\"\"Le Festival International de la Série Télévisée en abrégé FIST qui est une activité de l’association Cameroun Cultures et dont le cinéaste, écrivain et promoteur culturel  Flavien Anicet BILONGO en est le Délégué Général, est le premier du genre en Afrique. Il se veut promoteur de ces Séries qui valorisent notre culture. Cette première édition qui se déroulera du 28 Novembre au 1er décembre 2018 à KRIBI aura pour thème : « LA SERIE TELEVISEE, VITRINE DE NOTRE CULTURE ». Zoom sur cet évènement.

Le triste constat et patent au Cameroun et en Afrique est que dans la majorité des villes, le cinéma est en perte de vitesse. Les salles ne faisant plus recette, ferment par vague… Il ne nous reste plus que la télévision. Conséquence, nos valeurs traditionnelles sont en perte de vitesse face aux programmes diffusés dans les chaînes de télévisions par satellite et par câble. Mais quand on connaît l’influence de la télévision dans nos familles, il devient urgent de faire des programmes qui cadrent avec nos réalités, et qui éduquent notre jeunesse sur nos us et coutumes. Ouvert au monde entier, le Festival International de la Série Télévisée en abrégé FIST qui est une activité de l’association Cameroun Cultures et dont le cinéaste, écrivain et promoteur culturel  Flavien Anicet BILONGO en est le Délégué Général, est le premier du genre en Afrique. Il se veut promoteur de ces Séries qui valorisent notre culture.

La première édition qui se déroulera du 28 Novembre au 1er décembre 2018 à KRIBI aura pour thème : ‘’ LA SERIE TELEVISEE, VITRINE DE NOTRE CULTURE’’.’’C’est autour de ce thème ô combien profond que les intelligences du cinéma Africain devront se pencher pour en tirer la quintessence. Le FIST sera ainsi une rencontre entre les cultures des pays émergents du monde entier, anglophones, francophones, ou lusophones. C’est aussi un lieu de découverte de toutes les facettes de la culture Camerounaise partant de l’Art à l’Artisanat en  passant par les coutumes et les fêtes traditionnelles. C’est également un vaste lieu d’échanges entre artistes de divers horizons et de diverses disciplines. C’est enfin un lieu de formation et d’information sur les réalités de l’audiovisuel en Afrique et dans les pays émergents, à travers des tournages, des ateliers de formation, des tables-rondes et des colloques.

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Kribi, un choix justifié…

Ville touristique, Kribi c’est soixante-dix kilomètres de côtes dans le Sud du Cameroun. Elle est située à 300 kilomètres de la Capitale Yaoundé et à 180 kilomètres de Douala, Capitale économique. On s’y rend par bus et la durée du voyage oscille entre deux et trois heures. Avec ses belles plages naturelles au sable blanc s’étendant à perte de vue, bordées de rangées de cocotiers, ses sites touristiques d’envergure comme les prestigieuses chutes de la Lobé, classées patrimoine de universel par l’UNESCO, phénomène unique au monde où un fleuve se jette à la mer au travers d’une chute. On a aussi les campements pygmées de Bipindi, Le village des pêcheurs de Londji et le sanctuaire de pèlerinage de Bidou et très prochainement le monument de la Mère de l’Humanité, le plus haut monument au monde. Près de soixante-dix hôtels, un potentiel d’accueil remarquable pour sa population estimée à environ 500 000 âmes. Kribi c’est aussi un melting-pot des populations réputées pour leur culture d ‘accueil. On y dénombre entre autres ethnies les Batangas, les mabis, les Ngoumbas, les Fangs, les bassas, les bakokos, les Ewondos, les pygmées. Tous ces peuples, bien que divers vivent en harmonie avec les autres peuples immigrés que sont les nigérians, les Equato-guinéens et les Béninois. L ‘activité principale de Kribi est la pêche. On y pratique aussi l’Agriculture avec les grandes plantations d’Hévéa de N’yete et l’impressionnante palmeraie de Kienké. C’est aussi et surtout une ville qui n’a pas oublié son passé. Les us et coutumes y ont la peau dure. Kribi se positionne comme le poumon économique du Cameroun avec son port en eaux profondes encore en construction. C’est cette ville qui abritera donc l’ensemble des activités de l’événement.

Un pari à gagner !

Bénéficiant du  patronage du Ministère des Arts et de la Culture, de l’appui du Ministère du Tourisme et des Loisirs, de la  Communauté Urbaine de Kribi, du Port Autonome de Kribi(PAK),  de la Mairie de Kribi 1er, d’un partenariat média du groupe Canal+ avec ses chaînes A+ centre et Ouest, de l’assistance technique du Festival Panafricain du cinéma et de la Télévision de Ouagadougou(FESPACO) Burkina Faso, de l’ Association Sud Ecriture (Tunisie), Association Pieds dans la mare (St. Nazaire) France, le FIST pendant quatre jours du mois de décembre de chaque année, travaillera pour gagner le pari de :

Offrir à travers les séries télévisées africaines et des pays émergents, une autre façon d’aborder cette modernité, en gardant les pieds bien enracinés dans sa propre culture. Il s’agit en somme, à travers les expériences des autres, d’imaginer une autre façon d’entrevoir la modernité.

Montrer et  prouver que d’autres villes en dehors des métropoles que sont Yaoundé et Douala aussi aiment le cinéma et peuvent fortement se mobiliser pour défendre notre cinéma, d’où le choix de Kribi.

Relancer le cinéma Africain en particulier, et des cinémas émergents tout court, à partir de la Série télévisée.

 Ces  échanges entre cultures dont Le FIST se fait défenseur, les échecs des uns éviteraient les chutes des autres. Les exemples des cinémas agressifs d’Asie et d’Amérique du Sud seraient d’un grand apport pour les cinémas d’Afrique, du Pacifique et des Caraïbes.

Voir le FIST devenir le centre du cinéma Africain et pourquoi pas mondial…

Retombées financières, culturelles, sociales et touristiques

Avec plus de 500 invités officiels du FIST et plus d’une centaine de films au programme, l’Afrique se trouverait enrichie avec les expériences d’autres cinémas émergents. Pour Le Cameroun, Le FIST c’est aussi une occasion dorée de vendre son image sur le plan touristique, grâce aux foires expositions qui y seront organisées, et aux représentations d’artistes et d’artisans qui se feront le long du festival. Une opportunité pour les cinéastes de tout bord de venir tourner leur film au Cameroun, Afrique en miniature. Pour Kribi, les retombées économiques d’un tel projet sont incalculables tant à court qu’à long terme. En conclusion, le FIST est un événement majeur, non seulement dans les échanges Nord-Sud, mais aussi et surtout dans la découverte et l’acceptation de l’autre, ainsi que dans sa propre adaptation dans le sens d’une évolution positive pour un développement durable. Le FIST, tout en étant un lieu d’échanges et de détente, n’en est pas moins un lieu de promotion des cinémas émergents, et de formation d’une relève de ces cinémas dans un concept de mondialisation, soit de compétitivité. Le FIST est une activité qu’il faut soutenir, accompagner, parce qu’elle contribue à l’émergence culturelle du Cameroun et de l’Afrique. C’est enfin un endroit où il faut être à  ce moment précis.

Ericien Pascal Nguiamba

 

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