Des insultes, éclats de voix et  une vive tension au centre de la brouille. Voici ce qui s’est passé  au siège de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC).

 

Les militants de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) et le public ont vécu une scène particulière hier 4 juillet 2013  au siège de ce parti politique Yaoundé. Des enguellades, des propos insultants de part et d’autres, bref une véritable « guerre » verbale entre les journalistes et les responsables de la Cellule de communication du parti politique d’Adamou Ndam Njoya, un opposant au régime du président Paul Biya.

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Adamou Ndam Njoya,Président de l\’UDC.


Tout avait pourtant bien commencé. Les journalistes venus assurer la couverture médiatique des « Journées Républicaines » de l’UDC et avoir la position de son leader au sujet des élections législatives et municipales annoncées pour le 30 septembre 2013, ne savaient pas qu’ils allait être traités de « faux journalistes ».

Il est environ 14h, les journalistes proposent au responsable de la cellule de communication de l’UDC, une rencontre avec le Président du parti, Adamou Ndam Njoya, par ailleurs Maire de la commune de Foumban, une petite ville de l’Ouest Cameroun où ce parti compte l’essentiel de ses militants. Le responsable de la cellule de communication (celcom) un certain Ahidjo installe les journalistes dans une salle en attendant l’arrivée de M. Ndam Njoya. Qui fera son entrée quelques temps après. C’est Roger Ahanda, journaliste en service à DBS TV qui va mener l’entretien au nom de la « presse nationale et internationale ».

Adamou Ndam Njoya fait sa déclaration devant ceux qui seront qualifiés de « faux journalistes ».Un quart d’heure après, les journalistes de Canal2 international et d’Equinoxe Tv arrivent à leur tour et prennent « le son ». Le Celcom, Ahidjo qui curieusement donnera plus d’importance à ces deux chaînes, va demander aux autres journalistes  d’ « aller attendre en bas ».Où est postée une équipe de la chaîne de télévision Ltm qui n’a pas assisté à l’entretien avec le Président de l’UDC.

Puis vint le moment de donner des perdiems aux journalistes. Cela se fera d’abord en cachette. Un des collaborateurs du celcom qui dira suivre « les instructions d’Ahidjo » va distribuer des perdiems aux médias cités plus haut et à ceux des journalistes ayant reçu « des invitations par sms » (apparemment c’est l’un des modes de communication de ce parti), en cachette dans un couloir sombre comme s’il fuyait le diable. Et ce jusqu’à ce que l’un des journalistes (ceux qui avaient été priés d’aller en bas) découvre le jeu. Les journalistes frustrés vont demander à leur tour leur perdiems de couverture. « On ne m’a pas demander de vous gérer » dira l’un des collaborateurs d’Ahidjo. « Il faut voir ça avec lui » ajoutera t-il. Les journalistes vont interpeller le Celcom qui leur demande de voir son collaborateur. Il est vite pris dans son propre piège puisqu’un journaliste lui lancera que son propre collaborateur avait déjà dit  suivre « ses instructions ».Coincés, il finira       par dire aux journalistes d’ « attendre la fin de la cérémonie.

A la fin, le même collaborateur du responsable de la cellule de communication est à nouveau devant les journalistes : « On me demande de vous payer le taxi » dira t-il aux cinq journalistes parmi lesquels un  d’une télévision, un d’une presse cybernétique et trois de la presse écrite. « Voici 10.000 francs CFA  pour vous cinq » dira ce militant de l’UDC. Furieux, les journalistes vont qualifier ce geste de « méprisant » et d’ « insultant » en se demandant comment le Président de l’UDC a pu envoyer aux journalistes une somme pareille. « Aller remettre vos 10.000 francs à votre Chef Ahidjo, qu’il mange les beignets avec » lancera l’un des journalistes. « C’est comme ça que votre parti veut diriger ce pays en méprisant les journalistes de la sorte ? » lancera un autre journaliste.

Des paroles que n’appréciera pas un cadre de la cellule de communication du parti qui se mettra à traiter ces journalistes de « faux journalistes » qui  « n’écrivent même nulle part » ce sont « des gens qui se font passer pour journalistes alors qu’on  ne les connaît nulle part » ajoutera ce militant très zélé de l’UDC à qui les cinq journalistes ont reproché de ternir l’image de cette formation politique à cause de toutes ces « lacunes en communication ».Une communication qui se fait par voie de sms  ou par affinité. Pour un parti qui nourrit pourtant des ambitions présidentielles. Avec de tels « communicateurs » l’UDC pourra –t-il avoir une bonne visibilité sur l’ensemble du territoire national ? Le parti d’Adamou Ndam Njoya a pourtant intérêt d’avoir aussi des militants  au-delà de sa base qu’est la petite ville de Foumban à l’ouest du pays.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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