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La Semaine du cinéma brésilien se tient à Yaoundé depuis le 7 février 2018. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mariana Madeira, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Brésil au Cameroun à la résidence du Brésil à Yaoundé. L\’évènement est organisé en partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant du Cameroun depuis 2015. Zoom sur cette 3è édition qui s’achève le 11 février.

La Semaine du cinéma brésilien a pour objectif de contribuer à un véritable échange de cultures.  Elle permet de comprendre qu’en dehors des telenovelas diffusées par les chaînes de télévision locales, il existe un cinéma au Brésil. Un cinéma fort, ambitieux, de qualité, dont les sujets traités se rapprochent, par bien des points, aux préoccupations que l’on retrouve dans les cinémas d’Afrique noire. Pour cette troisième édition étalée du 7 au 11 février 2018, huit séances de projection sont au programme  dans des établissements scolaires, en l’occurrence les collèges Laforge à Olémbé, Matamfen à Nlongkak et au Centre social pilote de Yaoundé 5 à Essos. Ainsi qu’à des lieux fixes comme Othni, le laboratoire théâtre de Yaoundé situé à Titi Garage. « Samedi et dimanche, nous irons dans des quartiers tous les soirs à partir de 18h. D’abord à Eleveur, dans la cour de la paroisse Saint Blaise, puis à Emana, au lieu-dit Bilik. Pour cette édition aussi, nous aurons trois films brésiliens, des films d’auteurs des années 2000 : « Central do Brazil » qui est le film d’ouverture. Il nous ballade dans le Brésil profond avec ses paysages pittoresques mais aussi sa pauvreté. « Avril despedaçado » ou Avril brisé, un film de Walter Salles, réalisateur qui, à lui seul, incarne le renouveau du cinéma brésilien. Ce film évoque la guerre entre deux familles ennemies, entretenue de génération en génération. Le dernier film s’intitule « Vida de menina » (ou la vie d’une jeune fille) d’Helena Solberg. Une peinture douce mais profonde sur l’adolescence et les relations familiales » explique Stéphanie Dongmo la Présidente du Cinéma Numérique Ambulant(CNA) du Cameroun.

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Elle ajoute qu’ « A côté de ces films brésiliens, nous aurons des films camerounais qui vont assurer les premières parties de séances. Ce sont six films des éditions 2016 et 2017 du concours « 10 jours pour un film », organisé par l’Institut Goethe du Cameroun et le Festival Ecrans noirs. Il s’agit de « Héritage » de Yolande Welimoum, « Nyangono » de Jean Marc Anda, « Toi et moi » de Steve Kamdeu ; « L’enfer c’est mon genre » de Félicité Asseh, « Point de vue » de Frank Lea Malle et « My core indubitably » de Lisette Nange. Ces films portent sur le vivre-ensemble et les violences basées sur le genre».

Ericien Pascal Nguiamba

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