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Dans cet ouvrage récemment paru aux Editions L’Harmattan de Paris, le Pr. Antoine Wongo Ahanda, son auteur, analyse la place qu’accordent les gouvernants africains à leurs citoyens résidents à l’étranger, dans le processus de consolidation de la démocratie locale.

Au cours de ces 20 dernières années, l’Afrique a connu un boom considérable de l’immigration. En 2011, trente millions d’Africains, soit environ 3% de l’ensemble de la population africaine, ont migré au niveau international. Cette immigration a constitué au fil du temps un véritable vivier pour les économies. Le Sénégal par exemple est aujourd’hui l’un des pays africains qui reçoit le plus de fonds de sa diaspora. Abdoulaye Wade, alors président de la République sénégalaise, révélait en 2010 que les Sénégalais établis à l’étranger faisaient entrer chaque année dans le pays une manne financière estimée à plus de 560 milliards de francs CFAsoit15% du PIB. Ce chiffre représentant 15 fois l’aide au développement, sans compter les envois de fonds via des canaux informels, comme les relations familiales et amicales. Au vu de cette position stratégique et du pouvoir économique avéré de la diaspora, certains gouvernements africains ont décidé de leur accorder le droit de participer à la vie politique du pays, soit à travers le droit de vote, à celui de la représentation au sein du pouvoir législatif ou tout simplement à travers la consultationau travers de mécanismes institutionnels.

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Dans son essai de 196 pages, l’auteur souligne que 36 sur les 57 pays africains reconnus par les Nations Unies avaient adopté en 2013 une législation permettant à leurs citoyens de l’étranger de voter à partir des pays où ils résident à des élections organisées dans leurs pays d’origine. Il s’agit de l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, la République Centrafricaine, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Erythrée, Djibouti, le Gabon, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Lesotho, le Mali, le Maroc, Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Rwanda, São Tomé et Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, le Sud Soudan, le Tchad, la Tunisie et le Zimbabwe.   En 2013, l’Ethiopie, la Gambie, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Nigeria, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo, le Sahara Occidental, les Seychelles, la Somalie, la Tanzanie, le Togo, la Zambie et Zanzibar n’avaient encore aucune disposition constitutionnelle ou légale permettant le vote de leurs citoyens à l’étranger. Mais au-delà de cette volonté politique peu à peu imposée aux gouvernants, l’auteur note quelques réticences qui pourraient à la longue être un frein pour ce qu’il qualifie d’avancée démocratique. C’est le cas notamment de la question liée à la double nationalité.

De nombreux pays refusent le droit de voter à leurs ressortissants qui ont acquis une autre nationalité. Au Cameroun par exemple la loi N°2011/013 du 13 juillet 2011 restreint le droit de vote aux citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger. Aux termes de cette loi et sauf stipulation conventionnelle contraire, un Camerounais détenteur d’une autre nationalité ne peut pas être inscrit sur les listes électorales et encore moins voter, puisque la première condition d’inscription sur une liste électorale est la détention de la nationalité camerounaise. Dans le même sens, la législation mauritanienne interdit la double nationalité. La qualité de « Mauritanien » se perd de facto quand l’individu obtient la nationalité d’un pays tiers, et avecelle, toutes les caractéristiques liées au citoyen.   La République Démocratique du Congo n’est pas en reste ; son article 14 de la Constitution de la Transition du 1eravril 2003 dispose: la nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autrenationalité ».Malgré les difficultés dévoilées par l’auteur, l’implication de la diaspora dans le processus de participation à la vie politique des Etats africains doit se poursuivre. De ce fait Antoine Wongo Ahanda propose un guide pratique d’une cinquantaine de pages pour   apporter une solution aux problèmes rencontrés lors des opérations pré et post électorales à l’étranger.

Recommandations du Guide

A la fin de l’ouvrage, l’auteur a établi en règles claires un guide pratique des opérations électorales en dehors des frontières nationales. Les éléments y sont détaillées en suivant le chronogramme de préparation et de suivi des élections comme par exemple la mise à jour des fichiers consulaires avec la réponse à des questions liées à la situation des nationaux en situation irrégulière dans le pays d’accueil, l’organisation temporelle des élections, la mobilisation politique, les questions liées à la sécurité lors de ces élections, la formation du personnel mobilisé dans les différents bureaux de vote, l’agencement matériel des espaces de vote… Mais aussi la formation au dépouillement des votes, à la rédaction des procès-verbaux et la proclamation des résultats. Documenté et s’appuyant sur des exemples concrets vécus dans les représentations diplomatiques de plusieurs pays, ce guide met aussi en exergue l’expérience de vote vécue par de nombreux Camerounais de la diaspora lors de la présidentielle de 2011. Outil pratique puisant dans divers codes et lois électoraux, ce guide pourra faciliter la tâche de tous les acteurs et les observateurs des bureaux de vote à l’étranger souvent dépourvus d’expérience de participation électorale au cours des nombreux scrutins qui s’annoncent en Afrique en 2015 et en 2016.

Après s’être intéressé aux canaux de communications et d’informations des Camerounais de l’étranger dans son ouvrage « Comment s’informent et communiquent les Camerounais de l’étranger », le Pr Antoine Wongo Ahanda ouvre le champ de l’analyse vers d’autres pays dans ce nouvel ouvrage. Dans un contexte d’évolution politique de la perception des diasporas, pendant longtemps assimilées dans des pays tels que le Cameroun comme des opposants. L’auteur poursuit surtout sa réflexion dans une thématique qu’il a appréciée il y’a plus de vingt-cinq ans dans un travail de troisième cycle de politique comparée qui montrait le rôle du suffrage universel car comme le dit l’auteur, « De toutes les modalités de participation politique auxquelles ont droit les migrants, le vote constitue à proprement parler celui qui les consacre comme citoyens de l’extérieur ». L’auteur, au cœur des problématiques de vie des Camerounais de l’extérieur a une légitimité sociale pour traiter du sujet et la posture d’analyste politique permet d’évoquer avec pertinence les éléments liées à cette « citoyenneté externe ».

Ouvrages du même auteur :

Comment s’informent et communiquent les Camerounais de l’étranger ? Communication et transnationalisme, L’Harmattan, Paris, 2014, 218 p.

La communication au Cameroun. Bibliographie annotée et commentée de 40 ans de recherche, L’Harmattan, Paris, 2005, 371 p.

La Rédaction

\"AgborTabi\"

La décrépitude de la santé du secrétaire adjoint de la présidence de la République (Sga/Pr) a nécessité une prise en charge à l’hôpital américain de Neuilly.

Selon une source de La Météo, Peter Agbor Tabi a quitté précipitamment le Cameroun en direction de Neuilly en France, le 22 juillet. L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est actuellement interné à l’hôpital américain de cette ville française où il y suit, rapporte notre source, des soins appropriés. Preuve si besoin en était encore qu’il n’était plus en possession de toutes ses capacités physiques nécessaires pour le plein exercice de la fonction administrative. Déjà le 3 juillet, il était apparu affaibli, amaigri et blême sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, pour accueillir le chef de l’État français, François Hollande, en visite officielle au Cameroun. Ce jour, indiquent des témoins, il était particulièrement nonchalant dans ses gestes et ne s’exprimait que très peu.
En remontant l’aiguille du temps, l’on se rend compte que l’ancien chancelier de l’université de Yaoundé n’avait pas assisté au bouquet offert par le couple présidentiel au Palais de l’unité, à l’occasion de la 43è édition de la fête du 20 mai. Quelques mois plus tôt, exactement le 1er mars, « Pita » fut absent à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, où des personnalités de premier plan s’étaient rendues en masse pour souhaiter bon voyage au président Paul Biya et à son épouse, Chantal, en partance pour un court séjour privé en Europe. Le 25 du même mois, lors de la célébration, à Buea, du 30e anniversaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), il n’a pas pu assister jusqu’à son terme au meeting organisé à cet effet dans la capitale régionale du Sud-Ouest. L’homme s’était alors écroulé, à la stupéfaction générale, devant les militants, pendant la marche de soutien au président national du parti, Paul Biya.
Mais de toutes les absences remarquées, l’on retiendra celle du 8 janvier dernier lors de la cérémonie de présentation des vœux des corps constitués de la nation au chef de l’État. Certains avaient alors invoqué un malaise subit ; d’autres des pratiques mystiques ayant conduit à une grosse fatigue. En tout cas, les problèmes de santé du Sga/Pr interviennent au moment où il est cité dans la presse parmi les candidats sérieux à la tête du gouvernement, en remplacement de Philemon Yang.

Yves Marc Kamdoum(La Météo)
*Le titre est de la Rédaction.

 

 

\"Mincom1\"

Voici en intégralité la communication du Ministre Issa Tchiroma Bakary, porte parole du gouvernement, face à la presse ce 27 juillet 2015 à Yaoundé.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’information circulait déjà depuis quelques temps – et certains d’entre vous l’ont d’ailleurs annoncé – le Président de la République Fédérale du Nigeria, Son Excellence MUHAMMADU BUHARI, effectuera dans les tout prochains jours et à l’invitation du Président de la République du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, une visite d’amitié et de travail dans notre pays.

Je vous ai donc conviés à l’échange de ce jour, afin que nous puissions nous entretenir sur cet important événement – le premier de cette nature – qui intervient deux mois seulement après l’accession du Président BUHARI à la magistrature suprême de son pays.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de vous souhaiter une chaleureuse bienvenue à ce rendez-vous, et de vous remercier pour votre prompte réaction à l’invitation que je vous ai adressée.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Vous en conviendrez avec moi, une visite de cette nature, qui est le fait du Président de la première puissance économique d’Afrique et qui, de surcroît, intervient dans un contexte sécuritaire aussi tendu que celui de la lutte armée contre le groupe terroriste BokoHaram, ne saurait laisser personne indifférent, ni au Cameroun, ni au Nigeria, ni en Afrique, ni même à travers le monde.

L’événement mérite donc qu’on lui consacre une attention particulière, et pour vous journalistes, en tant qu’informateurs publics et faiseurs d’opinions, que vous en soyez vous-mêmes suffisamment édifiés.

Je voudrais tout d’abord souligner que cette visite du Président de la République Fédérale du Nigeria sur nos terres, constitue pour notre pays, un honneur et un privilège certains ,que nous devons tous saluer avec fierté et satisfaction.

Cette visite nous donne aussi l’occasion de souligner pour le rappeler, l’excellence des relations qui lient nos deux nations depuis fort longtemps.

Les relations entre le Cameroun et le Nigeria sont en effet marquées par des facteurs à la fois géographiques, historiques, économiques et culturels, qui au fil du temps, ont amené nos peuples et nos institutions respectives ; à tisser des liens solides, d’amitié, de cordialité et de fraternité.

Vous le savez : au plan géographique, le Cameroun et le Nigeria partagent une frontière d’environ 1 600 kilomètres, qui s’étend de l’Océan Atlantique aux confins du Lac Tchad. Cette frontière, véritable couloir migratoire, ouvre la voie à des échanges culturels et commerciaux particulièrement denses, entre les populations des deux pays.

À ce jour, les statistiques font état de quelque 4 millions de Nigérians vivant de façon permanente au Cameroun, et une forte communauté de Camerounais implantés au Nigeria.

Que ce soit au Cameroun ou au Nigeria, les deux communautés sont totalement intégrées les unes aux autres, et vivent en parfaite harmonie, dans un esprit de paix, de solidarité et de tolérance mutuelle.

Au plan historique, on peut relever qu’une bonne frange de l’élite politique et intellectuelle de notre pays, originaire de l’ex-Cameroun Occidental, soit une bonne frange de l’élite intellectuelle de cette partie de notre pays, s’est formée en partie ou en totalité au Nigeria En retour, de nombreux Nigérians ont occupé des postes de responsabilités de niveau élevé dans diverses Institutions de l’ex-Cameroun Occidental.Cette réciprocité observée dans notre histoire commune a été rendue possible du fait qu’à une certaine époque, la partie occidentale de notre pays, placée dans un premier temps sous mandat de la Société des Nations, et ensuite sous tutelle des Nations Unies, avait été administrée par la Grande-Bretagne à partir du Nigeria.

De fait, et au-delà de ces péripéties politico-historiques, des millions de Camerounais et de Nigérians proviennent en réalité des mêmes souches sociologiques, et même anthropologiques.

En ce qui concerne la coopération économique prise globalement, faut-il le rappeler, le Nigeria constitue aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux de notre pays.

En effet, pour la seule année 2013 par exemple, le Nigeria s’est situé au deuxième rang des fournisseurs du Cameroun, et au quatorzième rang de nos clients.

Toujours pour cette même année, les exportations du Nigeria en direction du Cameroun se sont élevées à 452 milliards 18 millions de francs CFA, tandis que les exportations du Cameroun vers le Nigeria se situaient à hauteur de 39 milliards 531 millions de francs CFA.

La structure des échanges commerciaux entre les deux pays indique que le Cameroun achète au Nigeria, principalement des produits pétroliers, des lubrifiants, des matériaux de construction, des produits cosmétiques, des engrais, des oranges, des appareils électroménagers, des articles de ménage et des tissus pagnes.

La présence nigériane dans l’économie camerounaise est également significative. 4% des entreprises recensées au Cameroun en 2010, appartiennent en effet à des ressortissants nigérians, soit 3 127 unités engagées dans le commerce de détail et de gros, mais aussi dans les secteurs de l’industrie lourde tels que la métallurgie et le BTP.

En retour, le Nigeria achète au Cameroun des produits alimentaires, du bétail, des huiles végétales, des produits de l’industrie, de l’aluminium et des détergents.

Afin de renforcer ces courants d’échanges, les deux pays ont signé le 11 avril 2014un accord, qui élargit la gamme des produits commercialisables, et crée des conditions favorables à l’amélioration du commerce transfrontalier. Conscient de l’importance du marché nigérian fort de près de 190 millions de consommateurs, le Gouvernement camerounais a entrepris depuis 2009, des activités de prospection économique et commerciale sur ledit marché, qui commencent déjà à porter des fruits, comme en témoigne la tendance haussière du volume de nos exportations vers ce pays.

Par ailleurs,le Cameroun et le Nigeria ont mis en place une instance diplomatique statutaire, dénommée la Grande Commission Mixte de Coopération, dans le butd’optimiser la coordination nos relations dans des domaines aussi variés que la sécurité, l’économie, le commerce, les affaires consulaires, la justice, la recherche scientifique et la culture.

C’est dans ce cadre que se sont inscrites d’une part, l’organisation des Journées Économiques et Commerciales du Cameroun au Nigeria qui se sont tenuesà Calabar en 2009, à Kano et Port-Harcourt en 2010 et à Lagos en 2011, et d’autre part, la participation annuelle du Cameroun aux foires commerciales au Nigeria, telles que le « Lagos International Trade Fair » ou encorele « African Arts and Crafts Expo », pour ne citer que ceux-là.

Dans le même ordre d’idée, les Journées Économiques et Commerciales du Nigeria au Cameroun se sont tenues au mois de février 2009 à Douala.

En outre, le Nigeria a pris part à ce jour, à toutes les éditions du Salon International de l’Artisanat du Cameroun, le SIARC, qui se sont tenues depuis la naissance de cet événement.

En ce moment même, un Forum d’Affaires entre les deux pays, est en cours de préparation.

Les secteurs des infrastructures et de l’énergie ne sont pas en reste, dans ce vaste champ de la coopération économique entre le Cameroun et le Nigeria. En témoignent, un ensemble de projets structurants que les deux États se sont engagés à réaliser.

Je citerai sans être exhaustif : le projet de construction de l’axe routier Kousséri-Maltam-Fotokol ;le projet de construction de la route transfrontalière reliant Bamenda au Cameroun, à Enugu au Nigeria, et dont les travaux ont démarré le 21 juin 2010 ; le projet d’interconnexion électrique en vue du transfert de l’énergie du Cameroun vers le Nigeria, finalisé au cours de la 5ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération qui s’est tenue en 2010 à Abuja, et dont l’Accord a été signé le 18 février 2011 à Yaoundé ;le projet de construction d’un pont sur la Cross River ;le projet de construction d’un pont sur le fleuve Mayo-Tiel dans la Région du Nord Cameroun, frontalière de l’État fédéré de l’Adamawa au Nigeria, dont le Mémorandum d’Entente et les termes de référence y relatifs sont en cours de négociation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’esprit de dialogue et cordialité entre la Cameroun et le Nigéria est une donnée constante des relations entre les deux pays, et chaque fois que cela a été nécessaire, Camerounais et Nigérians se sont retrouvés autour d’une table, dans un esprit de tolérance et de compréhension mutuelle, pourqu’au-delà des intérêts des uns et des autres, les liens d’amitié et de fraternité qui sont les nôtres, soient toujours sauvegardés.

J’en veux pour preuves et à titre d’illustration,la fréquence des visites réciproques au sommet, ainsi quela signature de nombreux accords entre les deux États.

En ce qui concerne les visites au sommet, les Présidents des deux Républiques se sont toujours rencontrésautour de sujets aussi cruciaux que variés.

Ainsi, depuis 1999, la visite de Son Excellence MUHAMMADU BUHARI sera la 6èmed’un Chef d’État nigérian en terre camerounaise.

Pour sa part, le Chef de l’État du Cameroun, Son Excellence Paul BIYA, s’est rendu en visite au Nigéria en 1983et en 1991.

En 2003, il a participé au sommet du Commonwealth à Abuja, et au cours de la même année, il s’est rendu à la prestation de serment du Président OLUSEGUN OBASANJO.

En 2007, le Président camerounais a pris part à l’investiture de Son Excellence UMARU MUSA YAR’ADUAde regrettée mémoire.Le Président Paul BIYAa également pris part à la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Nigeria le 1er octobre 2010 à Abuja.

Pour ce qui est des accords de coopération, le Cameroun et le Nigeria en ont signé une quinzaine entre 1963 et 2014, dans les domaines aussi divers tels que, la sécurité, la justice, la circulation des personnes et des biens, le transport, le sport, la culture, le développement de la jeunesse. Je citerai, entre autres :le protocole d’accord sur le contrôle du mouvement des personnes et des biens le 06 février 1963 ;l’accord culturel, social et technique du 22 mars 1972 ;l’accord commercial du 06 février 1963 révisé le 13 janvier 1982 et le 11 avril 2014 ;l’accord de coopération en matière de police du 27 mars 1972 ;l’accord de coopération judiciaire du 27 mars 1972 ;l’accord sur le transport aérien du 19 mai 1978 ;l’accord de Greentree du 12 juin 2006 ;l’accord de coopération dans le domaine du sport et de l’éducation physique, signé le 18 février 2011 ;l’accord de coopération dans les domaines des sciences et des technologies, signé le 11 avril 2014 à Yaoundé.

En ce qui concerne les représentations diplomatiques, le Cameroun dispose d’un Haut-Commissariat à Abuja, d’un Consulat Général à Lagos et d’un Consulat à Calabar.

Quant au Nigeria, il dispose d’un Haut-Commissariat à Yaoundé et de deux Consulats Généraux à Douala et à Buea. Il envisage d’ouvrir un autre Consulat Général à Garoua.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

Dans un contexte fortement marqué par l’insécurité transfrontalière, causée par les exactions de la secte terroriste et criminel BokoHaram, le Cameroun et le Nigeria travaillentla main dans la main, en mutualisant leurs ressources, pour éradiquer cette horde de barbares. C’est dans cette optique que les deux pays ont procédé le 28 février 2012 à Abuja, à la signature d’un accord portant création d’un Comité de Sécurité Transfrontalière, le CST.Le CST a tenu sa première session du 06 au 08 novembre 2013 à Yaoundé. La deuxième session de ce Comité s’est tenue du 08 au 11 juillet 2014 à Abuja. Yaoundé a accueilli sa troisième session du 18 au 20 février 2015. Des recommandations de nature à harmoniser une stratégie de lutte conjointe et efficace contre l’insécurité en général, ont été formulées à cet effet. Dans le même ordre d’idée, un atelier sur la coopération transfrontalière a été organisé du 16 au 19 janvier 2015 à Uyo, dans l’État d’Akwa-Ibom.

Cet atelier a permisd’identifier plusieurs secteurs d’intérêt commun, qui nécessitent une coopération franche entre les deux pays, en vue de développer les zones frontalières et de réduire la précarité à laquelle les populations qui y vivent sont exposées.

La deuxième session de l’atelier va se tenir en 2016 au Cameroun.

Il va sans dire que la coordination et l’intensification de la lutte contre BokoHaram et le terrorisme en général, constituera l’un des sujets majeurs de la rencontre que les deux Chefs d’État s’apprêtent à tenir ici même à Yaoundé, comme l’indiquait déjà le communiqué officiel publié par la Présidence de la République Fédérale du Nigeria, au terme de l’audience que le Président BUHARIavait accordée au mois de juin dernier, au Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, M. René Emmanuel SADI, en sa qualité d’émissaire du Chef de l’État camerounais, Son Excellence Paul BIYA.

À cette même occasion, le Président nigérian avait affirmé qu’il se rendrait au Cameroun dès la fin du jeûne du Ramadan.

En substance, le Président BUHARIavait alors eu ces propos à l’intention de l’émissaire camerounais, je le cite : « Je suis heureux que le Président vous ait envoyé. Comme vous avez pu le constater, je suis allé au Niger et au Tchad pour débattre de ce problème. J’envisageais de me rendre ensuite au Cameroun, mais j’ai reçu une invitation à prendre part au Sommet du G7 en Allemagne. Je me devais d’assister à ce Sommet, car le phénomène BokoHaram s’est mondialisé, et cette question était inscrite à l’ordre du jour des échanges », fin de citation.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Le Président de la République Fédérale du Nigéria arrive au Cameroun au moment même où visiblement, le groupe terroriste BokoHaram, défait sur front militaire, semble avoir changé de mode opératoire dans sa boulimie criminelle, en multipliant cette fois des attentats kamikazes sur des civils innocents, pour semer la psychose et la terreur au sein des populations, comme en témoignent les dernières agressions intervenues sur le territoire camerounais, dans la localité de Fotokol et à deux reprises, dans la ville de Maroua.

A ce sujet et au nom du Chef de l’État et de son Gouvernement, j’adresse les condoléances les plus émues aux familles si durement éprouvées, et un prompt rétablissement aux blessés.

Je voudrais, à la mémoire des victimes de ces crimes odieux, aux blessés et à leurs familles, dire que leur sacrifice constituera un adjuvant déterminant, pour l’éradication définitive de Boko Haram.

Au nom du Chef de l’État, je demande à tous les Camerounais en général et aux populations de la région de l’Extrême-Nord en particulier, de redoubler de vigilance, de ne ménager aucun effort pour une collaboration totale, loyale et sincère avec les autorités administratives et les forces de défense et de sécurité, de leur communiquer toute information susceptible de débusquer BokoHaram et ses complices partout où ils pourraient se trouver sur notre territoire.Toujours au nom du Chef de l’État, je les exhorte à ne jamais céder à la panique, et à opposer une résistance inébranlable à cette campagne de psychose et de peur que la horde barbare et criminelle de BokoHaram, tente de mener en direction de nos populations.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Les Chefs d’Etats du Cameroun et du Nigéria mettront donc à profit leur prochainerencontre au sommet, pour se concerter et accorder leurs violons sur les meilleurs moyens de répondre à cette autre forme de belligéranced’une lâcheté et d’une sauvagerie à nulles autres pareilles, et au-delà, sur les stratégies communes visant à réduire à néant le projet destructeur de Boko Haram.

En répondant de la sorte à l’invitation que le Président Paul BIYA lui a adressée, et en se rendant pour ce faire au Cameroun, tout juste après la fin du jeûne du Ramadan, le Président de la République Fédérale du Nigeria tient assurément parole.

C’est donc en frère et en ami du Cameroun que ce grand homme de la politique nigériane vient à la rencontre du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, et de l’ensemble du peuple camerounais.On peut de ce fait, se rendre à l’évidence que les relations entre le Nigeria et le Cameroun sont excellentes, qu’elles sont au beau fixe, et que leur perspective est des plus prometteuses.

Toutes les Camerounaises et tous les Camerounais doivent s’en réjouir et accompagner comme un seul homme, les volontés du Président Paul BIYA du Cameroun, et du Président MUHAMMADU BUHARI du Nigeria, de consolider les liens séculaires qui unissent nos deux peuples, et de mettre ensemble toutes les énergies de leurs pays respectifs, afin de vaincre à jamais le péril Boko Haram.

Je vous demandedonc, à vous, Mesdames, Messieurs les Journalistes de la presse camerounaise, de mettre vos voix à l’unisson, pour accompagner et soutenir la volonté de nos deux Hommes d’État.

Je vous remercie de votre aimable attention.

\"LIvre

Publié aux Editions du Schabel à Yaoundé, ce livre de 218 pages, est très inspirateur pour tout professionnel de tout corps de métier en général et des services bancaires et financiers en particulier. Il sera dédicacé le 31 juillet à partir de 15 au GICAM à Douala. Zoom sur l’ouvrage et son auteur.

« Les Piliers de l’Excellence Professionnelle» est un livre à lire à tout prix. Surtout que les Conseils exposés dans cet ouvrage sont tirés de l’expérience d’un universitaire à qui l’immersion professionnelle en milieu bancaire a permis d’occuper des fonctions diverses en activités de production, en activités support et en activités de contrôle. Des préceptes qui s’adressent à tout employé soucieux d’excellence, aux chercheurs intéressés par l’efficience du système bancaire et financier, aux étudiants en finance et banque, appelés à participer à la vie de la profession. L’auteur de l’ouvrage indique que ces préceptes invitent aussi le régulateur à réfléchir sur le mode d’encadrement de l’efficacité professionnelle des hommes et des femmes qui travaillent au respect des normes prudentielles. Mais en réalité ce livre est très inspirateur pour tout professionnel de tout corps de métier. Paru aux Editions du Schabel à Yaoundé, sa préface est signée Jean-Luc Siruguet et la postface porte la signature de Roger Tsafack Nanfosso.

Son auteur, Daniel Alliance Youkna Kamyap, né en 1964 à Babouantou au Cameroun et titulaire en 1994 d’un Doctorat en Economie, commence sa carrière professionnelle comme Elève-stagiaire au Centre de Formation et de Perfectionnement du Crédit Agricole du Cameroun. Il est au moment de la parution de ce livre, Contrôleur Général Adjoint à la Commercial Bank Cameroun. Daniel Alliance Youkna Kamyap est par ailleurs Enseignant-associé en Management, en Finance et Banque dans plusieurs universités. La dédicace de son livre (dont le contenu est en réalité une somme des leçons de parcours d’un professionnel), aura lieu ce 31 juillet 2015 au Gicam à Douala-Bonanjo à partir de 15heures.

Berthe Alimame

 

\"Anicet1\"

Journaliste, écrivain et cinéaste, Flavien Anicet Bilongo est également défenseur des droits de l’homme. Portrait d’un journaliste aux multiples casquettes.

Il a une solide formation en journalisme et édition et a effectué des Stages de formation dans divers domaines au Cameroun : fabrication de bougies de décoration, stage d’agent commercial à l’imprimerie GLWADYS, stage de comédien au MUGRA Théâtre, et le Stage de formation sur la Participation, le Contrôle Citoyen et la Redevabilité sociale des organisations de la région du centre : ASSOAL/ PASC. Au Maroc, il a effectué un stage en Eveil scientifique des petits enfants et a suivi une formation en direction et administration de production en cinéma et télévision au Burkina Faso.

Aujourd’hui Flavien Anicet Bilongo mène plusieurs activités. Il est à la fois Responsable commercial des magazines HOMMES D’AFRIQUE et FEMMES D’AFRIQUE de Samirat NTAZIE basés au Maroc, Manager artistique et communicateur, Rédacteur-En-Chef du journal MEILLEUR CHOIX, partenaire à la Ligue Camerounaise des Consommateurs(LCC), Directeur et Assistant de production dans plusieurs projets audio visuels au Cameroun, et correspondant du magazine béninois ArtistikAfrica de Ousmane ALEDJI. Membre de la Ligue Camerounaise des Consommateurs et de plusieurs associations de développement, Flavien Anicet Bilongo est également défenseur des droits de l’homme avec en prime la création de l’association RETOUR AU PAYS qui s’occupe entre autre des problèmes liés au retour des migrants camerounais.

Auteur d’un ouvrage sur l’immigration clandestine intitulé : Prisonnier Malgré Moi… (Récit d’un migrant clandestin), paru en France le 1er juin 2015 et édité par Harmattan-Cameroun, il annonce qu’il sera bientôt disponible en Afrique et que des soirées dédicace seront organisées à Yaoundé et Douala. Flavien parle aussi d’une tournée nationale et internationale et la réalisation d’un documentaire dans ses projets.

Septième enfant d’une famille de douze (dont 10 en vie), Flavien Anicet BILONGO est né le 22 mai 1973 à Mengueme, quartier Loumbou, arrondissement d’Essé, département de la Mefou et Afamba, Région du Centre Cameroun. Il fréquente à l’Ecole publique d’Essé, puis à l’Ecole Publique d’Essaboutou où Il obtient son CEPE. Après un passage au CES d’Essé, il s’inscrit au CES de Bot-Makak où il obtient son BEPC. C’est à l’Institut Samba qu’il fait sa 2nd, puis s’inscrit à l’Université de Yaoundé où il décroche une Capacité en Droit et Economie. Cet amoureux du Handball, football, et la marche sportive est aussi fan de Musique, de cinéma et de littérature. Même si Flavien n’est pas encore officiellement marié, son cœur est toutefois déjà pris, précise cet homme qui a plusieurs enfants à charge.

Flavien dit aimer manger Le PKEM sans sel (un plat local) accompagné du manioc. Baptisé, communié et confirmé catholique romain, Flavien Anicet Bilongo est pratiquant à la limite de ses possibilités.

Ericien Pascal Nguiamba.

\"Eto\'o

La zone Afrique sait désormais à quelle sauce elle va être mangée. Le tirage au sort préliminatoire de la Coupe du monde 2018, ce samedi 25 juillet à Saint-Pétersbourg, a eu lieu. Le Camerounais Samuel Eto\’o, qui a officié, n\’a pas été tendre.

Cinquante-trois équipes au départ (le Zimbabwe est suspendu), cinq places à prendre. C\’est un long chemin de croix qui attend les nations africaines qui veulent valider leur billet pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Les 26 pays les moins bien placés au classement FIFA de juillet 2015 devront disputer un premier tour, avec un match aller le 5 octobre 2015 et un match retour le 13 octobre 2015. Les 13 équipes rescapées rejoindront les 27 autres nations qualifiées d’office pour le second tour, comme l’Algérie, la Côte d’Ivoire ou le Ghana. A l’issue d’une autre série de matches aller/retour, vingt sélections seront qualifiées pour le dernier tour décisif.

Un mini-championnat décisif

Celui-ci se jouera sous la forme d’un mini-championnat avec cinq groupes de quatre équipes. Les premiers de chaque groupe disputeront la phase finale du Mondial russe. En 2010 comme en 2014, l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Algérie s’étaient qualifiés. Reste à voir si 2018 poursuivra la tradition.


Premier tour:

Somalie  vs Niger
Soudan du Sud vs Mauritanie
Gambie vs Namibie
Sao Tomé vs Ethiopie
Tchad vs Sierra Leone
Comores vs Lesotho
Djibouti vs Swaziland
Erythrée vs Botswana
Seychelles vs Burundi
Liberia vs Guinée-Bissau
Centrafrique vs Madagascar
île Maurice vs Kenya
Tanzanie vs Malawi
Deuxième tour:

Somalie ou Niger vs Cameroun
Soudan du Sud ou Mauritanie vs Tunisie
Gambie ou Namibie vs Guinée
Sao Tomé ou Ethiopie vs Congo
Tchad ou Sierra Leone vs Egypte
Comores ou Lesotho vs Ghana
Djibouti ou Swaziland vs Nigeria
Erythrée ou Botswana vs Mali
Seychelles ou Burundi vs RDC
Liberia ou Guinée-Bissau vs Côte d\’Ivoire
Centrafrique ou Madagascar vs Sénégal
île Maurice ou Kenya vs Cap Vert
Tanzanie ou Malawi vs Algérie
Soudan vs Zambie
Libye vs Rwanda
Maroc vs Guinée équatoriale
Mozambique vs Gabon
Bénin vs Burkina Faso
Togo vs Ouganda
Angola vs Afrique du Sud

Le premier tour débutera en octobre, le deuxième en novembre. Les vingt vainqueurs du deuxième tour sont répartis en cinq groupes de quatre (lors d\’un tirage au sort dont les modalités et la date seront déterminés à la fin du deuxième tour). Les cinq vainqueurs de groupes sont qualifiés pour la phase finale.

Source: Rfi

\"Compaoré\"

Séguéla (Côte d’Ivoire) – L’ex-Chef de l’Etat Burkinabè, Blaise Compaoré a été opéré avec succès au Maroc après une «chute» à Abidjan, a annoncé, dimanche(26 juillet 2015, ndlr), le Président ivoirien Alassane Ouattara.

«Je n’en fais pas un mystère bien que les questions de santé soient des questions personnelles. Le Président Compaoré a fait une chute et il a eu un problème. Il été évacué au Maroc. L’opération s’est bien passée », a déclaré le Président Alassane Ouattara au cours d’une conférence de presse-bilan de sa visite d’Etat de cinq jours dans le district de Woroba (Nord-Ouest) composé des régions du Bafing ( Touba ), du Béré (Mankono) et du Worodougou (Séguéla) entamée le mardi dernier.

«La récupération se passe très bien », a ajouté M. Ouattara, soulignant qu’il (Blaise Compaoré) me disait d’ailleurs qu’il n’a pratiquement plus besoin de béquilles pour marcher. Donc, les choses se passent bien ».

Chassé du pouvoir par la rue en octobre dernier, Blaise Comparé, s’est exilé à Abidjan en Côte d’Ivoire d’où il a été évacué la semaine dernière pour le Maroc suite à ce malaise.

LS/APA

\"Elise

A l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale contre l’Hépatite qui se célèbre le 28 juillet 2015, sous le thème « prévenir l’hépatite, agir maintenant », Dr TALLA PAUL et Dr DANG BABAGNA ISABELLE, Hépathogastro-Enterologues à l’hôpital général de Yaoundé donnent quelques éclaircissements sur cette maladie qui touche près de 4,5 Millions de personnes au Cameroun. Entretien.

 

Docteur, qu’entend-on par Hépatites ?

Dr Talla : Le terme hépatite signifie tout simplement une inflammation du foie quelque soit la cause. Lorsque l’inflammation du foie est causée par un virus, on parle d’hépatite virale. Quand l’inflammation du foie est causée par une substance toxique, on parle d’hépatite toxique. Alors nous allons juste parler d’hépatites virales. Et parlant d’hépatites virales, nous avons cinq grands virus de types alphabétiques qui sont A, B, C, D, E. Ces virus qui sont responsables d’hépatites peuvent être divisés en deux groupes ; virus a transmission par voie orale et virus a transmission par voie sanguine. Les virus A et E se transmettent par voie orale, c\’est-à-dire à travers les aliments et eaux souillées. B, C et D se transmettent par voies sanguines et sexuelles et de la mère à l’enfant ; pour l’hépatite B et D.

Quelles sont les modes de transmissions ?

Dr Dang : Les modes de transmission par le sang sont surtout la transmission par les objets souillés, le matériel médical ou paramédical, les lames razoires ou aiguilles qui étaient à usage multiples antérieurement, lames utilisées pour les scarifications, les ciseaux et matériel de dentistes mal stérilisés, il faut le signaler également, les vaccinations de masse qui se faisaient avec des pistolets ou alors même aiguille sont maintenant à usage unique. En ce qui concerne la transmission de la mère à l’enfant, c\’est-à-dire que lorsqu’une mère accouche et elle set porteuse d’une hépatite B, elle peut transmettre le virus à son enfant lors de l’accouchement, pas pendant la grossesse parce qu’il n’ya pas de passage du virus de la mère à l’enfant par le cordon ombilical au moment de la grossesse mais plutôt la transmission se fait lors de l’accouchement, lorsque l’enfant descend la filière génitale, il peut inhaler le sang de la mère et à ce moment est contaminée ou alors pendant la coupure du cordon ombilicale il peut y avoir une transmission lors de la mauvaise manipulation par le personnel médical ou paramédicale. Pour la mode de transmission sexuelle, elle n’est pas très fréquente. En principe lorsque la transmission se fait par voie sexuelle, c’est lorsque le patient qui est porteur de l’hépatite B à un germe que l’on appelle virus sauvage, qui est excessivement contagieux et qui porte ce qu’on appelle AGHBE positif, qui est un type de virus de l’hépatite B. Ce virus très contagieux se multiplie en quantité importante dans le sang et dans toutes les secrétions du corps. Lorsqu’on est porteur de ce virus, on peut contaminer par toutes secrétions du corps, dont par la sueur, par la salive, par voie sexuelle.

Dites-nous quelles sont les modes de préventions ?

Dr Talla : Il faut tout d’abord dire que les modes de préventions découlent des modes de transmissions. Parlant des hépatites à transmissions orales, c\’est-à-dire A et E, il faut tout simplement éviter de consommer les aliments souillés et éviter de l’eau de mauvaise qualité. Cela fait parte des maladies qu’on appelle péri-fécales. Il est donc question de lutter contre l’insalubrité et assainir le milieu, s’approvisionner en eau potable. Pour ce qui concerne les hépatites C qui se transmettent par le sang ; déjà à l’hôpital il y a la sécurité transfusionnelle qui était un mode jadis de transmission de l’hépatite C, donc actuellement des efforts sont faits pour que tout sang qui doit être transfusé soit bien testé avant d’être transfusé. Voyez-vous les aiguilles, lames razoires et autres sont désormais à usage unique et tout matériel tranchant à usage multiple est bien stérilisé. Cependant, il n’existe pas encore de vaccin pour l’hépatite C mais pour l’hépatite B. Un vaccin qui est administré à toute personne qui est dépistée négative. Un test de dépistage est d’abord fait par le patient et s’il est négatif pour l’hépatite B, on peut le vacciner. Ce vaccin très efficace protège après trois doses sur au moins vingt ans. Pour la transmission par voie sexuelle, c’est une infection sexuellement transmissible comme le VIH/SIDA, donc il fut éviter les rapports sexuels non protégés. Et concernant la transmission mère-enfant car beaucoup sont infectés par leurs mamans, soit pendant l’accouchement, soit par allaitement maternel. Il faut dépister toutes femmes enceintes qui viennent en consultations prénatales de manière à avoir celles qui sont susceptibles de transmettre la maladie à leurs bébés. A la naissance on administre un sérum et un vaccin au nouveau né pour éviter que la maman ne puisse transmettre le virus à ce bébé parce que les risques d’évolution sont plus graves chez un nouveau né qui est infecté que chez un adulte infecté. Et pour ce qui est de l’hépatite virale D qui se développe chez ceux qui ont l’hépatite virale B, il faut faire toute la prévention de l’hépatite B.

Comment se fait la prise en charge des malades dans les hôpitaux ?

Dr Talla : Les patients qui nous sont adressés souvent après dépistages de ces hépatites virales B ou C, habituellement nous confirmons déjà l’infection. On refait le test parce que chez certains malades nous avons des tests qui s’avèrent parfois des faux positifs donc on s’assure que le malade est réellement infecté, souvent nous refaisons la charge virale pour s’assurer également que le virus est effectivement présent. D’autres tests plus approfondis sont faits pour évaluer le degré d’atteinte du foie. Le degré d’inflammation du foie parce que la prise en charge est souvent fonction du degré de lésions au niveau du foie. Si les lésions sont minimes ou alors si l’hépatite est inactive, ces patients n’auront pas besoin de traitement. Par contre si les évaluations approfondies démontrent que le foie est suffisamment endommagé ou alors que les lésions sont modérées et sévères, en ce moment là, c’est une hépatite active qui a besoin d’être traitée. On soumet donc ces patients là aux traitements car il ya des traitements qui existent pour leurs prise en charge.

Comment se fait le suivi des patients durant le traitement ?

Dr Dang : Le suivi des patients se fait de plusieurs manières tout cela dépend du type de malades. Nous avons deux types de traitements que l’on propose : soit un traitement par injection, soit par voie orale. Lorsque le traitement se fait par voie orale, il faut savoir que c’est un traitement à longue durée parfois des traitements à vie. Lorsque le traitement se fait par injection, c’est un traitement d’un an mais le traitement dépend du type de virus et des caractéristiques énumérées au préalable par le Docteur Talla. Tout ça est important pour la prise en charge du patient et c’est tous ces examens là qui concourent à dire : voila le malade à une hépatite B par exemple, il a besoin d’une injection ou d’un traitement oral. Lorsque le patient est mis sous traitement oral, cela nécessite un suivi. Le suivi au départ peut être après un mois, on vérifie que le traitement est efficace, soit le traitement oral ou injectable. Le médecin doit revoir le patient à moyenne un mois après le début de son traitement puis après le suivi est beaucoup plus espacé étant donné que c’est un traitement de très longue durée. Le suivi doit se faire de manière trimestrielle, en insistant évidemment que le patient revienne vous voir. De toute façon lorsque la prescription médicale est faite le patient est obligé de revenir puisque la prescription médicale ne peut excéder six mois. C\’est-à-dire la validité de l’ordonnance à la pharmacie de l’hôpital ne fait pas plus de six mois, il faut signaler quelque chose de très important qui est le fait que l’Etat du Cameroun a pris en charge une bonne partie de ce traitement de l’hépatite B. C’est un traitement qui a été subventionné à de 60% à 70% car il coute très cher. Ce traitement n’est disponible malheureusement que dans deux hôpitaux publics de Yaoundé et de Douala mais doit être également prescrit par un hépatogastro-entérologue. En ce qui concerne le traitement de l’hépatite C, il a été subventionné par l’Etat via le ministère de la santé publique et donc les molécules sont disponible tout comme son traitement.

Vos messages de conclusion.

Dr Dang et Talla : On peut guérir de l’hépatite, tout dépend du suivi et du traitement. Les malades dépistés positifs doivent se rendre dans les hôpitaux car le traitement est disponible. Ce n’est pas en pharmacopée qu’ils trouveront solution à leurs situations.

Entretien avec Elise Kenimbeni

 

 

\"Essingan

Il s’agit de l’affaire liée à la Commercial Bank Guinea Ecuatorial(CBGE).

Le Journal camerounais Essingan édition du lundi 27 juillet 2015 a fait de cette information le titre principal de sa \”Une\”, avec comme illustrations les deux photos opposées du milliardaire camerounais Yves Michel Fotso et du Président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Selon cet hebdomadaire « Fotso réclame 44 milliards à la Guinée Equatoriale » sur l’affaire liée à la Commercial Bank Guinea Ecuatorial(CBGE).

Le journal de Marie Robert Eloundou indique que « Pour n’avoir pas obtenu le paiement des 20 milliards de FCFA convenus dans un arrangement à l’amiable avec le président Obiang Nguema, le milliardaire se prévaut désormais de la sentence arbitrale de 2009 ». Selon cet hebdomadaire « un Boeing 777 déjà saisi ».

Condamné à 25 ans de prison pour une affaire liée à l’achat d’un avion présidentiel, l’homme d’affaires Yves Michel Fotso vient de créer une nouvelle actualité autour de lui avec cette affaire contre la Guinée Equatoriale amplifiée par l’hebdomadaire camerounais Essingan. La réaction du président équato-guinéen est sans doute attendue.

Berthe Alimame.

 

\"Midjiyawa-Bakari.\"

Par ailleurs le nouveau bilan des attaques kamikaze de boko haram d’hier 25 juillet 2015 fait état de 21 morts, 85 blessés dont 6 blessés graves évacués au sud du pays.

Le gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakary(photo) a tenu une réunion de crise avec les forces vives de la Région ainsi que de hauts gradés des forces de défense et de sécurité du pays, ce dimanche matin 26 juillet 2015 à Maroua, principale ville de cette Région qui a été secouée la veille autour de 19heures par une attaque kamikaze qui a fait 21 morts et 85 blessés au lieu dit « Pont vert ».

Cette troisième attaque terroriste après celles de fotokol, et du marché central, a amené les autorités de la région à prendre des mesures urgentes pour faire face à la menace. Ainsi, au terme de la réunion de crise présidée ce dimanche matin par le gouverneur Midjiyawa Bakary, des mesures fortes ont été prises notamment l’interdiction des écoles coraniques ambulantes sur toute l’étendue de la Région ; l’interdiction aussi de la circulation des engins à deux roues sans papier ; interdite aussi, la vente ambulante des aliments par des enfants. Les maires des différentes communes de la Région de l’Extrême Nord sont appelés à mettre sur pied des polices municipales. Il a aussi été décidé de la réduction du nombre des mosquées. Le bouclage systématique de toute la région et une fouille systématique de toutes les maisons font aussi partie des mesures prises au cours de cette réunion de crise. Les populations sont invitées à collaborer avec les forces de l’ordre en les appelant au numéro 1500, pour dénoncer toute personne ou acte suspect. Bon à savoir les attaques kamikazes survenues depuis le 12 juillet 2015 dans la région de l‘Extrême-nord Cameroun ont déjà fait au total 47 morts et 117 blessés.

Ericien Pascal Nguiamba