Le Ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary a donné un point de presse hier 12 septembre 2013 à Yaoundé. Pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur cette dramatique affaire.

 

D’abord les faits. Le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement a indiqué que dans la journée du 30 août 2013 aux environs de 08h30, neuf enfants d’un âge variant entre sept et treize ans, tous vivant dans le village de Bolounga, canton Malimba-Océan, dans l’arrondissement de Mouanko, département de la Sanaga Maritimedans la Région du Littoral, se sont rendus dans la forêt qui jouxte leur village, pour y rechercher des escargots à vendre, afin de préparer leur rentrée scolaire, prévue le lundi 02 septembre 2013.

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M.Issa Tchiroma Bakary, Ministre camerounais

de la Communication.


Il faut noter que la collecte et la commercialisation de ces petits animaux est courante dans cette région et se pratique tant par les enfants que par les adultes.

Les neuf enfants partis à la recherche des escargots en pleine forêt, sont issus de quatre familles différentes, et ont pour noms et prénoms :

ETONGO Ernest (13 ans) ;IHOWE Carine (12 ans) ;MOANGUELE Eugène (12 ans) ; MOUSSANGO Denis (12 ans) ;PEMPE Julienne (12 ans) ;SAPPE Catherine (12 ans) ;

OLINGA OLINGA Jean Claude (09 ans) ; EBENYE Madeleine (09 ans) ; SOPPO Francis (07 ans).Jusqu’en début d’après-midi de ce jour du 30 août 2013, aucun de ces neuf enfants n’avait toujours regagné le village.

C’est alors qu’inquiètes de cette situation, les familles concernées ont entrepris d’alerter les habitants du village. Répondant à cette sollicitation des familles, le nommé EDONGUÉ Benjamin, Chef du village de Bolounga, a entrepris de rassembler toute la communauté villageoise, pour organiser une battue en forêt, à l’effet de rechercher les enfants disparus. Cette première battue s’avèrera infructueuse.

Ensuite l’implication du Chef de l’Etat. Selon le Ministre de la communication, dès que l’information a été portée à sa connaissance, le Chef de l’État,Paul Biya a immédiatement ordonné que tous les services soient mobilisés sans délais et que toutes les ressources possibles et imaginables soient mises à contribution, pour que des recherches intenses soient menées, que les enfants portés disparus soient retrouvés, et que les éventuels auteurs et autres responsables de cet acte immonde soit identifiés, mis aux arrêts et déférés devant la justice.

Le Président de la République a aussi  prescrit que toute l’information relative à l’évolution de la situation lui soit portée en temps réel et qu’un encadrement approprié soit fourni aux familles et aux populations éplorées.

Suite à ces hautes prescriptions, les battues se sont intensifiées dans la zone de disparition des enfants, sous  l’égide du Sous-Préfet de l’arrondissement de Mouanko, du Préfet du département de la Sanaga Maritime et du Gouverneur de la Région du Littoral.

Au plan local, c’est-à-dire dans le ressort de l’arrondissement de Mouanko, les éléments de la sûreté nationale, notamment le Chef de poste frontière de Mouanko, et le Commandant de la brigade de Gendarmerie, sous la coordination du Sous-Préfet dudit arrondissement, ont effectué plusieurs missions spéciales sur le terrain, avec la collaboration des populations de la localité de Bolounga. Lesdites missions ont procédé à de multiples interrogatoires visant, sur la base des témoignages recueillis sur place, la personne de Monsieur ÉDONGUÉ Benjamin, présenté comme le Chef de village, et ses deux  notables, NDONDA Antoine et ÉKODÈ NGALLÈ André.

De l’exploitation qui sera faite de ces trois individus, il ressortira à chaque fois une constance de pratique de sorcellerie qui aurait entraîné la disparition des neuf enfants.

En effet, les déclarations recueillies par les missions d’enquête dépêchées sur les lieux semblent alors faire état d’une association de malfaiteurs en sorcellerie, constituée d’une dizaine de personnes semant la panique à travers tout le village et à la tête de laquelle se trouverait le Chef de village, Benjamin ÉDONGUÉ.

Enfin le bilan. A ce jour huit enfants ont été  retrouvés à l’issue d’une battue conjointement menée par les jeunes du village et les forces de sécurité en poste avancé. Ils ont reçu immédiatement les soins adéquats dans des formations sanitaires de la Région.Manque à l’appel un seul enfant, du nom de MOANGUÈLÈ Eugène âgé de 12 ans. Toujours porté disparu. Selon le Ministre de la communication, les recherches continuent de s’effectuer dans l’espoir de retrouver ce 9è enfant vivant. Il faut noter que parmi les suspects mis aux arrêts par les éléments de la gendarmerie nationale, se trouve un individu de nationalité nigériane.

Le Président Paul Biya  a donc particulièrement instruit que la vigilance des autorités, des forces de sécurité et des unités de renseignement soit renforcée, afin que de tels actes n’aient plus à se répéter, et que toute personne jugée suspecte soit immédiatement appréhendée et mise à la disposition de la justice.

Ericien Pascal Nguiamba.


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One Reply to “CAMEROUN:AFFAIRE DES 9 ENFANTS DISPARUS: VOICI LES CLARIFICATIONS DU GOUVERNEMENT.”

  • herbalife
    herbalife
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    Je crois savoir que sur les 9 enfants disparus, 8 ont été retrouvés le 28 août. Même s’il enmanque un, c’est déjà un début de bonne nouvelle.

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