Ils seront au tribunal le 03 janvier 2013 à Douala. Voici ce qui s’est passé. D’autres journalistes inquiétés…


Selon le Syndicat National des Journalistes du Cameroun(SNJC),le journaliste Christian Locka reçoit des menaces récurrentes de mort du commandant de brigade de gendarmerie de Pk 14,à Douala. Il est sous le coup d’une plainte de ce commandant qui lui a servi une citation directe à comparaître le 03 janvier 2013 au tribunal de première instance de Bonanjo, quartier administratif de la capitale économique du Cameroun. Il lui est reproché des faits de diffamation à la suite d’un article qu’il avait rédigé au mois d’octobre sur les violations des droits et le rançonnement des gardés à vue de cette brigade.

\"Ebole

Félix Cyriaque Ebole Bola, Président du SNJC.Défendre et protéger

les Journalistes.


Le journaliste Arron Kah, directeur de publication du bimensuel Kilum 24 est sous la menace d’un procès en à Bamenda. Il est accusé de diffamation par la Cameroon Baptist Convention health board à la suite d’articles publiés dans son journal en octobre et novembre dernier. Le journaliste dénonçait alors les méthodes de recrutement et la gestion du personnel au sein de cette organisation. Le procureur de la République de la ville de Bamenda lui obligerait depuis lors de dévoiler ses sources.

Le SNJC annonce que les journalistes Charles Elangue Fils du site « Ka Walai » et du journal « les Nouvelles du pays » ou encore Jean Marie Tchatchouang du journal « Paroles » comparaissent depuis des mois au tribunal pour des faits similaires de diffamation et propagation de fausses nouvelles au tribunal de Ndokotti. Le nombre de journalistes en procès pour des faits de diffamation et de propagation de fausses nouvelles et qui risquent des peines de prison est important.

Le SNJC dénonce l’attitude des magistrats qui n’hésitent pas à inculper des journalistes. Les journalistes impliqués dans les procès sont obligés de dénoncer leurs sources, indiquer leurs témoins ou remettre au procureur ou à l’avocat du plaignant tous les éléments sur lesquels ils se sont appuyés pour rédiger les papiers incriminés. Ceci dans les cinq jours qui suivent la citation directe. Le cas échéant, ils n’auront plus à les produire pendant le procès.

Le SNJC rappelle aux magistrats que le « journaliste a l’obligation de garder le secret professionnel concernant la source des informations obtenues confidentiellement » et ne saurait le divulguer, fût-il à un procureur, pour quelque raison que ce soit. Cela est une exigence de la charte universelle des journalistes. Notre syndicat regrette et dénonce par ailleurs la condamnation des journalistes à des peines privatives de libertés au Cameroun alors que la mode ailleurs est à la dépénalisation des délits de presse.

Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun appelle par ailleurs les journalistes, à respecter la charte des journalistes et refuser de dévoiler leurs sources quelque soient les pressions et les menaces, précise Charles Ngah Nforgang, son Secrétaire national à la communication et aux alertes.

Abou Bébé.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.