport clandestin, surcharge, somnolence, excès de vitesse, mauvais état des véhicules ou des routes. A cela s’ajoutent des décès dus à des incendies causés par la négligence.
Le Rapport révèle par ailleurs des cas de violation du droit à l’intégrité physique ou morale avec notamment le cas de l’Affaire Ngah Mani  Madeleine mettant en cause le Chef de la Division Régionale de la Police Judiciaire du Centre, ou encore l’Affaire Margot Bernard, mettant en cause le Sous préfet et le Président du Tribunal de Mbalmayo, l’Affaire des populations du village Okerika , arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu(Région du Sud Ouest), dénoncée par l’honorable Ayah Paul Abine, mettant en cause les gendarmes de cette unité administrative. Le Rapport évoque également des cas d’agressions physiques par des particuliers et des disparitions forcées, cas de sieur Ntsama Elouna dont la disparition a été signalée à la CNDFHL le 22 août 2011 par son fils M. Ntsama Belomo.
Une partie du Rapport se focalise aussi sur le déroulement de l’élection Présidentielle du 09 octobre 2011.
En matière des droits économiques, sociaux et culturels, le Rapport a surtout mis en relief le droit à la propriété , avec des préoccupations importantes au sujet des indemnisations des personnes expropriées de  leurs biens ; le droit au travail et à la sécurité sociale, avec son corollaire d’atteintes diverses et des insuffisances constatées pendant le processus de recrutement dans la fonction publique de 25000 diplômés ; Le droit  au logement, qui demeure préoccupant en raison du manque d’une stratégie nationale pour sa garantie et sa protection ;Le droit à la santé mis à mal par la mauvaise qualité du service et des équipements techniques ainsi qu’une gestion approximative des médicaments et des ressources humaines au sein des institutions hospitalières publiques, sans oublier les pénuries récurrentes d’eau potable dans les zones urbaines,semi urbaines ou rurales, et le droit à l’éducation qui souffre encore de la problématique de la gratuité de l’école primaire  dans les établissements publics, des effectifs pléthoriques dans les écoles urbaines et du manque d’enseignants dans celles rurales.
Ce Rapport qui porte les Signatures du Dr. Chemuta Divine Banda, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés et du Secrétaire général Barthélemy Obongono Eye’e, est un Document que le gouvernement devrait exploiter pour un meilleur respect des droits de l’homme au Cameroun.
Ericien Pascal  Nguiamba.

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