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L’atelier de renforcement des capacités des acteurs et d’évaluation de la mise en œuvre de l’assistance publique dans le cadre de la décentralisation, organisé le 13 mai 2015 à Yaoundé, a révélé d’importantes avancées en matière de décentralisation au Ministère des affaires sociales.

En application des dispositions législatives et réglementaires en matière de décentralisation, le Ministère des Affaires Sociales(MINAS) était appelé à transférer aux Communes, l’exercice de trois compétences à savoir l’attribution des aides et des secours aux nécessiteux et aux indigents ; la participation à l’entretien et à la gestion des centres de promotion et de réinsertion sociales ; et l’assistance aux établissements sociaux.

La première compétence est transférée depuis 2010 indique-t-on au Ministère des Affaires Sociales(MINAS), quant aux deux autres compétences, conformément au calendrier préalablement établi par le Conseil National de la Décentralisation, le processus de transfert engagé par le MINAS en 2014, a connu son aboutissement avec la signature par le Premier Ministre le 9 janvier 2015 d’un décret fixant les modalités d’exercice de certaines compétences transférées par l’Etat aux communes en matière de réinsertion sociale.

« A ce sujet, je peux dire que nous avons mis à la disposition des communes depuis 2010 que nous transférons les compétences, une masse cumulée de 1 milliard 253 millions 540 milles FCFA » affirme Henri Nyambi III Dikosso, Directeur de la Solidarité Nationale au Ministère des Affaires Sociales. Le processus de décentralisation est donc en marche au MINAS. On comprend pourquoi la patronne des lieux, la Ministre des Affaires Sociales, Catherine Bakang Mbock a organisé cet atelier dont l’objectif principal était de renforcer les capacités des acteurs et évaluer la mise en œuvre de l’assistance publique dans le cadre de la décentralisation. Et de renforcer les capacités des acteurs impliqués dans l’assistance publique aux Personnes Socialement Vulnérables dans le cadre de la décentralisation en matière de procédures administratives et financières. Mais aussi d’évaluer la gestion des fonds alloués aux Communes par les exécutifs communaux et enfin évaluer l’impact de l’assistance publique dans le cadre de la décentralisation. Même si l’on note une avancée significative dans le transfert des compétences, le processus de décentralisation est encore malheureusement confronté à plusieurs difficultés liées au fait que « la décentralisation est un processus qui se met progressivement en marche. Les différents acteurs ne se sont pas toujours appropriés les textes d’encadrement de la décentralisation » explique Henri Nyambi III Dikosso qui ajoute que « sur le terrain il ya parfois une mauvaise interprétation ou alors une ignorance de ces textes par exemple l’attribution des aides et secours » Pourtant « Il ya un Comité Communal d’attribution des aides et secours qui est prévu par les textes mais il ya dans certaines communes l’inexistence de ce comité… » dit-il.

Une autre difficulté selon le Directeur de la Solidarité Nationale du MINAS, c’est « la taille des enveloppes mises à la disposition des communes et qui ne permettent pas toujours de répondre aux besoins d’assistance de leur populations vulnérables ».

A cela s’ajoutent des problèmes liés à la budgétisation notamment au niveau de la sortie des cartons. « Il ya parfois eu des erreurs dans le libellé. Par exemple en 2014 certaines communes ont payé des motocycles à la place des tricycles… ». Une bonne appropriation par tous les acteurs du rôle qui leur incombe est sans doute un préalable pour une véritable matérialisation du processus de décentralisation au Ministère des Affaires Sociales.

Ericien Pascal Nguiamba.

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