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 La Présidente de l\’antenne Cameroun de l\’Union des Femmes Reporters sportives  d\’Afrique (Ufresa-Cam) et journaliste au quotidien privé camerounais Mutations, parle de cette association, de ses projets et ambitions et de la prestation des femmes journalistes de la télévision nationale à la finale de la coupe du Cameroun le 30 octobre 2016. Entretien.

Priscille Moadougou, vous êtes la présidente de l\’Ufresa-Cam. Présentez nous cette association…

Comme son nom l’indique, Ufresa Cameroun est un démembrement de l’association mère, Ufresa. A l’origine de la création de cette structure, il y a le Congrès du Centenaire tenu à Paris, il y a plusieurs années. A cette occasion, l’Olympisme avait décidé de prendre en compte la dimension importante de la femme dans le sport aussi bien dans la pratique des activités physiques que dans les structures de gestion. Depuis ce congrès mémorable, des efforts gigantesques ont été fournis par toutes les Institutions sportives internationales, continentales et nationales pour accroître la présence féminine dans les différentes composantes du sport. Et sur le continent, des efforts concrets sont fournis çà et là pour l’intégration poussée des femmes dans le mouvement sportif. C’est dans ce cadre que l’initiative de la création d’une Union des Femmes Reporters Sportives d’Afrique est née.

Quelles sont les objectifs et les missions de cette Union?

Il s’agit notamment de favoriser l’échange et la communication entre les reporters sportives du Cameroun ou des professionnelles de médias camerounais ou assimilés exerçant à l’étranger; inciter les femmes à exercer le journalisme sportif ; lutter contre les inégalités entre hommes et femmes dans la profession. Tout mettre en œuvre pour la formation continue des femmes reporters sportives et favoriser la participation de ses membres aux grands rendez-vous sportifs nationaux, africains et internationaux. Sans oublier le fait d’entretenir des relations de coopération avec les organismes et institutions de sport en vue de réaliser les différents programmes de développement du sport en général et du sport féminin en particulier.

Quelles actions menez-vous sur le terrain en faveur des membres de l\’Ufresa-Cam?

Jusqu’ici, nous avons organisé des sessions de formations pour les journalistes sportifs en général et pour nos membres en particulier. C’était avec le concours des responsables de la Fédération camerounaise de basket-ball et ceux de la Fédération camerounaise de volley-ball. En outre, nous nous impliquons souvent pour permettre qu’une de nos membres ait la possibilité d’aller couvrir une manifestation sportive continentale ou mondiale. Quelques fois aussi, nous organisons des conférences-débats, ce qui permet à nos membres d’avoir plus d’amples informations sur des questions précises, au regard de la qualité des personnes ressources.
Les femmes journalistes de la télévision nationale ont reporté la finale de la coupe du Cameroun 2016. Plusieurs professionnels ainsi que le public disent que ces femmes reporters n\’étaient pas à la hauteur de la tâche… Est-ce un échec de votre Association?

Je ne pense pas que ce soit un échec d’Ufresa Cameroun. La plupart des journalistes sportives en activité sont membres de l’association. Ce qui n’est pas le cas des consœurs qui ont eu le privilège d’assurer le reportage de cette rencontre. Par ailleurs, nous avons des membres d’Ufresa-Cameroun à la télévision nationale.

Quelles actions comptez-vous mener pour que ces femmes reporters soient à la hauteur lors de la Can feminine puisque selon des sources, ce sont ces mêmes consœurs qui devraient reporter les matches de la prochaine Can…

Nous avons déjà donné notre avis sur la question. Nous en avons aussi discuté avec l’une des consœurs en question. Je pense qu’elles vont rectifier le tir. Il faut savoir que l’initiation n’est pas toujours une chose aisée. C’est à force de forger qu’on devient forgeron. En réalité, le journalisme sportif est un environnement très macho. Les hommes sont durs avec les femmes qui l’exercent. Donc, les erreurs ne sont pas tolérées. Pour la Can féminine que notre pays a l’honneur d’abriter, nous avons une série d’activités que nous envisageons organiser. D’abord des conférences-débats dans une chaîne de télévision, qui va nous accompagner. Tandis que d’autres seront animés dans le village Can de Yaoundé. C’est d’ailleurs l’une de nos propositions. Des thématiques qui vont tourner autour du football féminin. La production d’une plaquette, la tenue d’un séminaire ou encore une action de soutien à l’endroit des Lionnes indomptables sont aussi dans nos objectifs.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

 

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