\"Françoise

Entretien exclusif avec cette dame de cœur qui s’engage à Renforcer la solidarité Nationale contre Boko Haram à travers la mise sur pied d’une chaîne de solidarité baptisée : « Orphelins de Guerre ». Françoise Etoa dont l’engagement et le dévouement dans l’humanitaire, par des actions débordantes de générosité, ne soufrent d’aucune contestation, passe toute sa vie, à se sacrifier pour la cause des enfants.Elle se bat sans cesse à apporter aux autres le bien-être pour leur épanouissement.

Au commencement, était la carte de la contribution populaire, celle au cours de laquelle, des camerounais, par le biais de l’opération « Coup de cœur », ont donné chacun quelque chose pour manifester un soutien aux vaillantes forces de la Défense qui défendent et sécurisent l’intégrité du sol camerounais, agressé par la secte Boko Haram. Passée cette euphorie collective, les grandes attentes sont dirigées vers une autre mobilisation, gage d’un élan de solidarité nationale. Par ces temps où, semble s’installer une situation d’inertie, ou d’essoufflement. A ce sujet, une dame de cœur, vient de s’identifier en mettant sur pied, une chaîne de solidarité baptisée : « Orphelins de Guerre ». Françoise Etoa puisqu’il s’agit d’elle, dont l’engagement et le dévouement dans l’humanitaire, par des actions débordantes de générosité, a organisé déjà en de l’année 2015, une séance des retrouvailles au Hilton Hôtel de Yaoundé. Des victimes, des orphelins de guerre : parents, épouses et enfants des soldats tombés sur le champ d’honneur pour défendre la patrie ont eu droit à des chèques, des cadeaux et un repas. Femme fière d’allure et de modestie, cette camerounaise, née il y a de cela une cinquantaine d’années dans la région du Sud, œuvre dans les associations caritatives, dont elle en a fait son crédo ; après avoir abandonné sa profession de Clerc de notaire. Françoise Etoa a su toujours répondre favorablement aux multiples demandes et sollicitations.

Françoise Etoa sait réagir régulièrement à la douleur des enfants déshérités, des personnes affligées et en détresse à travers tout le contient africain. Son œuvre est immense. C’est une femme de cœur humble et généreuse. Françoise Etoa passe toute sa vie, à se sacrifiée pour la cause des enfants. Après l’étape de Yaoundé, la voici à mettre le cap sur le Tchad, à l’effet d’organiser la phase 2 à Ndjamena du concept « les orphelins de guerre ». Celle qui aime à dire,  « Je suis une mère. Et la plupart des mères aiment les enfants », reste convaincue que le regard d’un enfant est un regard de vérité, de sincérité et même d’honnêteté. Qui plus est, l’enfant c’est l’avenir, l’avenir de l’humanité. Ceux qui la connaissent depuis votre tendre enfance, ne sont pas surpris par son affection. Ils disent d’elle qu’elle est une femme qui, dans la spontanéité s’occupe des autres. Elle est restée identique, naturelle, humble et affective ; surtout à l’endroit des couches défavorisées, frustrées et des laissées pour compte. La rencontre de Françoise Etoa avec le Président Obiang Nguema de la Guinée équatoriale, a permis, la création de la maison de la francophonie dans la ville de Bata pour permettre aux enfants dudit pays, de parler français et de se familiariser à la culture francophone. Outre le cercle des enfants qu’elle e créé et qu’elle dirige, Françoise Etoa, membre fondateur de association « la défense de la langue française », .est au four et au moulin, dans les préparatifs de la célébration très prochaine de la journée internationale de la francophonie. Elle s’exprime sur les différentes actions qui irriguent son dévouement dans l’humanitaire. Entretien.

Depuis quelques temps, vous avez le cœur et l’âme sur des actions qui débordent tant par votre engagement social, que par la dévotion humanitariste et la générosité envers les veuves et les orphelins de guerre. Et si on parlait de la genèse et les motivations qui caractérisent ce concept?

L’Humanitaire est l’essence de mon existence. Elle est le reflet du vécu de mon tendre enfance. C’est donc un engagement de longue date et non un calcul politique. C’est dans ce sens que j’ai créé et dirige le cercle des enfants. Dans la même lignée, grâce au Président Obiang Nguema de la Guinée équatoriale, nous avons fait la maison de la francophonie sur pied à Bata pour permettre aux enfants de ce pays de parler français et de se familiariser à la culture francophone. Les parents doivent accompagner leurs enfants à la réussite de leur vie adulte. Imaginez quand les parents sont fauchés à la fleur de l’âge, l’avenir des enfants est hypothéqué. C’est difficile à vivre. C’est pour cette raison qu’il leur faut ce réconfort.

Le premier acte de cette générosité, a été expérimenté dans la fin de l’année 2015, avec l’organisation d’une grande cérémonie au Hilton hôtel ; plus d’un demi-millier d’orphelins. Faisons un flash-back sur cette initiative.

La fin de l’année 2015 coïncidait avec les 10 ans de notre association « la défense de la langue française ». Or défendre la langue française est aussi un acte de solidarité internationale. J’ai voulu que ces 10 ans de notre association soit accompagnée d’un grand évènement de type humanitaire. Actualité obligeant, j’ai cru bon de le célébrer dans mon pays le Cameroun avec les orphelins de guerre. Et comme le Cameroun n’est pas seul pays au front, nous avons associé les orphelins des autres pays concernés. Qu’il me soit permis de remercier ici tous ceux qui ont favorisé la réalisation de cette œuvre caritative. Mes pensées vont aux grands groupes français et italiens, ainsi qu’à certaines banques installées au Cameroun, aux sociétés camerounaises. Je remercie plus particulièrement le Ministère camerounais de la Défense pour son soutien. A tous, je formule ici ma très profonde gratitude.

Tout un repas aux victimes, parents, épouses et enfants des soldats tombés sur le champ d’honneur pour défendre la patrie. Pensez-vous avoir touché la cible et atteint l’objectif ?

Je pense bien avoir touché la cible. Il fallait d’abord s’intéresser aux personnes directement touchées. De ce point de vue les orphelins, les veuves et les parents sont les principaux concernés. On aurait élargi l’échantillon avec un peu plus de moyens et même envisagé d’autres actions plus pérennes. Un ami a l’habitude de me dire qu’on ne peut tout faire à la fois. Ce n’est que partie remise.

Au départ beaucoup des personnes, y compris les institutions étatiques n’y ont pas cru. Mais pourtant vous avez réussi à mettre ensemble des personnes affligées qui ne s’étaient pas rencontrées avant date. D’où sont venus les bénéficiaires de ce coup de cœur?

Quand on débarque de Paris avec des idées ou des projets, nous ne sommes pas toujours écoutés. C’est regrettable. Dans notre cas, nous avons cherché à convaincre les autres acteurs par le sérieux du projet, la détermination de notre association, et surtout sa dimension sociale. Cette forte mobilisation a été favorisée par les chancelleries accréditées à Yaoundé. Ainsi les ambassades du Nigeria, du Tchad, du Niger nous ont aidésà mobiliser les orphelins de guerre ainsi qui les veuves. Il faut ajouter que ces pays ont assuré et garanti la sécurité des bénéficiaires. Aussi, le Ministère de la défense a joué un rôle capital dans l’identification et la sécurisation des orphelins et veuves camerounais.

Etes-vous restée en contact de manière permanente avec ces orphelins de guerre pour ce qui est de la partie camerounaise ? La guerre n’est pas finie. Bien au contraire, on dénombre au fil des jours d’autres morts au sein des forces de Défense. Ce qui ne fait qu’aggravez le nombre des orphelins. Comment entrevoyez-vous la suite ?Certaines opinions pensent à la mise en route du statut de pupilles de la Nation au bénéfice des épouses, enfants, parents des soldats tombés sur le champ d’honneur ? 

 Je disais qu’il fallait aller plus loin. Envisager un encadrement adéquat de ce typede population. La guerre n’est pas finie. Il y aura plus de morts et par conséquent d’orphelins et de veuves. Il faut une réflexion de fond avec les autorités publiques. C’est dans cette perspective qu’on se situera. Quant au statut de pupilles de la Nation, c’est une problématique qui se situe au-dessus du mouvement associatif. Je n’ai pas de doute que le Cameroun saura trouver de bonnes solutions. Ce n’est pas à nous de le préconiser. Déjà si certains faisaient comme nous, on soulagerait les souffrances.

La question en débat est celle aujourd’hui du renforcement de la solidarité Nationale. On parle également de la proximité des autorités qui est très attendue sur le théâtre des conflits à l’Extrême Nord. Pensez-vous que cela peut booster le moral des forces de Défense et des populations des zones septentrionales ?

Bien évidemment la solidarité nationale s’est manifestée et de quelle manière. Nul ne nie et personne ne le doute, pas moi en tout cas. Elle est vivace, cette solidarité de cœur et de moyens. Regardez les hommages rendus à nos soldats sur les réseaux sociaux. C’est la preuve irréfutable que nos vaillants soldats ne sont pas abandonnés. Bien au contraire.

On vous annonce dans la ville de Ndjamena au Tchad, dans les prochains jours, pour l’acte 2 du concept « Orphelin de guerre ». Jusqu’où, vous en êtes avec les préparatifs ? Comment sera articulée l’organisation de cette séance de retrouvaille entre les victimes de guerre ?

Le Tchad est un pays frère et ami du Cameroun concerné par la guerre contre Boko Haram. Le 29 novembre 2015 à Yaoundé, la délégation tchadienne était l’une des plus importantes. Je voulais par-là dire que le Tchad a manifesté un intérêt particulier autour de cet évènement. Aussi avons-nous pensé d’organiser la phase 2 à Ndjamena. A ce stade, nous avons pris contact et présenté un nouveau projet aux autorités tchadiennes. Sans doute, le calendrier national est chargé, nous attendons la réaction des autorités pour convenir de la mise en œuvre du projet. Je remercie une fois de plus le Tchad et ses autorités pour leur disponibilité.

Vous avez protégé le concept d’ « Orphelin de guerre » à l’Oapi. Est-ce à dire que vous voulez en faire une œuvre pérenne, de grands moments de solidarité sur la durée au bénéfice des victimes de guerre dans le monde entier ?

Déjà au niveau de la sous-région avant de parler du monde entier. Je suis convaincu que des associations œuvrent dans d’autres foyers de guerre, notamment en Syrie, en Libye, etc. Je considère notre action comme une œuvre hautement salutaire qui mérite le soutien de tous. Et toute œuvre doit être protégée, ne serait-ce que pour un laps de temps. Il faut comprendre qu’il s’agit de protéger le concept et non l’œuvre elle-même. Car les œuvres ne sont pas des inventions. Voilà qui justifie notre démarche auprès de l’OAPI. Jusqu’à preuve de contraire, je suis en honneur de sainteté avec les autorités des pays concernés par la lutte contre Boko Haram.

On vous voit, essayer de comprendre, d’aider, d’assister les démunis, les moins nantis, les faibles. D’où este ce que vous allez puiser cette simplicité et l’altruisme au service des autres ?

J’estime que chacun de nous a une vocation. Elle peut s’exprimer de différente manière. Des droits de l’homme, nous sommes tous nés égaux. Pourquoi donc cette injustice ? Les uns sont riches, d’autres pauvres. Certains aisés et d’autres pauvres. C\’est le fait des humains que nous sommes. Donc l’humain doit s’investir pour faire de son semblable ce qu’il est lui-même. Je me bats à apporter aux autres le bien-être pour leur épanouissement. De ce fait je m’occupe de l’humain. C’est passionnant voire reconnaissant d’être utile à ses semblables.

 Vous êtes une femme, une maman ; qui connaît la douleur d’une grossesse et celle de l’enfantement. L’essentiel de vos actions se cristallise sur la mère et l’enfant, c\’est-à-dire les veuves et les orphelins, la santé, le progrès, le bien- être social. Qu’est ce qui peut expliquer que, tout tourne autour de l’enfant, de la femme, de l’humanitaire et du social ?

Je suis une mère. Et la plupart aime les enfants. En réalité c’est quelque chose d’inné. Je ne sais comment le dire ou le signifié. Pour moi, c’est un monde merveilleux, plein d’innocence. Le regard d’un enfant est un regard de vérité, de sincérité et même d’honnêteté. De plus, l’enfant c’est l’avenir, l’avenir de l’humanité. Si nous voulons avoir demain un monde meilleur, occupons-nous de nos enfants, investissons sur l’enfant car c’est l’enfant d’aujourd’hui qui fera le monde de demain.

Après le Tchad, vous allez mettre le cap sur la Guinée Equatoriale. Vous y retrouverez vos nouvelles amours sur la francophonie. Vous envisagez l’organisation de toute une semaine sur la francophonie. Comment se prépare cet autre évènement en terre guinéenne ?

Je ne saurai parler d’une organisation particulière. C’est un évènement qui nous est traditionnel dans ce pays. Nous avons le soutien des autorités nationales et de l’encadrement des pays amis. Certainement on apportera une petite touche dont je me garderai de dévoiler ici.

L’apothéose est prévue pour la journée du 20 mars qui coïncide avec les festivités marquant la célébration de la journée internationale de la francophonie. Là aussi, vous êtes au four et au moulin de la tenue de cet évènement qui se tient avec l’onction de l’ambassadeur de France en GuinéeEquatoriale. Comment envisagez-vous boucler la boucle de cette cérémonie ?

N’ajoutant pas de la confusion, les deux ne sont pas intimement liés. Comme vous avez su le dire, la Francophonie en tant qu’espace francophone de coopération est née le 20 mars 1970 à Niamey au Niger sous l’impulsion de ses pères fondateurs : Léopold Sédar Senghor, Hamani Diori, Habib Bourguiba et le Prince Norodom Sihanouk pour mettre à profit le français au service de la solidarité, du développement et du rapprochement des peuples par le dialogue permanent des civilisations.C’est un grand jour pour la communauté francophone qui la célèbre sousle sceau de l’OIF. En Guinée équatoriale, la maison de la francophonie est lieu indiqué de cette commémoration. J’y serai pour la circonstance. Ce sera donc l’occasion d’associer d’autres évènements qui concourent à la solidarité internationale. Tel est notre vœu.

Réalisé par Souley ONOHIOLO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *