\"Raymond Tchengang(au centre) ce samedi 18 octobre 2014.\"
Raymond Tchengang(au centre) ce samedi 18 octobre 2014.

Voici ce qui s’est passé ce samedi 18 octobre 2014 à l’hôtel La falaise à Yaoundé. Comme si vous y étiez.

La conférence de presse donnée par Raymond Tchengang ce 18 octobre 2014 à l’hôtel La Falaise de Yaoundé ne s’est pas déroulée dans de bonnes conditions. Annoncée à 11heures, c’est autour de 12h35 qu’elle va enfin commencer avec l’arrivée de Tchengang, le Président du Synaprom(syndicat National des professionnels de la Musique) qui vient de voir le jour. Premier couac de la conférence, l’absence d’un modérateur.

Les responsables de la cellule de communication(Celcom) du Synaprom, les journalistes Parfait Ayissi Etoa et Sam Severin Ango sont plutôt assis parmi les journalistes comme des simples invités. Une source révèle au reporter de yaoundeinfos.com que depuis la veille, il y aurait une brouille entre les deux « celcoms » et le Secretaire Général du Synaprom, Fouda accusé de vouloir « tout faire seul ». Et rapidement c’est le Secrétaire général lui-même qui va confirmer ce malaise en prenant le micro et en lançant comme pour narguer les deux journalistes : « Comme il ya démission moi-même je vais modérer la conférence ».Le journaliste Martial Owona du groupe l’Anecdote lui demande de dire qui a démissionné. Réponse évasive du concerné. Le reporter de yaoundeinfos.com insistera sur cette question et sur cet « envahissement » du SG qui parle à nouveau en parabole de la démission des concernés qu’on ne « voit pas ».Ce qui fera sortir notre confrère Parfait Ayissi de ses gongs, obligé d’interrompre brutalement le SG du Synaprom en de termes presque menaçants.

Durant des échanges des artistes s’échauffent et n’apprécient pas les questions des journalistes. Des insultes sont lancées. La tension monte. Certains journalistes quittent la salle. D’autres confrères, comme Souleh Onohiolo du quotidien Le Messager, Ernest Obama de Vision4 etc. vont « féliciter » l’initiative du Synaprom .Le dernier cité traitera même certains de ses confrères de « brebis galeuses » de la presse. Une attitude et une réaction que plusieurs journalistes, qualifieront de pure « flagornerie ».

Dans la salle, on aperçoit certains artistes et producteurs : Moussa Haïssam, Ottou Marcelin, Pasto, Joseph Angoula Angoula,Rachel Tchoungui, Justice Beyene, Gibraltar Drakus,Njohreur etc…Pendant son intervention sur la question relative aux maux qui minent la gestion du droit d’auteurs, l’artiste Ottou Marcelin va accuser une « bande d’artistes voyous » et des « journalistes malhonnêtes de la presse privée et publique ».Des insultes qui vont créer une nouvelle tension dans la salle.

Finalement on retient que cette conférence de presse a servi de cadre pour le Synaprom d’annoncer la mise sur pied d’un « Collectif » composé des associations et regroupements des artistes pour une action plus efficace sur le terrain. Et c’est encore Raymond Tchengang qui a été porté à la tête de ce « Collectif ». L’on annonce entre autres actions fortes des « marches » et des « sit-in » à Yaoundé. L’animateur de la crtv Tafen Adrien, dit « Foly Dirane » et l’artiste Gibraltar Drakus…font partie des « portes- parole » du « Collectif ». La mise sur pied de ce « Collectif » est-elle synonyme de la « mort » du Synaprom ? S’interroge un journaliste près de nous. Vers un peu plus de 14h à la fin de cette conférence dont les dossiers de presse n’ont été distribués qu’à certains médias, Raymond Tchengang quitte la salle et se dirige vers le Bar de l’hôtel. Tout le monde est derrière lui : Sur place, petit moment de distribution des perdiems à tous les journalistes. Certains, « Amis de Tchengang » sont assis devant lui. Attendant leur perdiems « spéciaux ». Patrick Eya est d’abord servi, suivi de Ernest Obama, Souley Onohiolo, Parfait Ayissi, Sam Severin Ango et compagnie sont également là. Raymond Tchengang qui semble prendre plaisir à voir du beau monde trainer ainsi à ses côtés est visiblement satisfait. Le « Président » aime sans doute voir la « nouvelle » mine de tous ces gens à qui il donne régulièrement ses billets de banque. Et c’est cette générosité de Raymond Tchengang qui attire probablement beaucoup plus des flagorneurs à ses côtés.

Ericien Pascal.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.