\"CAMEROUN: DES ORGANISATIONS SYNDICALES INTERPELLENT A NOUVEAU LE GOUVERNEMENT.\"

Voici les revendications contenues dans la déclaration finale du Forum syndical national organisé du 23 au 25 avril 2014 à Yaoundé par la Centrale Syndicale du secteur publique.

Dans le cadre des activités préparatoires à la célébration de la 128è journée internationale du Travail et sous les auspices de la Centrale Syndicale du Secteur Public(CSP), s’est tenu à Yaoundé du 23 au 25 avril 2014 un Forum syndical sur le thème « Rôle et place des Organisations syndicales dans la gouvernance démocratique ».

Ainsi après avoir relevé et déploré le manque de volonté politique et l’incapacité du gouvernement à apporter des solutions concrètes aux innombrables problèmes qui écrasent les camerounais depuis une dizaine d’années ; la violation de la liberté syndicale et le non respect des conventions collectives en vigueur par les multinationales et autres investisseurs étrangers en activités dans les différents secteurs de l’économie camerounais en complicité avec les représentants des pouvoirs publics ;la volonté manifeste et affiché du gouvernement à affaiblir le mouvement syndical à travers le refus de promulguer la loi sur les syndicats prévue depuis 24 ans dans l’article 5 de la loi N°53/90 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association ;la cacophonie et la mauvaise gouvernance institutionnalisées , ainsi que la précarité et l’insécurité généralisées etc.…

Les Organisations syndicales conduites par la Centrale Syndicale du secteur Public(CSP) que dirige Jean-Marc Bikoko,(notre photo), à l’occasion de la célébration de la journée internationale du Travail 2014 et afin de mettre fin à cet état de choses, exigent le rétablissement des salaires de la fonction publique à leur niveau de décembre 1992 et leur revalorisation de 30% pour tenir compte du coût actuel de la vie ; la prise en compte et le respect de la réglementation en vigueur en matière de travail dans les contrats entre le gouvernement camerounais et les investisseurs étrangers ;Le désengagement effectif du gouvernement de l’organisation des manifestations relatives à la célébration de la Jouyrn2e Internationale du Travail et la réappropriation des activités commémoratives par les travailleurs à travers leurs organisations représentatives dans le respect de la liberté d’organisation consacrée dans les Conventions N°98 de l’OIT ratifiées par le Cameroun en 1960 ;La revalorisation du SMIG à 100.000 FCFA correspondant à la réalité économique du Cameroun ;L’instauration d’un système de sécurité sociale pour tous les camerounais salariés et travailleurs indépendants, aussi bien dans le secteur informel qu’en milieu rural et la revalorisation des allocations familiales à 20.000 CFA/Mois et par enfant, cette fois à tous les enfants de parents camerounais, salariés ou pas ;L’adoption dans les meilleurs délais par le Parlement du Projet de loi générale sur les syndicats issu des négociations entre les organisations socioprofessionnelles et le gouvernement qui a été validé au mois de mai 2013 par la Commission Nationale Consultative du Travail et sa promulgation part le Chef de l’Etat entre autres.

Au cas où aucune réaction du gouvernement ne serait enregistré jusqu’à la fin du mois de septembre 2014, les représentants des différentes organisations syndicales au Forum de Yaoundé, se réservent le droit de recourir à toute forme d’action légale pour manifester le mécontentement des travailleurs et faire entendre leurs voix.

Ericien Pascal Nguiamba.

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