\"Agropole de production de la viande porcine\"
Agropole de production de la viande porcine

Le Ministre de l’Economie de Planification et de l’Aménagement du Territoire a évalué les activités menées par ce programme au cours de l'année 2014, lors de la 6è session du Comité National de Pilotage et d'Orientation du CNOP du Programme Agropoles le 30 mars 2015 à Yaoundé. Des perspectives à l’horizon 2020.

Le Programme Agropoles qui voit le jour en 2012 est un outil de développement sectoriel qui porte sur les filières végétales, animales, halieutiques et forestières. L’objectif de ce programme, étalé sur 8 ans, est d’appuyer et de suivre l’exécution des stratégies nationales de développement de l’agriculture de seconde génération pour inverser l’accroissement des gaps entre la production et la demande au Cameroun, d’assurer la sécurité alimentaire, d’approvisionner les industries et de doper les exportations par la promotion des entreprises agro-sylvio-pastorales de moyenne et grande importances sur l’étendue du territoire.

Les deux années de sa phase pilote ont permis au Programme de produire des résultats satisfaisants. Même si de grands défis sont à relever dans la phase extensive, comme l’a relevé le Ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire(MINEPAT) Emmanuel Nganou Djoumessi qui présidait les travaux de cette 6è session à Yaoundé.

17 agropoles lancés de 2012, au total 240 entreprises mises sur pied et près de 3000 emplois directs et indirects créés. De quoi se réjouir à seulement deux ans d’existence. La réduction des importations des tourteaux de soja est à la barre des 10%, soit une production nationale de 8500 tonnes de soja. Comme effet bénéfique, les prix des produits avicoles et porcins sont maîtrisés. La production d’ananas est passée de 130 à 150 mille tonnes. Les agropoles de production de la viande porcine de Kribi, de Bafoussam et de Yaoundé ont donné près 1500 tonnes de viande. Il s’agit d’une réduction de l’ordre de 3% de la demande nationale de 17 mille tonnes. Réduction négligeable dans sa valeur relative, mais expressive dans ses chiffres absolus de 26 000 porcs, toute une population, heureuse qu’elle est de laisser découvrir des prix planchers de vente à 1800/le kilo à Bafoussam et à 2400/ le kilo à Yaoundé pendant les fêtes de fin d’année.

A Bafoussam, l’œuf était vendu à 45 francs en janvier 2014. La donne a changé, mais le record reste fixé. C’est la conséquence de l’hyper-activité de l’agropole de production et de commercialisation des œufs de table de Baleng. Plus de 16 mille tonnes. Il s’agit de 60% de la demande nationale. Le programme agropoles a déjà développé des automatismes en matière de production, notamment celle des denrées consommables au Cameroun. Il lui reste 6 années d’intenses activités. Le défi est de conforter le miracle en mettant des nouveautés non-importées sur la table du citoyen : beurre, poudre de cacao, jus ou confiture d’ananas et autres. Enfin, le programme agropoles se définit aussi comme un aménageur national. Pistes et électrification rurales, aménagement des bassins de production sont espérés en 2020 au pire des cas. La tâche est donc immense pour Adrian Ngo’o Bitomo, le Coordonnateur national du Programme Agropoles.

La Rédaction.

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