\"Eric Benjamin Lamère.Membre du Collectif.\"
Eric Benjamin Lamère.Membre du Collectif.

Plus de 50.000 personnes sont attendues à la poste centrale de Yaoundé, (lieu de rassemblement) ce samedi 28 février 2015 à partir de 8 heures. Réactions et mise au point des membres du collectif « Unis pour le Cameroun », organisateur de la manifestation.

« Grande Marche patriotique. Pour nos frères et sœurs de l’Extrême-Nord. Pour nos vaillants soldats. Pour un Cameroun uni. Ce 28 février à Yaoundé à 8h au boulevard du 20 mai. », C’est le principal message inscrit sur les affiches distribués aux journalistes par le Collectif « Unis pour le Cameroun » qui était face à la presse à Yaoundé le 23 février 2015 à Yaoundé. Pour expliquer les contours de cette grande marche patriotique de soutien aux populations de l’Extrême-Nord et surtout aux vaillants soldats camerounais en guerre contre la secte islamiste boko haram. Cette marche ira de la poste centrale au rond point du premier ministère en passant par le Boulevard du 20 mai.

Plus de 50.000 personnes, camerounais et amis du Cameroun, sont attendues à cette manifestation publique a annoncé Hier 23 février 2015 au cours de sa conférence de presse à Yaoundé, le Collectif « Uni pour le Cameroun » composé des journalistes Eric Benjamin Lamère de la télévision nationale(CRTV),Thierry Ngogang(stv),Guibai Gatama(Directeur de Publication de l’hebdomadaire l’œil du sahel), Polycarpe Essomba(Correspondant Rfi, et promoteur de la radio Afrik2),Parfait Siki(Repères) etc.

Sur les raisons réelles de l’organisation de cette marche patriotique, Parfait Siki a expliqué à yaoundeinfos.com qu’il fallait que « l’armée camerounaise sente que l’ensemble du peuple camerounais est regroupé derrière elle.IL ya aussi la sensibilité, la gravité de la situation. Des milliers de camerounais sont dans le désarroi, notre armée est vaillamment au front, nous avons donc besoin d’exprimer notre solidarité à ces populations qui sont en souffrance et nous avons besoin d’exprimer notre soutien aux forces de défense et de sécurité du Cameroun ».Le Directeur de la rédaction de l’hebdomadaire Repères, souligne qu’« il s’agit des jeunes parfois nos enfants, nos frères qui ont abandonné la famille, la vie agréable de la ville pour aller au front et se battre. Certains refusent de rentrer dans le cadre de la ronde et disent moi je reste ici j’attends boko haram. Quand les gens font le sacrifice de leur vie pour nous, pourquoi est ce qu’on doit rester dans le cocon douillet tranquille et ne pas montrer à ces gens que nous sommes sensibles au travail qu’ils sont entrain de faire ? nous sommes sensibles au sort de ceux qui souffrent, et nous devons nous mobiliser tous comme un seul homme que nous soyons du nord ou du sud, sinon on tombe facilement dans l’amalgame du genre c’est une affaire des musulmans et on va faire la chasse aux musulmans, du genre c’est une affaire des nordistes et on va faire la chasse aux nordistes, on a quand même assister à quelques petits dérapages pendant un certains temps dans ce pays, heureusement tout cela a été recadré et il faut que la sensibilisation se fasse, il faut que les jeunes, les plus jeunes sache que quand la patrie est menacée, quand l’intégrité du territoire est menacé, nous devons faire bloc comme un seul homme ».

Pour Guibai Gatama « on doit éviter d’aller à la stigmatisation, au délit de facies alors que nous devons rester unis ». Le Directeur de Publication de l’œil du Sahel invite les journalistes à plus de mobilisation : « La presse informe, sensibilise, mobilise, si nous vivons dans un pays qui est déstructuré, nous ne pourrons même plus exercer notre travail. Il ya des zones à l’Extrême- Nord où les journalistes ne peuvent plus se rendre que protégés par l’armée. Donc il est du ressort du journaliste de travailler à ce qu’il y ait la paix, la tranquillité la sécurité pour qu’il puisse mieux exercer son métier. Le journaliste est d’abord un citoyen. Nous sommes touchés au même titre que tout le monde. Nous sommes dans notre rôle ».

Spécialiste des questions de sécurité à la télévision nationale du Cameroun, Eric Benjamin Lamère rappelle que : « le Cameroun est en guerre contre un ennemi rusé suffisamment armé et très déterminé au regard de la récurrence des attaques les unes aussi meurtrières que les autres que boko haram fait sur le territoire camerounais ».Pour mieux interpeller ses compatriotes sur le bien fondé de la marche du 28 février 2015,le journaliste de la CRTV indique que cette guerre que mène le Cameroun a « des conséquences terribles sur le terrain labas. On sait que l’Extrême-Nord est une région très souvent sujette à l’insécurité alimentaire. Les chiffres officiels indiquent que cette année nous auront 132000 tonnes de déficit céréaliers, ça veut dire que les risques de famine sont réels. Il ya 150000 déplacés, des camerounais qui ont fui leurs villages à cause ses exactions, pour se refugier plus à l’intérieur, il ya environs 200.000 refugiés nigérians dont 32000 cantonnés dans le camp des refugiés de Minawao dans le Mayo Tsanaga. Il ya 170 écoles fermées. Cette guerre se poursuit avec l’effort financier que cela impose aux pouvoirs publics et ce sont des pans entiers de notre développement qui seront hypothéqués. C’est pour cela qu’il faut appeler à une mobilisation pour que cet effort de guerre puisse amener à une victoire rapide sur cette nébuleuse terroriste, afin qu’on revienne à des préoccupations beaucoup plus valorisantes pour notre pays. Et c’est pour cela qu’il ya une mobilisation à la fois nationale comme ce que nous sommes entrain de faire et internationale ». Rendez-vous donc ce samedi 28 février à partir de 8heures à la poste centrale à Yaoundé pour cette Grande marche patriotique de solidarité à l’armée camerounaise et aux populations de l’Extrême-Nord.

Ericien Pascal Nguiamba.

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