\"CAMEROUN:CONFLIT:VOICI LES VERITABLES AUTEURS DE LA CRISE QUI SECOUE L'AGENCE DU SERVICE CIVIQUE NATIONAL.\"

Ils ont déjà été identifiés par la nouvelle équipe dirigeante de cette institution. La tenue d’un Conseil d’administration annoncé en juin 2014 devrait sortir définitivement l’Agence de cette crise.

Mercredi, 7 mai 2014, l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement(ASCNPD) a été secouée par un mouvement d’humeur orchestré par une trentaine de jeunes camerounais, ex employés de cette Institution, qui dénoncent leur « Licenciement abusif » depuis le 17 décembre 2013.

Ce mouvement d’humeur a ainsi permis au nouveau Directeur Général, M. Taossi(notre photo), et à ses proches collaborateurs d’identifier les véritables auteurs de la crise que traverse actuellement cette Agence.

D’abord ces jeunes qui manifestent contre la perte de leur travail. Avec raison. Car perdre son travail est une épreuve difficile dans un pays où le chômage bat son plein. Un autre auteur de cette crise n’est autre le Président de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun(CSTC), Zambo Amougou qui joue pratiquement un rôle trouble dans cette crise. Dans une correspondance qu’il a adressée au Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique, Président du Conseil d’Administration de l’Agence, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le 2 mai 2014, portant « préavis de sit-in à l’ASCNPD »,le Président Zambo Amougou au lieu de jouer la médiation entre les jeunes camerounais et la Direction de l’Agence, s’est plutôt associé à ces jeunes, pour venir « manifester » son « mécontentement et le ras le bol » du fait de ce qu’il qualifie de « mauvaise foi et de violations flagrantes de leurs droits fondamentaux ». Dans la même correspondance envoyée au Ministre Bidoung Mkpatt, le Président Zambo Amougou écrit que « La CSTC vous a tendu la main ainsi qu’à la Direction Générale de l’ASCNPD pour une solution à ces manquements par le dialogue et la concertation. Seulement aucune porte ne nous a été ouverte, si ce n’est : le dilatoire, le trafic d’influence… ».Il se dit dans les couloirs de l’Agence que le président Zambo Amougou n’ayant pas reçu la réponse du ministre Bidoung Mkpatt a qualifié ce mutisme de « mépris à l’encontre de la CSTC… ». Mais des sources bien introduites affirment plutôt que le Président de la CSTC serait furieux contre le nouveau Directeur Général de l’Agence par ce qu’il n’aurait pas accordé un avis favorable au recrutement de son neveu dont le dossier a été réceptionné au siège de cette structure le 18 mars 2014.

Un autre auteur de cette crise n’est autre que l’ancien Directeur Général Ayuketah Oswarld TAMBE, limogé par le Président de la République, Paul Biya, le 28 novembre 2014. C’est bien Ayuketah Oswald Tambe qui a procédé au recrutement de ces jeunes camerounais. Et à l’Agence, il se dit que lesdits recrutements n’ont pas pris en compte les prévisions budgétaires pour la prise en charge de ces recrues ; le respect de l’équilibre régional ; le respect des textes qui régissent l’Agence et l’avis préalable de la hiérarchie et donc du Conseil d’Administration et même de la tutelle technique. Certaines langues parlent même de manipulation de ces jeunes puisque Sur 30 concernés par cette mesure conservatoire, 9 seulement ont observé le mouvement d’humeur.

Une cabale médiatique.

Certains médias seraient dans la même logique de déstabilisation et de diabolisation du nouveau Directeur Général M.Taossi et du PCA, le Ministre Bidoung Mkpatt dans l’optique de perturber le bon fonctionnement de l’Agence et discréditer l’équipe mise en place par le Chef de l’Etat qui a, lors de son adresse à la jeunesse le 10 février 2014, instruit à la nouvelle équipe, le recentrage des missions de l’Agence : « Je me dois également de me féliciter du recentrage des missions de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement avec la mise sur pied d’une nouvelle équipe dirigeante » disait alors le Président Paul Biya.

Mesures d’apaisement

Dans un communiqué signé le 6 mai 2014 et lu à la Radio nationale, le nouveau Directeur Général de l’Agence a porté à l’attention de l’opinion nationale que « Les circonstances, les modalités et les conditions desdits recrutements sont entachés de plusieurs manquements et fraudes manifestes ». Ces jeunes camerounais innocents ont donc été embarqués dans une aventure sans garantie. Et dans un souci de gestion cohérente et transparente, il était question pour le nouveau Directeur Général de revoir le fichier de tout le personnel. A la cellule de communication de l’Agence, on refuse d’employer le terme licenciement. On parle plutôt de « suspension » de ces jeunes qui devront reprendre leur poste après vérification de plusieurs paramètres.

M. Taossi, dans le communiqué du 6 mai, a d’ailleurs fait connaitre à tous ceux qui sont concernés par cette situation que « leurs dossiers sont en examen pour une solution définitive qui leur sera communiqué en temps opportun ». Un Conseil d’Administration est d’ailleurs annoncé à l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement, pour le mois de juin 2014.Pou une sortie définitive de cette crise.

Ericien Pascal Nguiamba.

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