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Le Coordonnateur du Mouvement « 11 millions de Citoyens » est désormais interdit d’exercer des activités politiques.  Le 25 avril 2019, alors qu’il avait déjà obtenu le récépissé de déclaration d’une manifestation, celle-ci a été interdite par le sous-préfet de l’arrondissement de Biyouha dans le département du Nyong-et-Kéllé, Région du Centre où se trouve Yaoundé la capitale politique du pays. Qui veut « broyer » et « briser » Cabral Libii et pour quelles fins ? Le jeune candidat malheureux à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 qui a échangé avec les hommes et femmes des médias le 30 avril 2019 à Yaoundé, parle de « Conspiration » et annonce des actions judiciaires suite à cette « forfaiture ».

« Je tiens à dénoncer publiquement la conspiration dont nous faisons l’objet. Quand je dis nous vous avez sans doute appris que vendredi dernier le 25 avril, nous sommes arrivés dans l’arrondissement de Biyouha dans le département du Nyong-et-kéllé, pour une manifestation publique. Nous avons obtenu un récépissé de déclaration. Mais curieusement le jour même de la tenue de notre manifestation, on nous a servis une interdiction. Nous en étions tellement étonnés, surtout du motif de l’interdiction qui disait que moi Cabral Libii je fais l’objet de suspension de toute activité politique, voilà le motif exact de l’interdiction. Nous avons demandé à madame le sous-préfet de nous tenir l’acte de suspension, pour que nous prenions connaissance des motivations de la suspension, de la durée même de la suspension, de l’étendue de la suspension, est ce sur un arrondissement un département une région ou dans tout le Cameroun. Elle était incapable de nous donner ce document »… Cabral Libii, à travers cette déclaration à la presse nationale et internationale, a voulu que cette affaire soit connue par le grand public surtout que selon ce jeune leader politique sorti troisième à la dernière présidentielle du 7 octobre 2018, l’autorité administrative avait déclaré appliquer des instructions de « la hiérarchie » sans pour autant indiquer si c’était le Préfet, le gouverneur ou alors le Ministre de l’administration territoriale. Le flou persiste donc actuellement sur cette affaire et l’on s’interroge sur les réelles motivations d’une telle démarche. « Comment un citoyen peut faire l’objet de suspension de toute activité politique, alors que c’est un  droit universel d’exercer l’activité politique ? s’interroge Cabral Libii qui recevait les journalistes au siège de son mouvement à Yaoundé.  « Je ne fais l’objet d’aucune déchéance pénale, je ne fais pas l’objet d’une condamnation. Il est donc inadmissible que dans un pays réputé démocratique, que nous en soyons là. C’est pour cela que nous avons tenu à dénoncer cette conspiration cette forme de « mafia politique » qui ne dit pas son nom » a-t-il déclaré.

Il faut noter que depuis le 2 janvier 2019, le mouvement « 11 millions de citoyens » est reparti sur le terrain pour sensibiliser les camerounais à s’inscrire sur les listes électorales, et les préparer à concourir lors des prochaines élections législatives et municipales. Par ailleurs, après une concertation le 3 mars avec les responsables du Parti Univers (qui l’avait investi lors de la récente présidentielle), il avait été convenu de la création d’un nouveau parti politique. Le 6 mars une assemblée constitutive s’est tenue et le 8 mars le dossier de création de ce nouveau parti politique a été déposé dans les services du gouverneur. Le 14 mars le dossier était déjà acheminé dans les services du Ministère de l’Administration territoriale. « Jusqu’à ce jour le Parti politique « Les Citoyens » n’est toujours pas légalisé » constate avec regret Cabral Libii qui dit avoir déjà entrepris des démarches en vue de connaitre l’évolution du dossier de légalisation de cette nouvelle formation politique. La réponse qu’il reçoit est tout simplement que « le dossier est en étude ».

Pendant donc que Cabral Libii attend la légalisation de son parti politique, il est curieusement interdit d’exercer toute activité politique. C’est tout simplement « une conspiration contre la jeunesse camerounaise, contre tourte dynamique nouvelle…contre le parti politique Les Citoyens que nous sommes entrain de vouloir mettre en place » déplore le candidat malheureux à la présidentielle du 7 octobre 2018 qui annonce des actions judiciaires aux plans national et international suite à la « forfaiture » de Biyouha dans le Nyong-et-Kéllé.

C’est donc une affaire à suivre.

Ericien Pascal Nguiamba

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