Modestie Chapdeleine NGUIDA, la présidente exécutive nationale du Réseau des Mutualistes Actives pour le développement et l’émergence féminin au Cameroun, que nous avons rencontrée revient sur l’important atelier de formation organisé par le REMADEFCA le 17 septembre 2020 à Yaoundé. Un atelier qui visait à apprendre et à expliquer aux femmes comment se prendre en charge. Comment elles peuvent investir à travers des micros crédits pour réaliser leurs  micro-projets. Lire la suite. 

Modestie Chapdeleine NGUIDA

Modestie Chapdeleine NGUIDA est une dame sociable. Elle a décidé de se mettre au service d’autres couches de la population, notamment les femmes. D’où l’organisation de cet atelier qui a connu la participation de plusieurs femmes de la capitale, Yaoundé. « La motivation de cet atelier est venue du fait que je suis déjà dans un domaine où j’encadre les femmes et les jeunes.  Nous les femmes nous sommes confrontées aux difficultés liées d’abord au financement, parfois les gens ont des idées et n’ont pas de financement. Parfois ils ont même les deux, mais ils n’ont pas l’accompagnement. Nous avons donc mis sur pied cette association pour d’abord encadrer pour sensibiliser afin de promouvoir l’autonomie et la création d’emplois. On est sûr que si on tient le bon bout, si on a des accompagnements, si on a  les âmes de bonne volonté qui nous accompagnent vraiment on peut créer des emplois, et à ce moment-là on peut être sûr qu’on peut palier, éradiquer la pauvreté dans les familles » a déclaré à Yaoundeinfo.com la présidente nationale du REMADEFCA. Selon elle, « cet atelier visait à apprendre et à expliquer aux femmes comment se prendre en charge. Comment elles peuvent investir à travers des micros crédits pour réaliser leurs  micro-projets. Leur dire qu’à partir d’un rien on peut devenir quelque chose ». Madame Modestie Chapdeleine NGUIDA soutient qu’en accompagnant une femme à exercer, elle va employer au moins une personne qu’elle sort ainsi du chômage. Ce qui va épanouir la famille.

« Je pense que cette journée a été une réussite. Les femmes ont répondu massivement à l’appel, elles ont intervenu, elles ont réagi et beaucoup ont adhéré » se réjouit-elle avant d’ajouter que « Notre objectif c’est de définir la politique de l’autonomisation de la femme. Pour rendre une femme autonome, il faut qu’elle crée quelque chose,  qu’elle monte un projet. Elle n’a pas les moyens, on l’accompagne financièrement, on l’accompagne même en l’éduquant. On l’accompagne aussi pour lui montrer  comment  gérer son porte-monnaie  pour que ça n’aille pas de gauche à droite. Nous travaillons  dans l’optique de sortir la femme de sa zone d’ombre » souligne cette femme dynamique actuellement à la tête d’un groupe scolaire bilingue à Yaoundé. Le REMADEFCA est donc prêt à accompagner les femmes dans la réalisation de leurs micro-projets. Reste maintenant aux femmes camerounaises de manifester leur intérêt.

Ericien Pascal Nguiamba

 

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