\"Archives

Le Ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna qui a présidé la cérémonie officielle de lancement des activités le 25 juin 2015, a souligné l’importance et l’intérêt de la conservation des Archives publiques.

« Quelle est notre relation avec les archives : Comment rendre les archives sympathiques ?» c’est le thème de l’édition 2015 de la Journée Internationale des Archives. Les activités organisées à cet effet aux Archives Nationales à Yaoundé et à l’annexe de Buea (Sud-Ouest du pays) du 25 au 27 juin 2015, ont été marquées par des journées portes ouvertes, le vernissage des expositions, une table ronde entre autres.

Cette célébration, la troisième en terre camerounaise et la neuvième dans le monde, a permis au Ministère des Arts et de la Culture de faire prendre conscience au public de l’importance des archives, fondement de ses droits et de son identité ; de faire prendre conscience aux décideurs des avantages d’un bon archivage pour une bonne gouvernance et pour un développement bien conçu ; et au secteur public et privé de la nécessité de conserver les archives sur le long terme, et de faciliter l’accès à celles-ci. Il était aussi question au cours de cette célébration de promouvoir et de faire connaitre à un très large public des documents uniques extraordinaires et rares conservés dans des institutions d’archives.

Le Ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna a insisté sur la conservation des Archives car elles sont toujours conçues dans un but utilitaire (traces de droits, engagements, études, décisions).Elles sont un facteur indispensable de la continuité de l’administration. Selon la Déclaration Universelle des Archives adoptée par l’UNESCO, « les Archives consignent les décisions, les actions et les mémoires. Elles constituent un patrimoine unique et irremplaçable transmis de génération en génération(…).Sources d’informations fiables pour une gouvernance responsable et transparente, les Archives jouent un rôle essentiel dans le développement des sociétés en contribuant à la constitution et à la sauvegarde de la mémoire individuelle et collective ».

Peu avant la table ronde (l’un des temps forts de cette célébration), le Secrétaire général du Ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, a effectué une visite guidée, admirant les photos exposées qui, pour la plupart, présentaient le visage du Cameroun en général et de sa capitale Yaoundé en particulier, dans les années 1960 et même avant. Une véritable mémoire de l’histoire de ce pays.

Le Directeur des Archives Nationales et des Documents Administratifs au Ministère des Arts et de la Culture, Dr. Ngwang Michael a insisté au cours de cette célébration sur le rôle des archives comme « outil indispensable pour les individus, les institutions et les administrations ».

EP Nguiamba.

 

\"Livres

La dédicace de cet ouvrage a eu lieu hier 25 juin 2015 au Centre Culturel Camerounais(CCC) en présence du Ministre Directeur du Cabinet Civile de la Présidence de la République du Cameroun, Martin Belinga Eboutou.

« Aujourd’hui, je n’ai plus personne d’autre à consulter que moi-même, accompagné de la musique de mes souvenirs(…)j’ai donc résolu de m’en prendre aux croyances des anciens Beti, de les rechercher à travers leurs rites(…) le but de l’entreprise : retrouver les racines de ma tradition(…),convaincu qu’il est essentiel pour un peuple, s’il veut s’avancer dans l’avenir avec audace, de s’appuyer sur ses racines », extraits du livre « Rites et Croyances des anciens Beti » du Père Nicolas Ossama, dédicacé et mis en vente hier 25 juin 2015 à Yaoundé. L’ouvrage co-édité par les Presses de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (PUCAC) et le CERDOTOLA, est une mémoire de la tradition des peuples Beti. Outre les éditeurs, la dédicace a été marquée par la présence du préfacier de l’ouvrage, le Ministre Directeur du Cabinet Civile de la Présidence de la République, Martin Belinga Eboutou(photo)

\"Livres

Présenté comme historien jésuite, aîné de la société beti, et fin connaisseur de sa tradition, Nicolas Ossama présente à travers cet ouvrage, le rite de l’initiation « SO », généralement considéré comme le rite majeur de ce groupe, sur la base de tous les témoignages recueillis. La Visée est non seulement de décrire soigneusement l’ensemble de ces rites, mais aussi d’en dégager la signification profonde. L’auteur transmet ainsi l’héritage de cette pédagogie millénaire aux générations actuelles et futures des Ekang et à toute l’humanité, une tradition révélatrice de la spiritualité de l’Afrique.

Le père Nicolas Ossama,Sj est jésuite camerounais né à Yaoundé en 1929.Docteur en histoire, il a enseigné l’histoire de l’Eglise au grand Séminaire de Nkolbisson, à l’Ecole théologique de Ngoya et à l’Université Catholique d’Afrique Centrale et actuellement il enseigne au Grand séminaire de Bertoua. Le père Nicolas Ossama est connu pour sa contribution à une meilleure connaissance de l’Eglise locale du Cameroun. Son livre est vendu à 8000 FCFA soit 12,20 euros.

Ericien Pascal N.

 

\"pierre

Le 2ème vice-président du Burundi dit avoir fui le pays pour exprimer son opposition au troisième mandat du président burundais.

Gervais Rufyikiri, qui était en mission à l\’étranger, a décidé de ne pas revenir au Burundi car il se sentait menacé depuis qu\’il s\’était désolidarisé de la candidature à un troisième quinquennat du président Pierre Nkurunziza.

Il avait émis ces doutes lors des rencontres au sein du parti au pouvoir, le CNDD /FDD, dont il est un membre influent.

source: bbc

\"JMB1\"

Face à la presse hier 23 juin 2015, le Président de la Centrale Syndicale du Secteur Public(CSP) Jean-Marc Bikoko a invité le gouvernement à appliquer le statut général de la Fonction Publique révisé et signé en 1994.

« Le statut général de la Fonction Publique révisé et signé en 1994 consacre le passage d’une Fonction Publique de carrière à une Fonction Publique de poste de travail.21 ans après, l’administration publique camerounaise continue de patauger dans les eaux troubles de l’archaïsme » a déclaré Jean-Marc Bikoko, Président confédéral de la Centrale Syndicale du Secteur Public au cours de la conférence de presse qu’il a donnée hier 23 juin 2015 au siège de la CSP à Yaoundé. A l’occasion de la célébration de la journée africaine de la fonction publique. « Contrairement au système antérieur où il suffisait juste d’un acte d’intégration, dorénavant le statut de fonctionnaire ne devait être octroyé qu’à celui qui, après avoir été retenu pour un poste de travail, y passait avec succès une période de probation au cours de laquelle il devait démontrer ses aptitudes par l’atteinte des résultats assignés afin d’y être titularisé. Cette évolution devait permettre de mettre un terme à la situation actuelle propice à l’existence de fonctionnaires fictifs et d’avoir une administration de qualité » explique Jean-Marc Bikoko qui tient ce jugement sur la base d’une évaluation menée par la CSP au sujet de la réforme de la Fonction Publique engagée en 1994. Pour le président confédéral de la CSP, 21 ans après, « les organigrammes des différentes administrations ne représentent que les postes de responsabilités comme seuls postes de travail, pendant que les textes organiques pour leur part, déterminent uniquement le nombre de fonctionnaires prévues pour chaque unité de travail avec le corps et l’ancienneté requises pour prétendre à un poste de responsabilité ». Jean Marc Bikoko explique que la non application du statut général par le Ministère de la Fonction Publique et de la Reforme Administrative(MINFOPRA) fait qu’aujourd’hui « le nombre de postes de travail que comprend la fonction publique est inconnu, de même que celui des différentes administrations…les administrations continuent de définir leurs besoins en personnels de façon arbitraire alors que la définition des besoins en personnels est une technique qui tient compte de l’existant, des objectifs à atteindre, de la charge de travail et des normes…les concours sont lancés sans cohérence avec le contexte et le nombre de places déterminé sur une base virtuelle, aucune administration n’ayant déterminé à ce jour le nombre de poste de travail qu’elle contient. Or le nombre de places ouvertes pour un concours doit correspondre au nombre total de postes de travail vacants auquel on soustrait le nombre de postes de travail non budgétisés ».

C’est le décret N°94/199 du 07 octobre 1994 portant statut général de la Fonction Publique qui consacre effectivement le poste de travail comme base exclusive de tout recrutement dans l’administration publique camerounaise. Il est donc important que soit appliqué ce statut, martèle Jean-Marc Bikoko qui s’engage à « poursuivre le plaidoyer » jusqu’à ce que l’Etat applique ses propres textes et se conforme aux lois en vigueur.

EPN

\"Soldats

Le gouvernement de transition vient d\’adopter un décret autorisant le service militaire volontaire suite à un constat du « relâchement des valeurs morales et civiques » de la jeunesse. Le service militaire volontaire avait été supprimé depuis 1990 et remplacé par une formation « civique, patriotique et pédagogique ». Le gouvernement va bientôt lancer un recrutement pour le contingent 2015 pour la formation civique et militaire initiale.

Ce recrutement concerne les jeunes âgés de 18 à 30 ans pour une période de 45 jours dans les centres de formation et de production du service national pour le développement et dans « certaines garnisons militaires ». Pour l\’année 2015, il est envisagé le recrutement d\’un contingent de 5 000 jeunes.

Selon le ministre de la Communication, l\’adoption de ce décret vise le renforcement des valeurs morales, de l\’esprit « civique et militaire » ainsi que le renforcement de « la fibre patriotique et la discipline chez les jeunes ». Au cours de leur formation, les jeunes apprendront « le droit international humanitaire, la topographie, le maniement des armes, la vie militaire et le secourisme », poursuit le ministre Fréderic Nikiema.

Alexandre Ouedraogo du Mouvement burkinabè pour l\’émergence de la justice sociale salue cette mesure. « C\’est une très bonne décision pour un pays comme le Burkina Faso où les valeurs morales et civiques ont tendance à disparaître », précise-t-il. Cet acteur de la société civile souhaite surtout que l\’accent soit mis sur « le contenu civique et moral » au cours de leur formation.

A l\’opposé, Siaka Coulibaly, de la Coalition pour le suivi de la transition et des élections, trouve que le retour du service militaire volontaire est « une décision extrême » prise par le gouvernement de transition. « Ce n\’est pas une bonne décision d\’autant plus que les défenseurs des droits de l\’homme avaient lutté pour la suppression du service militaire au profit d\’une formation civique et pédagogique », soutient-il.

yic avec rfi

\"UE\"

Le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, M. Neven Mimica, a signé aujourd’hui( 23 juin 2015 à Bruxelles),le programme indicatif régional (PIR) pour l’Afrique centrale au titre du 11e Fonds Européen de Développement (FED). Ce programme s’élève à 350 millions d’euros et porte sur la période 2014-2020.

La signature a eu lieu en présence de ministres et de représentants de la région d’Afrique centrale, du secrétaire général de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et du président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Le programme, dont la mise en œuvre fera l’objet d’un suivi par un comité de pilotage, couvrira trois domaines: l’intégration et la coopération politiques dans le domaine de la paix et de la sécurité (43 millions d’euros), l’intégration économique et le commerce au niveau régional (211 millions d’euros, dont 135 millions qui transiteront par le Fonds fiduciaire pour les infrastructures) et le développement durable des ressources naturelles et de la biodiversité (88 millions d’euros). Un montant supplémentaire de 8 millions d’euros est prévu pour l’assistance à la coopération technique et aux ordonnateurs régionaux. M.Mimica a déclaré à ce propos: «L’intégration régionale n’est viable que si elle vient de l’intérieur. Elle constitue un moyen d’atteindre les objectifs stratégiques définis dans l’accord de Cotonou et de s’appuyer sur les avancées qui ont déjà été réalisées par la CEEAC et la CEMAC dans les domaines de l’intégration économique et monétaire, de la paix et de la sécurité, des infrastructures et de l’environnement et des ressources naturelles.»

Contexte

La région d’Afrique centrale comprend onze pays: l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad.  Il faut cependant noter que la Guinée équatoriale n\’a jamais signé l\’ accord du Cotonou révisé et ne peut donc pas bénéficier directement d\’une aide dans le cadre du FED.  Au total, elle compte environ 160 millions d’habitants, dont près de la moitié vivent en République démocratique du Congo. Il s’agit d’une région riche en ressources naturelles qui abrite la plus grande superficie de forêt tropicale après l’Amazonie.

Les fonds dégagés précédemment en faveur de l’Afrique centrale au titre du 10e Fonds européen de développement s’élevaient à 165 millions d’euros.

 

 

 

 

\"Enfants\"

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés(CNDHL) interpelle le gouvernement camerounais sur plusieurs points relatifs aux droits des enfants.

A l’occasion de la célébration le 16 juin 2015, de la 25ème édition de la Journée de l’Enfant Africain instituée par l’Organisation panafricaine le 18 juillet 1990 (Résolution CMRes-1290 (XL), en mémoire du massacre d’enfants innocents à Soweto en 1976 par le régime raciste d’apartheid, alors au pouvoir en Afrique du Sud, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés a rendu un communiqué à travers lequel cette Institution invite le gouvernement de la République du Cameroun à mettre sur pied des mécanismes adéquats de protection des enfants. En effet dans ce communiqué, la Commission réaffirme qu’il est de la responsabilité de tous de lutter contre toutes les formes de violences faites aux enfants, de protéger leurs droits en tant qu’êtres humains et, en particulier, de prendre des mesures visant à prévenir les actes de violence dirigés contre eux, de dénoncer les abus, d’enquêter sur ces actes, de mettre fin à l’impunité et d’offrir une protection aux victimes.

La Commission invite le Gouvernement à créer des juridictions pour mineurs, assorties de la formation de juges spécialisés pour mineurs et d’avocats pour mineurs ; La Commission invite également le Gouvernement à mettre en œuvre le décret 92/52 du 27 mars 1992 portant régime pénitentiaire, à travers la création d’établissements pénitentiaires pour mineurs, des « prisons écoles » et la mise en place de mesures de contrôle et de surveillance de l’application dudit texte ; La Commission exhorte le Gouvernement à promouvoir des méthodes alternatives à l’emprisonnement des mineurs, notamment le travail d’intérêt général ;La Commission interpelle le Gouvernement sur la nécessité d’adopter un Plan d’Action National de Protection de l’Enfance, ainsi que le Plan d’Action National de Protection et de Promotion des Droits de l’Homme soumis au Gouvernement par la CNDHL, qui intègrent les préoccupations relatives aux droits des enfants.

Perin Loire Voundi

 

\"Minac2ok\"

Ils prennent part à un séminaire de formation organisé du 22 au 24 juin 2015 par le Centre Régional pour la Promotion du Livre en Afrique au Sud du Sahara(CREPLA). Sous le patronage du Ministère des Arts et de la Culture.

Ce séminaire qui se tient à la Centrale de Lecture Publique à Yaoundé est organisé sous le thème « Bibliothèques dans la vie : un producteur culturel à l’ère de l’émergence ».Parmi les activités, on note des exposés, échanges, partages d’expériences et autres savoirs. Outre le discours d’ouverture de la Ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna et l’allocution du Directeur du CREPLA, Jeanne Kodo Bidima, la première journée a été marquée par des exposés des participants sur l’Etat de lieux de leurs bibliothèques ; et sur le rôle des bibliothèques dans la ville. Un autre exposé portait sur la gestion et le fonctionnement d’une bibliothèque.

La deuxième journée du séminaire sera marquée par d’autres exposés tels que le rôle des collectivités locales sur la politique du livre et de la lecture publique du Ministère des Arts et de la Culture. Un autre exposé concernait les Missions, objectifs et publics d’une bibliothèque scolaire et la lecture publique. Les participants aborderont aussi des sujets tels que l’accueil en bibliothèque, l’action culturelle et partenariale en bibliothèque. Un atelier pratique sur le circuit du livre dans la bibliothèque permettra aux participants de mieux assimiler les enseignements reçus au cours de ce séminaire. Au regard de l’importance de la bibliothèque dans les mairies, il s’agit aujourd’hui de donner des notions de base aux bibliothécaires en fonction, sur la gestion au quotidien de leurs bibliothèques et surtout de « se servir de cet espace culturel pour faire la promotion de la culture » a déclaré la Responsable du CREPLA.

La Ministre des Arts et de la Culture, qui avait à ses côtés le Secrétaire Général de ce département ministériel Mouhtar Ousmane Mey, a relevé le rôle éducatif de la bibliothèque qui accompagne le travail de la population scolarisée. Elle participe des mêmes idéaux républicains que l’école et contribue à la formation des citoyens. La Bibliothèque joue aussi un rôle important dans la formation des citoyens et dans la formation de l’esprit critique dans la confrontation d’un espace public de débat. Pour madame Ama Tutu Muna, le rôle patrimonial d’une bibliothèque est non négligeable, surtout que celle-ci est un vaste conservatoire de collections anciennes, une mémoire locale et témoin de son temps. « Nous avons constaté qu’avec la décentralisation, il faudrait que les maires et toutes ces localités décentralisées puissent avoir cette formation et pouvoir écrire des projets qui aideront à faire vivre des bibliothèques » dit la Ministre des Arts et de la Culture qui a annoncé qu’il faudrait à l’avenir « créer des partenariats afin que des bibliothécaires puisent être mieux outillés ».

Ericien Pascal Nguiamba

\"mu4\"

Près de 200 artistes se sont produits hier 21 juin 2015 à l’esplanade du Musée National, à l’occasion de la fête internationale de la musique pour dire « STOP A BOKO HARAM ».

La première réussite de ce grand concert est incontestablement la forte participation du public. Car il était devenu pratiquement difficile de trouver une place assise à l’esplanade du Musée National. Le public venu nombreux à ce spectacle inédit tenait non seulement à vivre le show des artistes, mais aussi de manifester son soutien aux Forces de Défense du Cameroun engagées au front dans la lutte contre la secte islamiste nigériane boko haram et aux populations victimes de la guerre de l’Extrême-Nord Cameroun.

Le Ministère des Arts et de la Culture qui a apporté tout le soutien institutionnel, logistique et matériel pour la bonne organisation de ce Concert géant a réussi son pari. Tout comme le collectif d’artistes dirigé par le chanteur Ama Pierrot, à l’origine du projet. Sur scène, des artistes de renom, mais aussi de jeunes talents venus des Régions du Cameroun, d’où la présence de deux orchestres qui ont, chacun, répété pour des styles musicaux précis.Par exemple lorsqu’il fallait que les artistes qui chantent en Makossa se produisent, l’orchestre venu de Douala s’est installé sur le podium.

Un écran géant permettait aux spectateurs éloignés du podium de mieux voir les artistes sur scène. La Ministre des Arts et de la Culture Ama Tutu Muna est montée sur le podium pour remercier le public « venu si nombreux » et a déclaré haut et fort que « nous devons tous dire Stop à boko haram, nous devons tous dire stop au terrorisme ».Elle a également remercié le Chef de l’Etat, Paul Biya qui a permis que cette initiative se matérialise et qui œuvre sans cesse pour la paix et la sécurité au Cameroun. Une minute de silence a été observée et le public, debout, a exécuté l’hymne national chacun tenant en main son drapeau, symbole de patriotisme.

\"mu2\"

Le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, Grégoire Owona était de la fête. Les spectateurs pouvaient également matérialiser leur soutien aux Forces de Défense en mettant des pièces ou des billets de CFA dans des urnes installées près du podium à cet effet. Une participation concrète à l’Effort de guerre. La fête était belle, le public a chanté et dansé avec les artistes qui ont chacun à sa manière décrié et dénoncé les exactions de la secte boko haram. Sur le visage de la Ministre des Arts et de la Culture on pouvait lire un sentiment de satisfaction pour cette belle organisation et surtout pour la présence massive du public.

Et dans les coulisses, le reporter de yaoundeinfo.com a appris qu’il sera organisé un autre Concert géant en décembre 2015 à Yaoundé. Cette fois, avec la participation des artistes étrangers Koffi Olomide, Youssou Ndour et bien d’autres encore.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

\"Taossi1\"

Il s’agit de 9000 volontaires et de 6000 Appelés de la cuvée 2015 du Service Civique National de Participation au Développement.

« J’ai le plaisir de vous faire savoir que pour le compte de l’année 2015, l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement formera un effectif total de 15000 jeunes sur toute l’étendue du territoire national soit 9000 volontaires et 6000 Appelés » a déclaré M.Taossi le Directeur général de cette structure au cours du point de presse donné le 19 juin 2015 à Yaoundé. Peuvent faire acte de candidature pour la participation à la période de volontariat de l’année 2015, les camerounais des deux sexes remplissant des conditions précises notamment être un groupe organisé exerçant une activité visible dans les domaines de la zone agro-écologique ; respecter les spéculations agro-écologiques de la zone ou du département ; être en bonne santé et ne prétendre à aucune rémunération. Ici la formation se déroulera dans le lieu de résidence ou d’activités (villages, quartiers) des membres des groupes ou associations sélectionnés.

Pour ce qui est des 6000 Appelés, ils seront choisis dans trois catégories à savoir, les jeunes scolaires, les jeunes extrascolaires (Ceux issus des centres de formation professionnelle et des associations agréées) ; les jeunes des Ecoles Normales d’Instituteurs de l’Enseignement Général Technique. Tous ces jeunes camerounais doivent être âgés entre 17 et 21 ans, être aptes à la pratique des activités physiques et scolaires, jouir d’une bonne santé attestée par un médecin compétent etc. Bon à savoir, les activités de mobilisation et de sélection des 6000 Appelés se déroulent depuis les mois d’Avril et de Mai 2015 dans les 10 Régions du pays. Le point de presse du Directeur général de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement avait donc pour objectif, selon M.Taossi, d’expliquer le processus des opérations de sélection et de mobilisation des jeunes, et de lancer officiellement cette initiative salutaire pour la jeunesse camerounaise.

Ericien Pascal Nguiamba.