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Il est l’une des têtes d’affiche de la 17è édition du Fescarhy. Sa passion du métier  et son parcours font de lui un modèle pour la jeune  génération. Portrait.

Il découvre le dessin professionnel à la lumière de la démocratie naissante des années 90 en Afrique et s’y engouffre  d’abord par convictions. «  J’ai 18 ans à l’époque » dit-il. Mais surtout pour pouvoir payer ses études d’Ingénieur de Maintenance Industrielle à l’Ecole Nationale Supérieure des Industries Agro-Alimentaires du Cameroun (l\’ENSIAAC) – Ngaoundéré. Il  intègre la presse libre comme caricaturiste à travers plusieurs titres dont Le Volcan, La détente, la Caravane, le temps, le Quotidien, et surtout l’hebdomadaire Dikalo pour lequel je travaille jusqu’à sa cession en 1995 au groupe Fadil.

Diplôme d’Ingénieur en poche dès1994,  cet homme qui voit le jour  le 8 octobre 1969 à Nkolvé, dans la Région du Centre Cameroun, participe assidûment à un atelier de formation à l’’écriture et l’illustration pour enfants au Centre Culturel Français de Yaoundé sous la Direction de Marie Wabbes, puis à un autre de  Christian Kingué Epanya en 1995. Seul technicien de la bande de copains apprentis-écrivains pour enfants, il est  boursier de la Coopération technique belge (AGCD) pour une formation professionnelle en arts graphiques et conduite offset à l’Institut Supérieur de l’Enseignement Technique de Liège en 1996. De retour de Belgique, le besoin de cadres techniques dans le secteur local de l’imprimerie est tel qu’il est submergé d’offres d’emploi Il  choisit la voie du free lance pour servir plusieurs structures à la foi et  monte une startup, Pixel Arts et interviens comme infographiste au Centre Culturel Français de Yaoundé, dans des ministères et surtout pour de nombreux journaux locaux et étrangers.

La polyvalence qui caractérise son doigté va l’emmener dans diverses structures locales et étrangères jusqu’à l’Imprimerie MACACOS  (Maison Catholique de la Communication Sociale) où  il occupe le poste de Responsable Technique dès fin 2008 à début 2011.

En 2009, ayant constaté l’influence de la lecture de loisir sur les résultats scolaires de ses enfants, Malyk, prend conscience de ce qu’il a manqué à la mission importante pour laquelle la bourse belge lui avait été octroyée, à savoir participer comme technicien à la vulgarisation du livre et de la lecture de loisir. Dès lors, il va reprendre  le travail assidûment pour se refaire la main, autant en écriture qu’en illustration.  Il va exercer comme caricaturiste pour l’émission Canal Presse avant de s’essayer à nouveau à l’illustration.

Depuis janvier 2016, Malyk est caricaturiste au journal Signatures pendant qu’il achève son quatrième ouvrage pour enfant dont la publication est prévue pour la fin de cette année aux éditions Akoma Mba.

Ericien Pascal.

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