\"Eric Force: "Attaché de coopération à l'Ambasade de France au Cameroun.\"
Eric Force: \ »Attaché de coopération à l\’Ambasade de France au Cameroun.

L’Attaché de Coopération à l’Ambassade de France au Cameroun, dresse le bilan des trois tables rondes organisées par l’Institut Français du Cameroun (IFC),les 13 février, 2 juin et 11 juin 2014 à Yaoundé et à Douala en prélude à la 21è conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, prévue à Paris en France en 2015.

Monsieur Eric Force avant de parler du Bilan et des perspectives, peut-on d’abord revenir sur les motivations de l’organisation de ces conférences ?

C’est d’une part l’échéance 2015, la conférence des parties à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques qui aura lieu à paris. La 21è conférence. Et celle-ci se donne comme objectif très ambitieux d’arriver à un accord global sur la maitrise des émissions de gaz à effet de serre incluant un instrument juridiquement contraignant. Pour cela il faut que les pays dialoguent entre eux, que des négociations aient lieu suffisamment en amont et il faut que les hommes politiques puissent se nourrir dans leur positionnement d’un débat à l’intérieur de leur propre pays.

D’autre part, l’Institut Français du Cameroun, depuis janvier 2012 a comme nouvelle mission, de promouvoir le savoir et donc régulièrement en lançant ses initiatives en direction des jeunes, des étudiants, du grand public pour partager la connaissance scientifique pour faciliter l’accès à cette connaissance scientifique, pour rendre la science plus digeste. On fait régulièrement des projets de ce type, on fait aussi des débats sur des sujets de société, d’un plus haut niveau ramenant des experts mais pas toujours, et ces débats d’idées sont importants car ils portent sur les sujets qui éclairent la société la sphère politique, les universitaires. C’est pour cela que l’Institut français aborde plein de thématiques diverses comme récemment la bi nationalité, la question de la santé sexuelle. On a d’autres débats sur la région, l’indépendance de la justice. On a abordé le climat, c’est un sujet de société finalement assez complexe qui mérite vraiment des débats.

Alors, après ces trois conférences quel bilan ?

Le bilan de ces trois tables rondes accompagnées de la réalisation de neufs petits reportages et une retransmission sur la télévision nationale est très positif. Plusieurs indicateurs en témoignent. D’une part le partenariat crtv- Institut Français du Cameroun a été excellent. Les équipes ont été mobilisées très professionnelles, très impliquées très présentes sous la coordination de Rose Munjongue, et on ne peut que remercier le Directeur Général de la crtv de s’être associé avec nous dans ce projet. Autre indicateur très positif de l’impact de ce genre d’initiative, c’est la mobilisation des intervenants, des scientifiques pour ces débats d’idées. On a eu beaucoup de remerciements et de salutations par rapport à ces débats, je me souviens que suite à la table ronde à Douala sur la montée des océans et les conséquences sur l’urbanisation, on a eu des remarques assez étonnantes, d’universitaires, certains universitaires nous disaient que c’est la première fois que ce genre de débats a lieu au Cameroun. Les conséquences des changements climatiques sur Douala seront dévastatrices dans quelques dizaines d’années, si on ne se prépare pas et si on n’adapte pas notre politique d’urbanisation…

Troisième indicateur très positif, c’est la couverture médiatique. Nous avons pu avoir de nombreux journalistes et c’est important que les journalistes de la presse écrite de la radio et télévision relayent ces informations. Évidemment la limite c’est de tomber dans des retranscriptions d’informations assez banales, par ce que le climat, on en entend parler tous les jours, dans toutes les formes des médias, mais c’est pas par ce que l’information est édulcorée, banalisée par la multitude des médias qu’il ne faut pas continuer d’en parler, il faut peut être en parler autrement comme sur la table ronde de Douala comme je viens de le dire, soulever des sujets , que des journalistes n’ont pas forcement encore eu l’occasion d’investiguer. Maintenant, le bilan n’est pas que positif on a observé dans ce projet, une présence des journalistes, mais pas forcement beaucoup de retombées presse écrite. Les articles que nous avons collectés apparaissent plus comme un compte rendu des tables rondes comme un témoignage qu’il y a eu un évènement à Douala et deux évènements à Yaoundé, mais pas assez d’investigations écrites alors que pourtant les journalistes qui ont travaillé dans la création et le montage des reportages ont fait un travail de terrain exceptionnel, et c’est dommage car l’écrit reste. Le regret que j’ai pour ce projet c’est de n’avoir pas pu avec Rose, mobiliser ou sensibiliser suffisamment les journalistes de la presse écrite et cybernétique.

Maintenant en termes de perspectives qu’est ce qui est prévu après, monsieur Force ?

Les perspectives pour l’Institut Français du Cameroun, c’est que faisons-nous en 2015 ? Quelle programmation pour 2015, évidemment , notre souhait c’est de poursuivre les débats d’idées sur les changements climatiques, peut-être c’est d’aller au- delà en faisant un vrai bilan collectif pas, uniquement basé sur mon appréciation personnelle, mais avec la crtv, les partenaires ainsi que les sponsors comme Bolloré africa logistics qui a cofinancé l’opération, et puis les agents publics les hommes politiques et les scientifiques qui ont pris part à l’organisation des tables rondes et à la tenue des débats.Une fois, si ce bilan est tenu je verrai bien la construction d’une vraie démarche d’investigation avec la presse écrite pour combler la lacune qu’on a observée cette année et pour que les lecteurs aient à penser et à lire sur les spécificités des conséquences des changements climatiques sur leurs pays exclusivement, plutôt que de se limiter à des considérations générales sur le climat qui en fait concernent le monde entier. Les changements climatiques peuvent avoir des conséquences ou des déterminants spécifiques dans chaque pays et c’est ça qui sera intéressant d’approfondir, peut-être pourrons-nous le faire dans le cadre de cette programmation par ce qu’elle n’est pas encore établie, nous ne sommes qu’en août 2014, peut-être pourrons-nous le faire avec la communauté urbaine de Douala qui a particulièrement apprécié le montage de cette table ronde et qui a le souci de monter avec la coopération française un nouveau projet qui s’appelle Douala ville durable.En tout cas nous en ferons la suggestion au Délégué du gouvernement peut-être on pourra poursuivre quelques activités de débats et de réflexions collectives sur qu’est ce que c’est que l’urbanisme, l’urbanisation on va dire prospective intégrant toutes les variables possibles relatives aux conséquences des changements climatiques.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

One Reply to “CAMEROUN: ERIC FORCE: "NOUS ALLONS POURSUIVRE LES DEBATS D\’IDEES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES".”

  • Ruben
    Ruben
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    Le mensonge du « réchauffement climatique anthropique », une poule aux œufs d’or qui ne doit pas mourir

    « le CO2 est la molécule de la vie et […] sans elle, il n’y aurait ni plantes, ni micro-organismes sur Terre. Pas d’humains, non plus. Dans des temps anciens, l’atmosphère contenait bien davantage de CO2 qu’aujourd’hui. La preuve par certaines bactéries qui ont dû mettre en place des systèmes de survie pour s’adapter à la diminution du taux de CO2. Signalons enfin que durant certaines périodes glaciales, le taux de CO2 était trois à quatre fois supérieur à celui mesuré aujourd’hui, attestant s’il le fallait encore de son effet de serre minime. Quant aux valeurs « constantes » de l’ordre de 280 ppm d’avant la révolution industrielle, elles résultent d’une sélection précise, guidée par une volonté de démontrer une théorie sur l’influence néfaste de l’utilisation des énergies fossiles. Cette attitude totalement non scientifique est chose courante dans ce domaine où le politique l’emporte sur le scientifique. […]

    Le CO2 est produit après une augmentation de la température, pas avant. Il est une conséquence de cette hausse de température et pas sa cause. […] si l’on augmente davantage la quantité de CO2 dans l’atmosphère, cela ne changera quasiment rien à son effet de serre, celui-ci étant arrivé à son maximum. Cette constatation, basée sur les lois de la physique, corrobore ce que d’éminents climatologues ne cessent de dire et de publier : plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, moins son effet de serre est important ! »

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