Les questions liées aux violences faites aux femmes étaient aussi au centre de l’atelier organisé par Le Comité National des Femmes Aveugles du Cameroun du 17 au 21 janvier 2014 à Douala.


Le séminaire atelier organisé  du 17 au 21 janvier 2014 à Douala sous le thème « Renforcement des Capacités des femmes déficientes visuelles sur les droits de l’homme et les violences faites aux femmes » est une initiative  du Comité National des Femmes Aveugles du Cameroun(CONAFAC), branche féminine de l’Association Nationale des Aveugles du Cameroun.

\"Juimo2\"

Odette Juimo,Présidente nationale du CONAFAC.

Tout est parti d’un constat. Au Cameroun les femmes aveugles sont confrontées à des  problèmes d’ordre financier et d’ignorance. Les femmes aveugles sont victimes des violences physiques et psychologiques. « Elles sont marginalisées, et traitées d’incapables ou d’incompétentes. On pense que les femmes aveugles ne peuvent rien, pourtant elles sont compétentes et peuvent aussi contribuer à l’essor et au développement » s’indigne madame Odette Juimo, Présidente nationale du Comité National des Femmes Aveugles du Cameroun par ailleurs Présidente des Femmes Aveugles d’Afrique et Vice-présidente de l’Union Africaine des Aveugles.

Selon elle, ce séminaire atelier organisé avec l’appui du Haut Commissariat du Canada au Cameroun   s’est tenu dans la Région du littoral « par ce que c’est une Région stratégique et suffisamment peuplée. Il ya beaucoup de femmes non voyantes dans cette Région et le choix du Littoral est aussi justifiée par le fait de la facilité de la mise sur pied du centre d’écoute, car il ya eu plusieurs cas de viol et de violences sur les femmes aveugles dans cette Région ». dit-elle avant d’indiquer que « cette activité  devra  continuer dans d’autres Régions du pays ». Par ailleurs, ajoute la Présidente du CONAFAC, «  Nous voulons aussi élargir notre champ d’action, voire dans quelles conditions nous pouvons mener des activités sur des projets générateurs de revenus ».Et pour y parvenir  Madame Odette Juimo sollicite d’autres partenaires à soutenir  son organisation.

Elle demande à tous d’accorder une attention particulière aux problèmes des femmes handicapées pour qu’elles se sentent à l’aise au niveau de leur épanouissement. « Elles ont beaucoup de potentialités, elles ont beaucoup à apporter » dit-elle. Voilà pourquoi à la fin du séminaire et au regard de l’importance du thème développé et de la capitalisation pour le CONAFAC des acquis pour l’amélioration des capacités des femmes déficientes visuelles sur les droits de l’homme et les violences faites aux femmes, plusieurs recommandations ont été faites à l’attention de « la Haute hiérarchie » et à la haute appréciation du Haut Commissariat du Canada au Cameroun.

EPN.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.