\"Fabien Assigana,un homme politique qui veut la paix au Cameroun.\"
Fabien Assigana,un homme politique qui veut la paix au Cameroun.

Voici en intégralité la correspondance de cet homme politique parvenue à notre Rédaction. A Lire à tout prix.

CAMEROUN ET SECURITE

Par Fabien Assigana, Homme Politique.

BOKO HARAM À PARTIR DU NIGÉRIA,

SÉLÉKA ET ANTI-BALAKA PROVENANT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE,

NOTRE PAYS SERAIT-IL EN GRAND DANGER ?

Le danger sécuritaire pour le Cameroun vient de partout. Des enlèvements aux attaques de type militaire, notre pays est menacé de partout. Au vu des derniers événements à Kolofata, l’on commence à se poser de sérieuses questions sur l’efficacité des moyens mis à la disposition de notre vaillante armée.

De plus on se pose la question du pourquoi le Président de la République ne s’adresse pas à la nation pour lui expliquer ce qui se passe, quelle est l’étendue du danger,et la riposte qu’il a préparée pour nous protéger. Pire, ça donne froid au dos quand on l’entend commenter, depuis un pays étranger, que les terroristes attaquent nos forces armées la nuit pendant que nos soldats dorment et que de plus ils se renseignent parfaitement sur la position et les capacités en hommes et en matériel de nos forces armées àtout endroit où se trouvent nos forces armées et viennent ensuiteles surprendre en surnombre et lourdement armés.

La sécurité́ est en ce moment notre préoccupation majeure afin que les camerounais puissent ensembles prétendre accompagner nos aspirations vers un succès de tous.Des mesures vigoureuses doivent donc être prises pour que le citoyen retrouve sa quiétude. Il s’agit de mobiliser la police pour assurer l’ordre public, la gendarmerie pour assurer la sécurité dans le territoire et surtout pour mettre fin au phénomène du grand banditisme tel que celui des coupeurs de route, et finalement les forces de défense nationale pour sécuriser nos frontières et assurer ainsi l’intégrité territoriale. L’une des priorités de la défense nationale sera de mettre en place un système de défense capable de faire face à tout moment à toute attaque, que soit en provenance du Nigéria, de la RCA, ou d’ailleurs.L’État doit instituer la police de proximité dans toute l’étendue du territoire. Le recrutement et la formation des agents de l’ordre doivent être faits de manière rigoureuse. L’État doit donner les moyens qu’il faut à̀ nos policiers et à nos gendarmes pour faire respecter l’ordre public pour le bien de tous.

Le service militaire doit être réinstauré. L’État du Cameroun doit former pour cela une véritable armée républicaine. Pour rendre notre armée plus citoyenne et au service du peuple, il faudra procéder en deux étapes :

  • La première étape sera de renforcer d`abord l’esprit civique de nos jeunes par la réinstauration du service national et une armée de conscription.
  • La deuxième étape sera d’instituer une armée de métier caractérisée par le professionnalisme et pénétrée de sa mission républicaine.

Cette politique impose de moderniser les équipements et le matériel militaires et d`améliorer les conditions matérielles et morales de tous les personnels militaires, ainsi :

  • La défense nationale, un des piliers de notre sécurité, doit être dotée de moyens appropriés de surveillance aérienne et terrestre de nos frontières.
  • Le génie militaire doit être renforcé et participer à la reconstruction du pays.
  • Par ailleurs, l`armée doit être appelée, ponctuellement et en coordination avec les forces de sécurité intérieure, à prendre une part plus active à la lutte contre l`insécurité sous toutes ses formes

Il est clair que le futur du Cameroun ne peut être promoteur dans cette période de perturbation sécuritaire que si le Président de la République fait un « vrais bon choix », et le sursaut est encore possible.

Par ailleurs et comme d’habitude, le Président ne consulte jamais son Parlement, encore moins les forces vives de la nation pour qu’il puisse y avoir une union sacrée autour de lui.Il faut que le Président se rappelle que seule dans l’unité, et en parlant d’une seule et même voix, le Cameroun peut s’en sortir. « United we stand, divided we fall ».

A l’occasion de la prestation de serment devant l’Assemblée nationale le 03 novembre 2011, Paul Biya le Président élu de la République du Cameroun disait ceci dans son discours inaugural :

  • Je m’engage donc personnellement et solennellement à exercer ces hautes responsabilités pour le bien du peuple camerounais.
  • CERTES, LA CRITIQUE SYSTEMATIQUE, PAR CERTAINS, DE L’ACTION GOUVERNEMENTALE N’A PAS DISPARU, MAIS LA VOLONTE D’ETABLIR UN DIALOGUE CONSTRUCTIF PARAIT GAGNER DU TERRAIN.
  • En prêtant serment, ce jour, devant le peuple camerounais, j’ai la conviction que TOUS ENSEMBLE, Camerounais des villes et des villages, de l’intérieur et de l’extérieur, sans discrimination de quelque nature que ce soit, nous pouvons, mieux, nous devons résolument transformer le Cameroun en un chantier de l’émergence.
  • TOUS ENSEMBLE, nous pouvons, nous devons relever ce défi. Je m’y suis engagé. Vous vous y êtes engagés. Le peuple camerounais s’y est engagé. L’HEURE EST A L’ACTION.

En ce temps où notre pays fait face à des grands dangers venant de toutes parts, l’unité nationale devient une obligation. L’unité nationale résulte du fait d’accepter d’assumer la diversité de la société camerounaise qui est inscrite dans notre histoire. C’est une richesse, c’est une force. Nous sommes un peuple métis et les différentes communautés qui vivent sur l’espace camerounais se sont mêlées depuis fort longtemps. Il ne s’agit pas seulement de métissage biologique, mais aussi des emprunts culturels réciproques et très anciens.

Personne ne gagnera à opposer les camerounais entre eux ou à instrumentaliser l’ethnie. Nous devons éviter d’aborder nos problèmes sous l’angle des ethnies. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’existence des ethnies qui font partie intégrante de notre histoire, mais plutôt le tribalisme. C’est contre le tribalisme que nous érigeons nous même. Pour que le Cameroun émerge, il est impératif que nous ignorions d’abord le tribalisme.

Notre obsession devrait être l’unité nationale. Nous devons apprendre à̀ vivre ensemble, en veillant à̀ ce que tous les enfants de notre pays, quelle que soit leur histoire personnelle, leur origine ou leur croyance, soient considérés comme des filles et des fils de la république. Ils doivent être reconnus comme tels dans le droit comme dans les faits.

Un pays aussi ambitieux que le nôtre ne peut progresser que si les conditions suivantes sont réunies à savoir:

  • la paix ;
  • l’unité nationale ;
  • l’esprit civique de chaque citoyenne et de chaque citoyen ;
  • la bonne gouvernance ;
  • la transparence ;
  • l’équité ;
  • le respect des valeurs républicaines ;
  • la promotion et la sauvegarde de l’honneur du Cameroun à l’extérieur de ses frontières ;
  • la renaissance d’un État fort.

Ce n’est qu’à ce prix-là que le Cameroun pourra être remis sur les rails du développement et que commencerons à voir l’avenir en confiance.Le Cameroun sera ce que nous en ferons. Nous pouvons mettre fin aux conflits et réaliser le changement de notre pays à partir de la base. Pour cela, nous devons dire à ceux qui sont au pouvoir que :

  • Nous ne pouvons pas nous permettre de nous retrouver dans une situation ubuesque comme en Côte d’Ivoire en ce moment ;
  • Nous avons beaucoup de choses inachevées. Nous avons un arsenal constitutionnel qui est à cheval entre trois constitutions ;
  • Vous surfez sur des promesses électorales fallacieuses, à travers un management de type événementiel sans réel projet de société ;
  • Vous participez à la paupérisation de la société ;
  • Le Président de la République a lui-même fait le procès d’une gouvernance en panne.
  • On ne vous demande pas de changer l’avenir, mais de le permettre ;
  • Nul n’est maître du temps et des circonstances ;
  • Et un seul mot, ne continuez pas. Assoyons-nous sous l’arbre à palabre et parlementons, pour le bien des futures générations de chers beau pays.

En définitive, encourager l’exercice du droit de participation au processus politique participe de l’effort de promotion des droits humains. Fournir un cadre d’échange et encourager les acteurs de la société civile à exercer leurs droits démocratiques est un moyen par lequel le gouvernement camerounais doit perpétuer les héritages des grands de ce monde.

Réflexion finale

Ce serait formidable si nous utilisions cette mauvaise passe pour établir une feuille de route. Le Président de la République devrait se mettre en tête qu’en tant que joueur de l’équipe « CAMEROUN », il n’est rien d’autre qu’un serviteur de notre pays. Il doit porter les rêves et les aspirations de notre nation. Ce n’est pas l’individu, mais le collectif qui compte. Ce sont près de 20 millions de Camerounais, mus par une feuille de route qui prévoit un système, un style, une philosophie et des méthodes que nous pouvons définir dans nos objectifs.

Le pardon des offenses, l`esprit civique, le refus de la corruption et de la facilité, le culte de la paix, de la discipline et de la solidarité dans la recherche de l`excellence devront être la base du comportement du camerounais nouveau dans la nouvelle société camerounaise que je propose qu’ensemble, nous bâtissions. Le progrès de notre pays et son développement durable requièrent de tous, jeunes, vieux, hommes et femmes, le respect de la chaine des générations dans le partage des responsabilités.

Si le Président de la République accepte d’appliquer et d’implémenter ces propositions que je viens faire dans le cadre de la recherche de la paix,il mettra en œuvre un programme de défense de notre pays avec l’appui à 100% de tout le peuple et ainsi conduire le Cameroun dans le cercle vertueux des nations industrialisées et ceci en toute sécurité. Qu’il comprenne que le soutien de tous les camerounais lui est indispensable.

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