Le Président confédéral de la Centrale Syndicale du Secteur Public (CSP) a présenté ses vœux à la presse le 08 février 2012 à Yaoundé. Une occasion idoine pour Jean-Marc Bikoko d’étaler d’importantes revendications. Lisez.


« Je vous présente au nom de la Centrale Syndicale du secteur Public (CSP) et de ses syndicats affiliés, les vœux les meilleurs pour l’année 2013, à vous, à vos familles respectives et à tous ceux qui vous sont chers ».Ces propos de Jean-Marc Bikoko symbolisent, à n’en point douter, le nouveau contrat de confiance entre les hommes et femmes des médias et la CSP.

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Jean-Marc Bikoko, Président Confédéral de la CSP et Point Focal

du Réseau Dynamique Citoyenne.Face aux journalistes le 08 février

2013 à Yaoundé.


Cette cérémonie de présentation des vœux à la presse était l’occasion pour la CSP de « marquer un petit temps d’arrêt pour évaluer le chemin parcouru tout au long de l’année  écoulée et échanger avec les représentants des différents médias sur un certain nombre de sujets d’actualité ».

Aux nombreux journalistes invités à cette cérémonie de présentation de vœux, le Président confédéral de la CSP a émis le vœu de les voir traiter certains sujets « de manière particulière au regard de leur enjeux et surtout de leur portée politique éminemment stratégique. C’est le cas du procès sur la liberté de manifestation que la CSP a gagné contre l’Etat du Cameroun le 05 mai 2012 » a indiqué Jean-Marc Bikoko qui a ajouté que « c’est dans cette perspective que nous souhaitons voir cet autre procès remporté par la CSP au niveau de l’OIT contre l‘Etat du Cameroun, traité avec un peu plus de rigueur journalistique ».

 

                                                            Revendications.

Il n’a pas sa langue dans sa poche. Et parle sans flagornerie. Surtout lorsqu’il s’agit des revendications qui concernent le « mieux être auquel le peuple camerounais n’a fait qu’aspirer légitimement ».Pour Jean-Marc Bikoko, en lieu et place de ce mieux-être « c’est la pauvreté et la misère, sur fond de provocation, d’humiliation et de dictature » qui sont servis aux populations camerounaises.

Le Président Confédéral de la Centrale Syndicale du Secteur Public, indique que la CSP « revendique un certain nombre de droits légitimes (le rétablissement des salaires à leur niveau de Décembre 1992 et leur revalorisation de 30% pour tenir compte du coût actuel de la vie, et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous) pour les personnels de la fonction publique ».Jean-Marc Bikoko observe avec amertume que « C’est plutôt  aux personnels des corps de maintient de l’ordre(militaires, gendarmes, gardiens de prisons et policiers) que le Chef de l’Etat accorde toute son  attention ».Le syndicaliste dont l’engagement n’est plus à démontrer, a choisi cette cérémonie de présentation de vœux à la presse pour passer son message : « C’est le lieu ici d’interpeller le gouvernement du Cameroun en général et le Président Paul Biya en particulier par rapport à la gestion discriminatoire et autocratique de notre pays ».Jean-Marc Bikoko ajoute que « Les mêmes causes produisant les mêmes effets,il y a lieu de s’inquiéter sur les conséquences à terme de cette situation de plus en plus décriée par les populations camerounaises ».Le Président Confédéral de la CSP, qui a tenu à rappeler aux dirigeants politiques  du pays que « Les Camerounais sont égaux en droits et en devoirs » a conclut que « l’injustice est une bombe à retardement ».

Ericien Pascal Nguiamba.


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