Le mot d’ordre a été lancé au cours d’une conférence de presse hier 16 mars 2013 par le Président confédéral de la CSP, Jean-Marc Bikoko. Voici les principales revendications.

 

Des tracts annonçant cette grève circulent déjà partout à Yaoundé. Et dans plusieurs autres Régions du pays. En effet « la CSP appelle les travailleurs de toutes les administrations de la fonction publique à un arrêt de travail de 48 heures, les 21 et 22 Mars 2013, pour manifester leur ras-le-bol et dénoncer la gouvernance antisociale du Gouvernement. » Face à la presse hier 16 mars 2013 à Yaoundé, le Président confédéral de la Centrale Syndicale du Secteur Public du Cameroun(CSP) Jean-Marc Bikoko a précisé qu’ « il s’agit  de rester à la maison pendant deux jours sans aller au lieu de service ».

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Jean-Marc Bikoko,Président Confédéral de la CSP.

\ »Les négociations continuent avec le Gouvernement…\ »

 

                               Les revendications des grévistes

Dans une correspondance adressée au président de la République, Paul Biya sous le couvert du Premier Ministre Chef du Gouvernement, Yang Philémon,le 8 mars 2013, le Président confédéral de la CSP écrit que depuis le 14 Mai 2012, le gouvernement et la Centrale Syndicale du Secteur Public(CSP) travaillent dans le cadre du Comité ad hoc mis en place à l’issue de la rencontre organisée par le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale(MINTSS),Grégoire Owona sur hautes instructions du Chef de l’Etat, suite au préavis d’arrêt  de travail des 16,17,et 18 Mai 2012. Et à l’issue de la réunion du 14 Mai, les deux parties avaient un  délai de 6 mois pour examiner toutes les revendications et en faire des propositions à la hiérarchie gouvernementale. La CSP constate malheureusement que « Huit mois après la mise en place de cette plateforme de dialogue, il n’y a à ce jour aucune solution concrète ».

En effet la CSP, au nom des travailleurs de la Fonction Publique, revendique La revalorisation des salaires des personnels de la fonction Publique ; l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les agents de l’Etat ; la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG).Il est actuellement de 28.216 FCFA. Le plus bas de la zone CEMAC. La Centrale Syndicale du Secteur Public du Cameroun revendique aussi la révision à la hausse du montant des allocations familiales qui s’élèvent actuellement à 1800 FCFA par mois et par enfant et qui ne sont accordées  qu’aux seuls enfants de parents salariés. En outre la CSP revendique la mise en place d’un système de sécurité sociale pour les camerounais, salariés, travailleurs indépendants, ceux du secteur informel et ceux du monde rural. Et l’adoption d’une Loi spécifique  pour les syndicats.

 Par ailleurs, la CSP voit donc d’un très mauvais œil les avantages dont seuls les  hommes en tenue bénéficient actuellement. Par exemple. Leur âge de départ à la retraite a été prorogé à 60 ans. Une « injustice flagrante » estime les syndicalistes. C’est dans ce même ordre d’idée que les personnels de la Fonction publique annoncent la commémoration  du « 20è anniversaire de la baisse drastique (plus de 70% de coupe) de leurs salaires.20 ans de sacrifice, de souffrance et de misère ».

Mais, répondant à une question de journaliste, le Président confédéral de la CSP  a toute fois précisé que « les négociations avec le gouvernement continuent ».Jusqu’au 20 mars 2013.Veille de la grève. Il s’agit, ajoute Jean-Marc Bikoko, « d’éviter à notre pays cet autre mouvement d’humeur et détendre le climat social actuel, suffisamment délétère ».

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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