Voici ce que Issa Tchiroma Bakary a prescrit aux journalistes le 13 septembre 2013, lors de son point de presse. Lire.

 

Les camerounais iront aux urnes le 30 septembre prochain, pour élire leurs Représentants à l’Assemblée Nationale, ainsi que les Conseillers Municipaux qui présideront aux destinées de leurs Communes au cours des cinq prochaines années. Le Ministre de la Communication (Mincom) porte parole du gouvernement a donc jugé utile d’échanger avec les journalistes  sur « l’implication des médias » dans le déroulement de ce double scrutin.

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Issa Tchiroma Bakary, Ministre camerounais de la

Communication.


Et puisque ce sujet est d’une « importance capitale pour l’avenir politique et l’évolution de la démocratie dans notre pays », le Ministre Issa Tchiroma Bakary a demandé aux journalistes de donner « une information fiable, honnête et équilibrée ».Et de tourner le dos aux « forces malveillantes » qui pourraient entraîner les journalistes dans « les abîmes de la corruption, de la délation de la désinformation et de biens d’autres dérives » contraires aux principes du journalisme. Issa Tchiroma Bakary a demandé aux hommes et femmes de médias d’éviter  des « manipulations de tout genre » visant à les amener à « travestir  les faits et à jeter l’opprobre sur notre processus électoral sur nos institutions et sur le Président de la République qui les incarne ».

La campagne électorale de ce double scrutin démarre  le dimanche 15 septembre 2013 et s’achève le 29 septembre à minuit, soit 15 jours de campagne. Pour ce qui est de la proclamation des résultats, le Ministre de la communication, comme une mise en garde, rappelé aux journalistes qu’en ce qui concerne l’Election des Députés à l’Assemblée Nationale, seule la Coure suprême siégeant comme Conseil Constitutionnel a le droit de rendre publics les résultats et pour ce qui concerne l’élection des Conseillers Municipaux, cette prérogative  échoit aux Commissions communales de supervision.

Il a également annoncé que des émissions spéciales seront organisées à la Radio et à la télévision nationales. Ici, dit le Ministre Tchiroma, « le temps d’antenne imparti à chaque parti politique est établi proportionnellement  à son taux de présence électorale par rapport à l’ensemble des circonscriptions électorales de tous les partis politiques en compétions ».Ainsi ces émissions seront programmées de façon quotidienne, à raison de deux heures à la radio et d’une heure à la télévision. Leur programmation se fera en « prime time » c’est-à-dire entre 20h30 et 23h à la Radio et entre 21h00 et 23h00 à la télévision.

Le Ministère de la Communication  a en outre décidé d’autoriser la mise en service de tranches d’antenne spéciales à la fois pour la Radiotélévision nationale et les médias audiovisuels privés, pour servir de cadre de débat aux différents protagonistes. A travers cette mesure,le Ministère de la Communication s’engage à « mettre à contribution tous les médias audiovisuels de droit camerounais diffusant sur l’ensemble du territoire, afin de donner la possibilité aux candidats et partis politiques en lice de s’exprimer plus longuement et de toucher le maximum de potentiels électeurs ».Le Ministre Issa Tchiroma Bakary ajoute que « Ces émissions spéciales ont pour but de garantir un accès libre, gratuit et équitable à tous les partis politiques en compétition, sur l’ensemble des chaînes de télévisions et de radiodiffusion sonore publiques et privées ».

Bon à savoir, 29 partis politiques sont en lice pour l’élection des Députés à l’Assemblée Nationale, et 34 pour celle des Conseillers Municipaux. S’agissant du fichier électoral constitué  au terme de la refonte biométrique et mis à jour par ELECAM, 5 millions 469 milles électeurs sont désormais inscrits et attendus pour cette élection. Selon le Mincom, à ce jour toutes les cartes d’électeurs ont été imprimées  et leur distribution se déroule sur un rythme satisfaisant. Par ailleurs les partis politiques en compétition  sont aujourd’hui en possession de leurs bulletins de campagne. Et que la compétition commence.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

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