Le Ministre des Finances a lancé la campagne de vulgarisation de la plateforme informatique du Comité National Economique et Financier (CNEF) du Cameroun mardi 25 août 2020 à Yaoundé. Cette campagne dont l’objectif général est de permettre à tous les acteurs du système financier de bénéficier des avantages de transparence et de prise de décision financière optimale inhérents à l’usage systématique de la plateforme informatique du CNEF, se poursuivra par des séminaires de sensibilisation dans les dix régions du Cameroun. Lire la suite.

C’est en sa qualité de Président du Comité National Economique et Financier (CNEF) du Cameroun qu’il a lancé cette campagne dont l’objectif général est de permettre à tous les acteurs du système financier de bénéficier des avantages de transparence et de prise de décision financière optimale inhérents à l’usage systématique de la plateforme informatique du CNEF. Cette campagne se poursuivra d’ailleurs par des séminaires de sensibilisation dans les dix régions du Cameroun.

Il faut rappeler que l’objectif de cette plateforme était de mettre à la disposition des Etablissements de Crédit et de microfinance, des informations fiables sur la qualité des emprunteurs dans un système financier profondément fragilisé par la crise bancaire de la fin des années 80 et 90. Cette plateforme a été complétée par d’autres composantes à savoir la Centrale des Risques des Etablissements de Microfinance (CREMF), le Répertoire National des Sûretés Mobilières (RSNM) et l’application de calcul et d’Archivage du Taux Effectif Global et du Taux d’usure. A l’origine, cette plateforme informatique comprenait trois composantes à savoir, la Centrale des Incidents de Paiement (CIP), le Fichier Bancaire National des Entreprises (FIBANE) et le Cadre d’Analyse et de Suivi des Etablissements de Microfinance (CASEMF).

Selon le Ministre des Finances Louis Paul MOTAZE, « Au terme de ladite campagne notre vœu est que  dans un effort commun, les assujettis utilisent  la plateforme dédiée afin d’améliorer le taux de télé-déclarations des données ainsi que leur sincérité ; de restaurer la confiance dans l’usage des instruments de paiement scripturaux ; de corriger l’asymétrie d’information entre les prêteurs et les emprunteurs en conditionnant tout octroi de crédit et de délivrance d’instrument de paiement à la consultation préalable et systématique de la plateforme ; de baisser le taux de créances en souffrance des établissements de crédit et de microfinance ; d’augmenter le taux de consultation des données dans ladite plateforme par les personnes physiques et morales habilitées ».

Ericien Pascal Nguiamba

 

 

 

 

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