\"CAMEROUN: UN FILM SUR LAURENT GBAGBO DIVISE LES JOURNALISTES A YAOUNDE.\"

La plupart des journalistes présents à la séance de projection de ce Documentaire, ont critiqué le travail de son réalisateur, le journaliste camerounais Saïd Mbombo Penda.

« Laurent Gbagbo : Despote ou anti-colonialiste…Le verbe et le sang ».C’est le titre du Documentaire réalisé par le camerounais Saïd Mbombo Penda, ancien journaliste à la BBC et de l’agence de presse Associated Press(Notre photo)

Ce documentaire en deux volets de 52 minutes, également disponible en épisode unique de 1h40mn, produit par Sentinelles Productions une société basée à Abidjan et propriété du Réalisateur, a été présenté à un public constitué en majorité de journalistes, le 03 juin 2014 à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Ce film qui revisite les dix années de règne de l’ancien président ivoirien « interroge l’anti-néocolonialisme de Laurent Gbagbo… » Et montre que « du reste, aucun fait politique probant ne permet d’affirmer que M. Gbagbo a été un vrai résistant au néocolonialisme » affirme son réalisateur. Des affirmations et bien d’autres qui ont créé un véritable débat entre l’équipe de Saïd Mbombo Penda et plusieurs journalistes présents dans la salle. Si certains ont salué son travail, d’autres n’ont pas hésité de critiquer ce film qui, selon eux, n’a pas donné la parole au camp de Laurent Gbagbo et qui a fait une peinture sombre du régime de l’ancien président ivoirien. Saïd Penda a aussi été critiqué sur sa prise de position durant tout le film, alors que disent des journalistes, il aurait dû laisser le public lui-même apprécier et se faire une opinion à travers des faits. Au cours de la phase échanges avec le réalisateur, un journaliste a même préféré quitter la salle. Il n’arrivait pas faire accepter au réalisateur son opinion, contraire aux faits relatés dans ce film.

Mais Saïd Mbombo Penda, lui est convaincu d’avoir fait un bon travail de recherche d’enquête et de témoignages parfois dans « la clandestinité ».En effet outre plusieurs heures d’entretiens dans nombre de pays, le réalisateur dit avoir eu accès à plus de 300 heures d’archives vidéo et conduit plus de 250 heures d’interviews avec des victimes, des parents des victimes, des chefs de milices et de groupes d’autodéfense en Côte d’Ivoire, mais aussi avec plusieurs personnalités. Le réalisateur a indiqué à la presse que son film est le fruit de 12 mois d’investigations, de tournage et d’interview en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Sénégal et en France entre 2012 et 2013. Aux côtés du réalisateur camerounais, la production a rassemblé des techniciens ivoiriens, Burkinabé Maliens, Camerounais, Belges et Français. Les autorités camerounaises qui avaient interdit la diffusion de ce film en janvier dernier, ont donc fini par autoriser la projection à Yaoundé (et la première en Afrique centrale) de ce documentaire à charge contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

Yaoundeinfos.com

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