\"Les membres de PLANOSCAM après la consultation.\"
Les membres de PLANOSCAM après la consultation.

Voici en intégralité la déclaration des Organisations de la Société Civile membres de la plateforme PLANOSCAM réunies le 12 décembre 2014 à Yaoundé.

Déclaration de la PLANOSCAM sur le rétrécissement de l’espace citoyen en temps

de crise sociopolitique au Cameroun.

« La PLANOSCAM déplore la restriction de l’espace citoyen à travers l’adoption de nouvelle loi sur la lutte contre le terrorisme. »

Les organisations de la société civile réunies dans le cadre de la consultation nationale sur l’environnement de la société civile en temps de crise à Yaoundé hôtel Florencia le 12/12/2014, dénoncent l’adoption par le parlement de la loi portant sur la lutte contre le terrorisme au Cameroun.

En effet, selon l’esprit de Busan traduit dans sa déclaration de Décembre 2011, l’Afrique centrale en général et le Cameroun en particulier devrait faire des efforts pour assurer un environnement favorable á l’action de la société civile.

Cependant trois années après Busan et en dépit de toutes les discussions, on constate des attaques contre les voix de la société civile au Cameroun. La dernière loi sur la lutte contre le terrorisme en est la preuve.

A cet effet les organisations de la Plateforme pensent que cette loi pourrait, si elle est promulguée en l’état actuel :

  • Priver le citoyen de toute tentative de revendication de ses droits ;
  • Restreindre l’espace du citoyen ;
  • Porter atteinte à l’ordre public tel que défini dans la constitution nationale.

Toute chose qui va à l’encontre de la constitution du Cameroun notamment en ses points portant respectivement sur la liberté d’expression, la liberté d’association et la liberté de manifestation.

De ce fait, la Plateforme recommande :

  • L’ouverture d’un débat public sur la lutte contre le terrorisme ;
  • La relecture de la dite loi avant promulgation ;
  • La prise en compte des articles……de la Constitution nationale sur le respect de la liberté d’expression et la liberté de manifestation ;
  • Le respect de l’ordre public défini par la constitution nationale.

La plateforme reconnait la menace terroriste actuelle, cependant, elle voudrait que la lutte contre le terrorisme n’empiète aucunement sur les droits et libertés du citoyen.

Fait à Yaoundé le 12/12/2014

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