\"Aeanas Chapinga Chuma.\"
Aeanas Chapinga Chuma.

Le Directeur régional Afrique de l’Organisation International du Travail(OIT), qui a séjourné au Cameroun du 1er au 4 mars 2015,est surtout venu écouter. Voici le bilan de sa visite au Cameroun.

Les patrons camerounais veulent accélérer le passage de l’informel à des entreprises formelles. Le Président de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun, APPECAM, a soutenu ce point de vue lors des échanges au siège du Groupement inter-patronal du Cameroun (GICAM) le 4 mars 2015 à Douala.

Le voyage de l’informel au formel donnera à la sous-région, insiste Mathieu Mandeng, de procéder à l’intégration de ses économies. Aeanas Chapinga Chuma a exprimé sa satisfaction quant à la rencontre des priorités entre le Cameroun et l’OIT. Il s’agit des emplois décents surtout en faveur des jeunes et la réduction des inégalités sociales au moyen de la sécurité sociale. Mais l’accord n’est pas parfait. D’une part, l’Etat affiche une ferme volonté de doter le pays d’infrastructures de manière à aguicher les investisseurs. D’autre part, les travailleurs s’impatientent de mériter des conditions de travail et de salaire décentes. Entreprises du Cameroun, ECAM, propose plutôt d’orienter le centre d’intérêts sur les unités de production de richesses. Il s’agit des entreprises. Protais Ayangma, le patron d’ECAM, y voit une piste crédible pour dessaisir la sécurité sociale entre les mains de l’Etat et la confier de la sorte aux entreprises. Elles constituent, poursuit-il, les authentiques pourvoyeurs d’emplois et de richesses dans les économies de développement. L’orientation encouragée est celle de la consolidation du secteur privé. Aeanas Chapinga Chuma l’a réitéré à Douala et surtout à Yaoundé au début de sa visite de travail. Aeanas Chapinga Chuma a vraiment tendu l’oreille aux patrons. A son avis, il faut une adéquation entre le type de formations ouvertes au Cameroun et la gamme d’emplois dans les entreprises. Il a repris les mêmes idées face journalistes convient à son point de presse. Ladite activité a précédé le marathon de Yaoundé. Le défi de la création d’emplois est difficile à relever par le public, précise le Directeur régional Afrique de l’Organisation internationale du travail, OIT. C’était face au Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, un jour plus tôt dans la capitale camerounaise. L’argument évoqué est l’inflation des diplômés. Ils méritent aussi, ajoute Aeanas Chapinga Chuma, d’explorer la piste de la formation professionnelle. Toutefois, l’OIT a ses priorités à mettre en accord avec la politique de travail et d’emploi du gouvernement camerounais. Les emplois des réfugiés, des salariés dans les pays en post-conflit ou encore l’endémie des migrations des travailleurs en Afrique demandent d’être examinés avec précision. L’OIT s’interroge aussi sur le type de croissance souhaitée dans le continent. Les chiffres de croissance sont très positifs depuis plus d’une décennie. Or, cet état des choses peine à se traduire dans la qualité des emplois. Ils ne sont pas encore décents dans la majorité de cas. Même les enfants continuent de travailler. Toutes ces préoccupations sont capables d’être adressées dans un Conseil national du travail. Son avènement est la doléance de Zacharie Perevet. Le Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle sollicite l’expertise de l’OIT à l’effet de le mettre en œuvre. Il se réjouit aussi surtout du maintien du bureau camerounais de l’OIT. La même satisfaction conclut les audiences chez le Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale, le Ministre des Relations Extérieures et d’autres parties prenantes. Les travaux avec les organisations syndicales se sont déroulés à huis clos.

Mengo me Nfan

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