\"Les syndicalistes et leurs invités face à la presse.\"
Les syndicalistes et leurs invités face à la presse.

Elles ont donné une conférence de presse dimanche 9 novembre 2014 à Yaoundé. En présence des invités spéciaux venus du Togo et du Burkina Faso. Voici leurs revendications.

Quatre Centrales Syndicales du Cameroun affiliées à la Confédération Syndicale Internationale(CSI) ont donné une conférence de presse dimanche 9 novembre 2014 : La Centrale Syndicale du Secteur Public(CSP) de Jean Marc Bikoko, la confédération Syndicale des Travailleurs du Cameroun(CSTC), de Jean Marie Zambo Amougou, l’Union des Syndicats Libres du Cameroun(USLC) de Seme Seme André, et la Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun(CSAC) de Jean Marie Ndi.

Réunies au siège de la CSP à Yaoundé et face à la presse, elles ont fait une « Déclaration sur l’urgence et la nécessité pour le gouvernement de concrétiser avant la fin de l’année 2014, les conclusions consensuelles issues des différents travaux du Comité de concertation et du suivi du dialogue social ».

Selon Jean-Marc Bikoko, cette conférence de presse qui se tient à quelques jours de l’ouverture le 12 novembre de la session parlementaire consacrée à l’examen du budget 2015, est une occasion pour les quatre Centrales Syndicales de « manifester leur ras-le-bol, face au manque de volonté politique et à la mauvaise foi du gouvernement par rapport aux revendications légitimes des travailleurs, dont les résolutions négociées et validées par diverses instances de dialogue que sont la Commission Nationale Consultative du Travail et récemment pat le Comité de Concertation et de Suivi du Dialogue Social tardent à se concrétiser ». Les leaders de ces quatre centrales Syndicales indiquent que le gouvernement par la voix du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale(Mintss) Grégoire Owona, par ailleurs Président dudit Comité, avait pris l’engagement ferme de faire aboutir ces résolutions avant la fin de l’année 2014. Il s’agit de la taxe spéciale sur les produits pétroliers ; l’aboutissement de la réforme de la sécurité sociale : à ce jour le taux de couverture de la protection sociale est simplement de 10% ; le paiement des droits sociaux des 23 Ex-employés des 49 sociétés d’Etat restructurées ou liquidées. Selon les leaders syndicaux, jusqu’à la semaine dernière ces ex-employés dorment devant les services du Ministère des finances pour attendre leurs droits. Autres Résolutions prises et toujours appliquées, la revalorisation des Salaires et du SMIG : les quatre centrales syndicales dénoncent le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti actuel qui est de 36 270 FCFA. Selon les syndicalistes le SMIG devait être de 60.000 FCFA.IL ya aussi la révision du Code du travail, la Subvention de l’éducation ouvrière ; la loi sur les syndicats ; l’exonération de l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques(IRPP) sur les indemnités de fin de carrière et les remboursements des frais professionnels ; le rétablissement des salaires dans la fonction publique et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous. Les présidents des quatre centrales syndicales membres de la CSI exigent donc que « tous les projets de textes relatifs à ces différents problèmes soient soumis aux parlementaires pour leur adoption et leur promulgation avant la fin de l’année 2014 ». Ces Centrales Syndicales disent attendre « avec impatience la réponse favorable du gouvernement aux revendications des travailleurs afin d’éviter à notre pays un autre mouvement d’humeur et détendre le climat social actuel suffisamment délétère ». Etaient également présents à cette conférence de presse, des invités spéciaux : Le célèbre syndicaliste Burkinabé Joseph Toe, Coordonnateur des Programmes à la Confédération Syndicale Internationale(CSI)-Afrique et la togolaise Charlotte Kalanbani de l’International des Services Publics(ISP)-Afrique, venus soutenir de fort belle manière leurs camarades du Cameroun.

Ericien Pascal Nguiamba.

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