\"Me Charles Nguini pendant sa présentation.\"
Me Charles Nguini pendant sa présentation.

Ce rapport a été rendu public ce 3 décembre 2014 au cours d’une cérémonie présidée par Me Charles Nguini le Président de Transparency International Cameroon.

L’Indice de Perception de la Corruption(IPC) 2014 de Transparency International réaffirme que la corruption est un fléau qui affecte tous les pays. Les pays émergents ont fait l’objet d’une attention particulière pour cette édition affirme Me Charles Nguini, Président de Transparency International Cameroon qui précise que l’opacité du secteur privé et le blanchiment d’argent à grande échelle mettent à mal les efforts de lutte contre la corruption qui y sont engagés.

Dans cette 20è édition de l’IPC, la Chine (avec une note de 36 sur 100), la Turquie(45) et l’Angola(19) figurent parmi les pays ayant enregistré la plus forte régression, avec une chute de 4 à 5 points par rapport à l’année précédente et ce malgré une croissance économiques moyenne de plus de 4% sur les quatre dernières années.

Le cas du Cameroun.

Avec une note de 27 sur 100(contre 25 en 2013), le Cameroun est classé 136è sur 175, une position qu’il partage avec des pays comme le Nigeria et la Russie. Ce gain de 2 points lui permet de gagner 8 places dans le classement. En Afrique sub-saharienne, le Cameroun est classé 30è sur 46 pays. En Afrique centrale, le pays de Paul Biya occupe la 3è place, après Sao Tome et Principe et le Gabon.

Selon les Responsables de Transparency International Cameroon, ce classement suggère une fois de plus au Cameroun, au-delà des condamnations des gestionnaires de la fortune publique, de se doter de mécanismes juridiques, politiques et d’intégrité publique pouvant efficacement empêcher les titulaires de charges publiques d’abuser de leurs positions pour leurs profits personnels .Même si ce Rapport relève des « actions louables » menés par le pays notamment la conformité à Initiative de Transparence dans les Industries Extractives(ITIE) et la ratification de la Convention des Nations Unies contre la corruption, Transparency International Cameroon note que ces avancées louables sont malheureusement plombées par de nombreux manquements au registre desquels : la non ratification de la Convention de l’Union Africaine contre la corruption, la non application de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens et avoirs, l’absence d’une loi anti-corruption, et la non-protection des dénonciateurs.

Ericien Pascal Nguiamba.

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