\"Gabon

Le ministre de la Justice Séraphin Moudounga a annoncé ce lundi après-midi sa décision de démissionner. Il explique sur RFI vouloir « bénéficier de sa totale liberté ». Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fait part de sa vive préoccupation quant au sort de « plusieurs de nos compatriotes » dont on est « sans nouvelles ». Du côté du pouvoir, on continue d\’accuser Jean Ping d\’être mêlé à un complot. Le ministre de l\’Intérieur a refait le bilan des violences de la semaine dernière. Enfin, les accusations de fraudes réciproques continuent. Le point sur la situation.

■ Le ministre de la Justice du Gabon démissionne

Le deuxième vice-Premier ministre gabonais, Séraphin Moundounga, a annoncé ce lundi qu\’il démissionnnait. Il s\’agit de la première défection de haut niveau depuis le début des troubles mercredi dernier.

« J\’ai redouté que le Gabon puisse basculer dans la violence si les résultats étaient rendus publics sans qu\’il ne soit procédé au recomptage des résultats, procès-verbal par procès-verbal de chaque bureau de vote. Ceci n\’ayant pas pas eu lieu, le pays a basculé dans la violence et cette violence se poursuit de façon latente jusqu\’à ce jour. Donc la paix est gravement menacée dans notre pays, la sécurité est gravement menacée. Il a été répondu que le recomptage n\’était pas prévu par la loi électorale gabonaise », a indiqué M. Moudounga à RFI.

Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n\’apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j\’ai pris la décision de prendre congé, d\’une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que, grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté.

Il dit vouloir « oeuvrer au côté du peuple gabonais à ce que la paix soit garantie dans le pays ». M. Moundounga est l\’invité d\’Afrique matin ce mardi 6 septembre.

C\’est un véritable coup de poignard dans le dos pour Ali Bongo car Séraphin Moundounga était un homme clé de son dispositif. L\’un des rares à l\’avoir accompagné depuis 2009 et durant tout son septennat. Un homme considéré comme l\’un des plus durs du régime et volontiers perçu comme orgueilleux du fait de sa proximité avec le chef de l\’Etat. Au point d\’être élevé au rang de second vice-Premier ministre lors du dernier remaniement en 2014.

Source rfi.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *