Voici les objectifs de cet atelier qui s’est tenu du 12 au 13 mai 2015 à Mbalmayo et dont les travaux été présidés par le Délégué départemental des Affaires Sociales du Nyong et So’o, Madame Menye Ombolo Catherine épouse Bothe

La ville de Mbalmayo a abrité du 12 au 13 mai 2015 l’atelier de planification de la deuxième phase du Projet de Prévention des Incapacités et Réadaptation Intégrées(PIER) dans la commune de Mbalmayo. L’objectif global de cet atelier était d’élaborer le cadre de l’intervention soutenue par la Fondation FAIRMED en collaboration avec le Ministère des Affaires Sociales, le Ministère de la Santé et la Mairie principalement, dans la commune de Mbalmayo dans la période allant de 2015 à 2018.Il était aussi question de définir le cadre logique(objectif général, objectifs spécifiques, résultats attendus et indicateurs) de la deuxième phase du Projet PIER ; de planifier les activités de cette phase du projet, de définir le pilotage stratégique du projet ;,de connaitre les risques et défis de ce projet et de finaliser un budget pour cette phase du Projet.

Les travaux, présidés par le Délégué Départemental du Nyong et So’o Madame Menye Ombolo Catherine épouse Bothe, en présence des autorités administratives de la ville et du Directeur Pays de FAIRMED, Dr Alphonse Um Boock, ont permis aux participants de relever deux problèmes majeurs à savoir la difficulté d’inclusion sociale de la personne handicapée de la commune de Mbalmayo dans la société et la difficulté pour les personnes handicapées de la commune de Mbalmayo de satisfaire leur besoins. L’inclusion des personnes handicapées dans cette Commune, et l’amélioration de l’accès aux services des personnes handicapées pour l’amélioration de leurs besoins selon la RBC ont donc préoccupé au plus haut niveau les participants à cette rencontre.

Après de longues heures de discussions et d’échanges, menés par le facilitateur FAIRMED, Xavier Zingui Messomo, les participants ont affiché leurs attentes notamment l’amélioration de l’accès à l’information pour les personnes handicapées, la facilitation de l’accès à l’emploi des personnes handicapées, la promotion des associations locales des personnes handicapées ; l’accès aux soins de santé, le suivi médical des personnes handicapées. Ils ont aussi souhaité l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la formation des personnes handicapées et celle des personnes nées de parents handicapés ; l’amélioration de l’encadrement des personnes handicapées par leur familles ; la disponibilité en qualité et en quantité des capacités, compétences, infrastructures structures. Tous les participants ont convenu que la personne handicapée quitte du statut de l’assistanat, en lui donnant les moyens pour qu’elle soit autonome. Mieux, aider les personnes handicapées à avoir accès aux financements, les amener à ne plus être complexées, ou encore leur assurer un meilleur accompagnement, en les aidant par exemple à monter des projets. Le Directeur pays de FAIRMED lui, a assisté sur le développement de « l’esprit d’entreprenariat chez les personnes handicapées » et « le renforcement des capacités » de celles-ci.

Pour Dieter IMHOF, Chargé de programme des Communautés marginalisées à la Fondation FAIRMED, « les personnes handicapées doivent être considérées comme des personnes à part entière de la société, des personnes comme tout le monde ».Monsieur Pouagam Joseph, Président d’une association de personnes handicapées aimerait lui, voir à l’issue du projet, une « commune d’avantage inclusive », une commune qui puisse comprendre les contours de l’handicap. Il voudrait que la personne handicapée soit « un citoyen décomplexé qui contribue à la mesure de ses possibilités au développement de sa commune » et qu’il y ait, « une société qui donne les mêmes opportunités de chances à tous les citoyens de cette localité ». C’est en 2011 que la Fondation FAIRMED, en collaboration avec le Ministère des Affaires Sociales, lance le Projet de Prévention des Incapacités et Réadaptation(PIER) dans la Commune de Mbalmayo. Avec pour objectif global, l’amélioration de l’accès de la population aux interventions de prévention des incapacités et de réadaptation au Cameroun, en commençant de manière pilote par la Région du Centre.

La Rédaction

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