\"Eric Ngang pendant son exposé le 21 juillet 2014 à Yaoundé.\"
Eric Ngang pendant son exposé le 21 juillet 2014 à Yaoundé.

C’était au cours d’un atelier organisé le 21 juillet 2014 au siège du Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural(COSADER) à Yaoundé.

« Cet atelier était en fait un moment de discussions et d’échanges sur le développement basé sur la justice. C’est une démarche internationale qui part des Philippines et nous voulions que le Cameroun soit représenté dans ce forum. Cette rencontre avait donc pour but d’avoir le point de vue de la Société Civile sur les Objectifs Mondiaux de Développement (OMD)post 2015.Vous savez, il ya plusieurs parties prenantes qui mènent des discussions sur l’Agenda pour le Développement après 2015, nous avons donc réuni des Organisations de la Société Civile pour avoir une position clé pour informer cette démarche internationale qui va partir des philippines pour aller dans des différentes instances de discussion sur la thématique de post 2015 » a déclaré à la presse Eric Mboumien Ngang Ndeh (notre photo)de l’Organisation dénommée « Action Group on Governance and Environmental Management(AGGEM) ».

Il faut noter que cette démarche qui est en réalité un processus qui s’étendra jusqu’en fin 2015 vise à mobiliser autant que faire se peut la Société Civile et les communautés afin d’avoir une voix forte à ces discussions qui vont aboutir à la mise en place des différents Objectifs Mondiaux de Développement post 2015. Il est prévu d’autres ateliers avec la base dans l’optique de rassembler des voix et adopter des positions communes sur cette thématique.

Pour Madame Christine Andela, Présidente du COSADER, cette rencontre avait un intérêt très important à savoir « recenser les stratégies et les actions concrètes de la Société Civile en direction des populations à la base pour que nous ayions un développement qui plonge ses racines dans un besoin d’équité , et d’un besoin de faire participer tout le monde à la croissance. Ce nouveau créneau que la société civile est entrain d’explorer aujourd’hui prolonge les réflexions sur la question d’une approche de développement basé sur les droits humains .Et nous avons recensé un certain nombre d’initiatives très intéressantes telles que l’initiative du COSADER pour une Loi d’Orientation Agricole qui a constitué à interroger à être plus proche des paysans à la base pour interpeler le gouvernement , sur la nécessité d’un cadre juridique pour réglementer et sécuriser la profession agricole au Cameroun, et en particulier en ce qui concerne les tous petits agriculteurs ».Elle ajoute que cette démarche a été rendue concrète grâce à « un dialogue inclusif avec des acteurs exclus du dialogue à savoir les tous petits à la base, une certaine frange de la jeunesse, les femmes et les groupes marginalisés ».Madame Christine Andela explique que si l’on veut qu’il y ait développement dans la justice ou la justice dans le développement, il faut qu’on réfléchisse à trois niveaux :

D’abord la famille : Il est question ici de voir la manière que les familles éduquent les enfants, comment celles-ci compromettent leur éducation. Interroger le développement de la jeune fille, la manière de gérer le foncier relatif aux femmes et aux veuves etc.

Ensuite l’Etat : où on se rend compte que pour aboutir à un développement basé sur les droits humains, il est nécessaire d’avoir des institutions capables de penser ce développement et ces institutions se doivent de mettre en pratique la bonne gouvernance , la transparence et la rédevabilité au cœur de leur système de gouvernance. Des institutions qui pensent à une croissance inclusive et non à une croissance pour un petit nombre et qui enfin pensent à favoriser que leur citoyens jouissent de tous leurs droits.

Et enfin le niveau global qui permet de constater une dépendance qui continue à peser sur les Etats africains…

Ngalim Eugine Nyuydine, Président de Camyosfop, un Forum de jeunes et d’étudiants pour la paix, lui, souhaite voir la jeunesse impliquée dans les politiques car dit-il « la jeunesse est au centre des préoccupations, puisqu’elle constitue plus de 70% de la population du Cameroun ».

La Société civile à travers le lancement de ces discussions veut sans doute porter la voix du Cameroun au plus haut sommet dans ce vaste processus. Affaire à suivre…

Yaoundeinfos.com.

One Reply to “CAMEROUN:OMD POST 2015: LA SOCIETE CIVILE ENTAME DES DISCUSSIONS SUR LE DEVELOPPEMENT BASE SUR LA JUSTICE.”

  • Amougui François
    Amougui François
    Reply

    La société civile camerounaise ne sort pas à ailleurs ,elle connait les réalités du pays et par conséquent devient la voix sans voix; elle doit jouer son rôle de veille citoyenne en tout temps et en tout lieu et c’est pour cela qu’elle est toujours en avant garde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.