\"CAMEROUN: CHANGEMENTS CLIMATIQES:DES EXPERTS DEBATTENT SUR LES DANGERS DU PHENOMENE A YAOUNDE.\"

L’Institut Français du Cameroun a, à nouveau, servi de cadre le 11 juin 2014, à une table ronde axée sur la Désertification la vulnérabilité des populations et risque de migration climatique.

C’est un secret de polichinelle. Le changement climatique est une problématique délicate qui se croise avec celle du développement durable et du développement humain. La table ronde organisée le 11 juin 2014 à l’Institut Français à Yaoundé et dirigée par le journaliste Fritz Bayamag de la télévision nationale du Cameroun, a permis aux experts, partenaires et autres spécialistes de débattre sur ce phénomène pour trouver des solutions à long terme. Surtout pour des générations futures.

Un constat consensuel a été fait : compte tenu d’une forte variabilité écologique, le Cameroun peine à se définir des stratégies face aux changements climatiques. Pourtant les enjeux sont majeurs pour ce pays qui enregistre l’un des taux de déforestation les plus élevés de la sous-région et qui connait l’érosion et les affres de la désertification dans ses parties périphériques.

On le sait les deux régions du Nord et de l’extrême-nord, qui sont caractérisées par des climats secs, comme les pays voisins du Lac Tchad, du Niger et du Nigeria, ont des densités de populations très élevées et un taux de malnutrition aigüe proche du seuil d’alerte(entre 18% et 15% des ménages y ont une alimentation insuffisante de façon chronique). Les experts de la table ronde de Yaoundé, pensent donc que des solutions doivent être trouvées, à défaut de quoi, comme l’ensemble de la zone sahélienne, le Cameroun pourrait connaître, dans les décennies à venir, des épisodes d’instabilité politique, notamment la montée des extrémistes religieux, déjà constatée depuis quelques années, voire de fortes migrations.

Il est donc urgent que la politique agricole relève le défi du développement de pratiques agro-écologiques, qui permettent d’une part de favoriser la résilience des zones les plus affectées, et d’autre part d’améliorer la productivité en valorisant les services éco-systémiques en tant « qu’externalités positives » (Préservation des forêts sèches, de la fertilité des sols et de la biodiversité). Les experts indiquent que l’autonomie énergétique demeure aussi un enjeu dans ces régions (la biomasse étant pour l’heure la principale source d’énergie),tout comme celui de la reconstitution des ressources en eau.

Yaoundeinfos.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.