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Le Président national du Forum Républicain(FORE), une formation politique de l’opposition au Cameroun, a décidé de parler : De boko haram, de l’émergence du Cameroun, de l’opposition, des médias et surtout de la présidentielle de 2018. Interview exclusive.

Monsieur Roland Romain Kouotou bonjour, vous êtes le président national du Forum Républicain(FORE), le Cameroun est en guerre depuis contre la secte boko haram, mais on n’entend pas trop les voix des leaders de l\’opposition, pourquoi? Pensez-vous que ce soit une affaire qui concerne seulement le régime de Yaoundé?

Je vous remercie d\’avoir pensé à ma modeste personne pour savoir ce que je peux apporter à notre pays en termes de réflexion sur les problèmes qui se posent au fur et à mesure que le temps s\’accumule. L’affaire du terrorisme lié au groupuscule qui sévit dans la partie Nord-est du Nigeria avec prolongement de leurs activités de terreur dans les frontières du Cameroun et d\’autres pays, ne saurait être une affaire des gouvernants. Encore moins du gouvernement camerounais. Toutefois, il se fait que c\’est le gouvernement qui détient les moyens matériels pour lutter contre ce fléau. Tous les citoyens participent depuis le début de cette guerre en donnant des points de vue, en suggérant des solutions et il revient donc aux gouvernants de les écouter et de les mettre en application si nécessaire. Pour ce qui est des voix des acteurs politiques de l\’opposition, on ne peut pas dire qu\’ils sont restés en arrière plan, puisque nous avons tous assisté au déploiement de ceux-ci sur le terrain. Mais, malheureusement les moyens de communication en l\’occurrence les masses media étant sous le contrôle de l\’appareil politique au pouvoir, l\’opposition ne bénéficie pas d\’une campagne d\’information adéquate.

Nous sommes à trois ans de l\’élection présidentielle prévue en 2018. Serez-vous candidat à ce scrutin?

Le FORE ne dispose pas d\’élu local pouvant favoriser par rapport à la nouvelle loi, la présentation d\’une candidature à la présidentielle 2018.Toutefois, nous pensons qu\’il ne sera pas exclu de soutenir celui ou le candidat capable d\’imposer une alternance à cette échéance.

Le régime de Yaoundé a placé l\’émergence du Cameroun en 2035.Etes-vous d\’accord avec cette échéance? Pourquoi?

L\’émergence en 2035, est tout simplement une chimère. Je crois que nous ne devons pas continuer à prendre de la propagande électoraliste du régime du renouveau pour une vision de développement. Aucun ingrédient de développement n\’est visible pour pouvoir nous faire rêver. Ce pays a besoin des reformes de tout genre, économique, scolaire, judiciaires, etc…

L\’opposition camerounaise est souvent accusée d\’être incapable de faire un front unique contre le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais(RDPC) au pouvoir. Etes-vous prêt à faire une alliance en 2018? Si oui avec quelle formation politique?

Nous vous l\’avons indiqué déjà dans notre précédente réponse, mais nous ne pensons pas que le moment est idéal pour savoir avec qui nous pourrons travailler, car pour l\’heure, nous n\’excluons aucune offre à venir avec les vrais acteurs de l\’opposition.

Vous êtes un jeune leader politique dynamique et très actif sur les réseaux sociaux. Etes-vous prêt à entrer au gouvernement si le Président Biya vous faisait la proposition?

Evitons de voir l\’avenir uniquement dans les offres corruptibles du renouveau. Toutefois, chacun travaille déjà pour l\’avancée de notre pays. Nous souhaitons que le régime actuel, achève son temps et libère l\’espace aux nouveaux acteurs.

Un message particulier à l\’endroit des camerounais de la diaspora?

Les compatriotes qui vivent à l\’extérieur doivent cesser de croire que ce pays ne changera qu\’avec leurs actions personnelles. Il me semble judicieux de leur recommander de sortir de l\’attentisme qui caractérise leur attitude. Nous devons agir ensemble, pour le bien-être des générations présentes et futures.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

 

 

 

 

 

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