\"M.Bikoko devant les journalistes...\"
M.Bikoko devant les journalistes…

Cette conférence de presse organisée le 11 novembre 2014 par le Réseau « Dynamique Citoyenne » a été marquée par une forte « Déclaration ».

Dynamique Citoyenne, Réseau de suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération a donné une conférence de presse le 11 novembre 2014 à Yaoundé. Pour parler de la situation sécuritaire dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Présence remarquée à cette rencontre avec la presse des points focaux de Dynamique Citoyenne dans certaines régions notamment Mahmoudou Abdoul de l'Extrême-Nord et et Moussa du Comité de pilotage de la même Région.

Selon le coordonnateur de cette Plateforme de la Société Civile Camerounaise, Jean Marc Bikoko, « Depuis plusieurs mois la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun connait une situation sécuritaire préoccupante caractérisée par des enlèvements d’otages et attaques par des « bandes armées », des exécutions sommaires des individus, fermeture de nombreux établissements scolaires, la destruction des champs , pillage, vol, viols et agression, exactions de toutes sortes ». Jean Marc Bikoko ajoute qu’au sein de l’opinion publique camerounaise, il règne toujours de plus en plus « une grande confusion quant aux véritables auteurs de ces exactions ». Surtout que fait-il observer, alors que certaines informations parlent d’une « rébellion visant à déstabiliser le pouvoir de Yaoundé », le Ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, parle plutôt de Boko Haram.

Dénonciations de la société civile

Après s’être interrogé sur « le silence du chef de l’Etat » pour des « clarifications nécessaires » et « la récurrence des enlèvements et prises d’otages non revendiquées par Boko Haram, l’identité des ravisseurs et interlocuteurs avec qui le gouvernement négocie les différentes libérations des otages » et « les conditions de libération des otages sans contrepartie avouées(non payement des rançons et absence d’une intervention commando) », le Réseau Dynamique Citoyenne dénonce entre autres « la concentration de tous les efforts sur la situation sécuritaire dans l’Extrême-Nord et l’absence de l’Etat dans les secteurs vitaux, la cacophonie communicationnelle du gouvernement autour de la question sécuritaire dans l’extrême-Nord » et « la restriction des libertés individuelles caractérisées par des arrestations des personnalités politiques, associatives et médiatique en violation des lois sur la protection des droits humains ».

Dynamique Citoyenne demande à cet effet au Chef de l’Etat de créer une commission d’enquête indépendante pour la lumière sur la situation qui prévaut dans l’Extrême-Nord, et au gouvernement de coordonner son action et harmoniser sa communication autour de la question sécuritaire au Cameroun. Au parlement, ce Réseau de la Société Civile, demande d’interpeller le Chef de l’Etat sur sa décision de « déclarer la guerre à Boko Haram » sans en référer au parlement et de se saisir du problème sécuritaire dans l’Extrême-Nord en particulier et au Cameroun en général et de prendre position. La Société Civile elle-même a aussi été interpellée par Dynamique Citoyenne au cours de cette conférence de presse pour jouer pleinement son rôle de veille et de contrôle citoyen de l’action publique.

E.P.Nguiamba.

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