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Le Dr Armand NGHEMKAP a fait de la lutte contre la  mort subite des sportifs, son cheval de bataille. Homme aux multiples casquettes dont une spécialisation en Médecine et Biologie du Sport, il nous livre aujourd\’hui son analyse sur les drames qui ont récemment  frappé la famille du football camerounais et mondial.

Bonjour Docteur, alors nous venons de célébrer le 13 ème anniversaire en hommage au regretté Marc-Vivien FOE, décédé le 26 juin 2003 au cours de la demi-finale de la coupe des confédérations à Lyon ( France ) dans un match qui opposait les Lions Indomptables du Cameroun à l\’équipe de Colombie,  nous avons appris hier 2 juillet 2016, le décès de l\’international Camerounais SIBETCHEU de suite d\’une crise cardiaque. Pouvez-vous nous rappeler les circonstances du premier décès ?

Le décès de Marco demeurera toujours pour moi un drame épouvantable. C\’est une mort qui m\’a marqué à vie et qui a déterminé mon total engagement dans les différents combats que je mène au quotidien pour sauver des vies. Je n\’étais pas au stade mais devant mon poste de télévision et j\’ai assisté ce jour de façon impuissante à ce malaise survenu en plein match de football, sans aucun signe d\’alerte au préalable de mon frère et ami Marc-Vivien FOE, qui perdait connaissance en mondovision avec ses yeux révulsés et une respiration agonisante.

Dans certains articles, on peut lire que Marc-Vivien FOE gaspait. A votre avis Docteur, qu\’est-ce que cela veut réellement dire ?

Suite à son malaise, Marc-Vivien FOE avait cessé de respirer normalement. Il présentait une respiration agonisante. Sur les images diffusées, on observe des mouvements buccaux sans aucune efficacité respiratoire comme s\’il cherchait sa respiration. C\’est la même respiration que l\’on peut observer chez un poisson sorti de son aquarium. C\’est cela une respiration de type « GASP ».

Pourquoi qualifie-t-on ce décès de mort subite ?

Un décès aussi brusque qu\’inattendu, naturel et non accidentel, sur un terrain de football chez un sportif qui initialement paraissait en bonne santé est toujours qualifié sur le plan médical de MORT SUBITE du SPORTIF.

 Vous avez longtemps attiré l\’attention des autorités camerounaises sur ce phénomène de la mort subite des sportifs. Pensez-vous que votre cri d\’alerte est écouté?

Non malheureusement ! Mon cri d\’alerte demeure inaudible depuis 13 ans et nous continuons à enregistrer des morts subites des sportifs, qui pour moi demeurent des morts évitables. J\’aurai le sentiment que mes alertes sont reçues lorsque je verrai toutes les fédérations sportives camerounaises et toutes les enceintes sportives au Cameroun, dotées de défibrillateurs cardiaques. J\’aurai également enfin le sentiment d\’être compris lorsque je verrai des campagnes de sensibilisation menées à large échelle sous l\’égide du Ministère des Sports et de l’Education Physique(MINSEP) ou du Ministère de la Santé Publique(MINSANTE). Toutefois, je me réjouis du fait que mon combat n\’est pas vain car un certain nombre de sportifs de haut niveau ont compris le sens de ce combat contre la mort subite des sportifs. Je peux citer Emmanuel KESSACK MABOANG, Rigobert SONG BAHANAG, Raymond NKALLA NKONGO et Idriss Carlos KAMENI qui mènent des actions de sensibilisation contre la mort subite des sportifs.

Quelles actions menez-vous aujourd\’hui pour une réelle prise de conscience de la part des sportifs eux-mêmes et de la part des autorités camerounaises ?

Voici plus de 13 ans que j\’ai fait de la lutte contre la mort subite des sportifs mon cheval de bataille. J\’ai de ce fait rédigé et publié «  LES 10 COMMANDEMENTS DU SPORTIF » que vos lecteurs peuvent retrouver avec un minimum de recherche via internet. Ces Dix Commandements, lorsqu\’ils sont connus et appliqués par le sportif, le protègent d\’une mort subite sportive. J\’ai également publié et diffusé suite au décès du jeune Lion Indomptable du Cameroun Patrick EKENG, une stratégie de prévention en 5 axes pour lutter contre la mort subite des sportifs. Cette stratégie de prévention est une véritable politique de santé publique qui doit être mise en œuvre au Cameroun afin de lutter efficacement sur le plan institutionnel contre les morts subites des sportifs qui, je ne cesserai de le rappeler, sont pour moi des morts évitables. J\’ai également des actions de parrainage de bonnes initiatives comme le tournoi de football KAMER MOUNA FOOT qui prône la sensibilisation des jeunes sportifs et génies du ballon rond à la problématique de la mort subite des sportifs et l\’apprentissage des gestes qui sauvent sur un terrain de football en cas de malaise du sportif. Je profite d\’ailleurs de cette interview pour rappeler à vos lecteurs que la 3ème édition aura lieu du 15 au 18  décembre 2016 à DOUALA au Cameroun avec le co-parrainage des anciens Lions indomptables du Cameroun Emmanuel MABOANG KESSAK et JOEL EPALLE ainsi que du footballeur Patrick ETOGA et bien d\’autres.  Enfin, j\’ apporte tout mon soutien, ma légitimité de médecin et ma visibilité au milieu associatif car je crois que la société civile ainsi que les associations caritatives doivent jouer leur partition en multipliant des ateliers d\’information et de sensibilisation sur les morts subites sportives,  la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque ainsi que l\’apprentissage des gestes qui sauvent comme je le fais avec l\’association Marcq- Cameroun de madame Jeanine KEUMO qui organise le 29 octobre prochain à Lille ( France ) une journée de sensibilisation et de prévention sur les morts subites.

Docteur, pouvez-vous nous donner les détails de votre stratégie de prévention ?
Bien évidemment. Ma stratégie de prévention contre la mort subite des sportifs comporte 5 axes:

1- Imposer un dépistage précoce par une visite médicale de validation de la pratique sportive. Cette visite médicale permettra d\’apprécier au cours d\’un interrogatoire médical les facteurs de risque personnels et familiaux du sportif. La visite devra obligatoirement comprendre la réalisation d\’un ECG de repos.

2- Initier les sportifs à la connaissance des signes d\’alerte de mort subite

3- Former le milieu sportif à la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque du sportif

4- Sensibiliser les sportifs et leur entourage à l\’apprentissage des gestes qui sauvent (MASSAGE  et DEFIBRILLATION CARDIAQUE)

5- Imposer un défibrillateur cardiaque dans toute trousse d\’urgence d\’un  médecin sportif

Vous revendiquez que la date du 26 juin  soit célébrée comme une Journée Nationale de Lutte contre la Mort Subite des Sportifs. Expliquez-nous un peu…

 Une Journée Nationale de lutte contre la Mort subite des Sportifs est désormais indispensable au Cameroun eu égard aux récents drames qui ont une nouvelle fois endeuillé notre famille sportive. C\’est une journée qui sera consacrée dans l\’année à la sensibilisation des sportifs, du milieu sportif et de l\’entourage professionnel, technique et familial des sportifs ainsi que de tous les amoureux du sport, amateurs ou professionnels, écoliers, collégiens,  lycéens ou étudiants, à la connaissance des signes d\’alerte de mort subite, à la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque du sportif et à l\’apprentissage des gestes qui sauvent comme le massage cardiaque et l\’utilisation d\’un défibrillateur cardiaque. Des visites médicales de validation de la pratique sportive avec réalisation d\’ECG de repos pourront également être organisées à grande échelle avec la participation de médecins bénévoles qui sont plus nombreux qu\’on ne l\’imagine. Nous pourrons ainsi sauver énormément des vies.

Docteur, peut-on éviter le phénomène de la mort subite des sportifs?
Je crois qu\’on peut évidemment éviter le phénomène de la mort subite des sportifs par  la connaissance et la mise en pratique quotidienne à titre individuel des Dix Commandements du Sportif mais également par une volonté politique stratégique. Je viens de proposer pour se faire une stratégie de prévention en 5 axes.

Quel message pouvez-vous envoyer aux sportifs et aux autorités au Cameroun ?

Avec tous les drames que la famille du football camerounais a récemment connus, j\’aimerais plutôt réitéré mes conseils aux sportifs à savoir qu\’ils s\’approprient les Dix Commandements du sportif car leur connaissance protège de la mort subite du sportif. Quant aux autorités, je rappellerai tout simplement que les morts subites sportives sont des morts évitables et qu\’une bonne politique de santé publique basée sur une prévention en 5 axes permettrait de lutter efficacement contre ce fléau qui est un réel problème de santé publique eu égard à tous les drames survenus récemment. Une journée Nationale de Lutte contre la Mort Subite des Sportifs est également indispensable. Le Cameroun a malheureusement perdu beaucoup de ses valeureux et talentueux fils ces dernières années. Beaucoup de familles camerounaises ont perdu leurs enfants, des torrents de larmes ont déjà été versés du fait de ce phénomène de la mort subite du sportif et il faut que cela cesse. Je rappelle que les Camerounais ont pleuré Marc-Vivien FOE en 2003, Valery MEZAGUE et EBOSSE en 2014, NGON OBEN Léopold du Dynamo de Douala et David NJOCK NJOCK en 2015, Patrick EKENG et Christelle NDJOMNANG tout récemment pour ne citer que ceux là et (l’international Camerounais de basketball SIBETCHEU, ndlr)  car on observe environ une centaine de morts subites tous les ans au Cameroun. Nous devons désormais savoir apprendre de nos erreurs. Le cri d\’alerte que je lance sans faille depuis 13 ans devrait enfin être entendu. Je garde tout espoir et mon combat continue sans faille et sans faiblesse.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

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Suite à la mort subite de l\’artiste PAPA WEMBA en pleine scène lors du FEMUA à Abidjan en Côte d’Ivoire le 24 avril 2016, la rédaction de yaoundeinfo.com a interrogé  le Dr Armand NGHEMKAP Médecin Urgentiste en France, pour en savoir d’avantage. Ses éclairages.

Bonjour Docteur, vous êtes Médecin Urgentiste en France. Vous avez fait de la lutte contre les morts subites votre cheval de bataille. Vous avez appris la mort du chanteur PAPA WEMBA sur scène à ABIDJAN. Selon vous, comment peut-on qualifier ce genre de décès brusque ?

Dr Armand NGHEMKAP : Comme  dans le cas du footballeur camerounais Marc-Vivien FOE, l\’artiste PAPA WEMBA est décédé d\’une mort subite.

Docteur, cette mort subite était-elle évitable ?

Dr Armand NGHEMKAP : La mort subite de PAPA WEMBA était bien évitable.  A mon humble avis, les témoins qui s\’attroupent autour du corps inactif de PAPA WEMBA auraient dû appliquer tout simplement « LES GESTES QUI SAUVENT UNE VIE » en voyant l\’artiste s\’écrouler. Ils auraient ainsi donné une chance de survie non négligeable à PAPA WEMBA. La mort subite de PAPA WEMBA dans des circonstances troubles pose la problématique de l\’apprentissage au grand public des gestes qui sauvent car tous les ans, selon les statistiques de la Croix rouge française, au moins 50 000 personnes sont victimes d\’un arrêt cardiaque. Plus de 10 000 vies pourraient être sauvées si une personne sur cinq connaissait les gestes qui sauvent.

Quels sont ces « GESTES QUI SAUVENT UNE VIE » ?

 Dr Armand NGHEMKAP : Il y a plusieurs « GESTES » à connaître si l\’ont veut sauver des vies et dans le cas de PAPA WEMBA il  s\’agit de la reconnaissance d\’un arrêt cardiaque, l\’apprentissage du massage cardiaque ainsi que l\’utilisation d\’un défibrillateur cardiaque. Je consacre depuis une quinzaine d\’années mon temps libre dans la sensibilisation sur la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque et l\’apprentissage des gestes qui sauvent.  Au cours de mon séjour au Cameroun, en marge du festival de cinéma éducatif KOMANE dont la 2ème édition a eu lieu dans la ville de Dschang du 4 au 6 février dernier, j’ai coordonné plusieurs ateliers d\’information et de sensibilisation sur les maladies cardio-vasculaires et AVC organisés en milieu scolaire, en partenariat avec l\’association MARCQ-CAMEROUN- LILLE FRANCE. Les participants, essentiellement les élèves du Lycée classique de Dschang et du Lycée de Fonakeukeu  ont pu s\’initier aux gestes qui sauvent.

Le cas PAPA WEMBA est-il pour vous un cas isolé ou d\’après vos informations en Afrique ce sont des situations quotidiennes ?

Dr Armand NGHEMKAP : Le cas de PAPA WEMBA est loin d\’être un cas isolé. Nous avons déjà connu en 2003, une situation identique avec la mort subite en mondo-vision du footballeur camerounais Marc-Vivien FOE et je vous renvoie à l\’article que j\’avais publié à l\’époque intitulé « Décès de Marc-Vivien FOE : Mort naturelle ou mort évitable ? Le point de vue d\’un médecin camerounais ». Je décriais déjà à l\’époque l\’absence d\’une réponse adéquate à une situation de malaise avec perte de connaissance et notamment l\’absence de défibrillateur cardiaque dans les évènements sportifs. Les arrêts cardiaques comme celui de PAPA WEMBA sont plutôt quotidiens dans mon activité car chaque année en France pour citer cet exemple, on note plus de 50000 (cinquante mille) arrêts cardiaques comme celui survenu chez PAPA WEMBA. Je ne dispose pas de statistiques fiables pour l\’Afrique d\’autant plus que beaucoup de ces morts subites sont attribuées à tort à des pratiques mystiques.

Docteur, quelle peut être la cause du décès de PAPA WEMBA ?

Dr Armand NGHEMKAP : En voyant PAPA WEMBA s\’écrouler aussi brutalement sans aucun signe annonciateur au préalable, la cause probable du décès me semble être un trouble paroxystique du rythme cardiaque de type fibrillation ventriculaire. Mais seule une autopsie peut déterminer la cause réelle du décès.

Docteur, comme vous le précisez, le footballeur camerounais Marc-Vivien FOE ainsi que d\’autres sportifs et citoyens anonymes ont été victimes de ce phénomène de la mort subite qui prend de plus en plus de l\’ampleur. Comment faire pour sensibiliser l\’opinion ?

Dr Armand NGHEMKAP : Je pense qu\’une bonne campagne d\’information et de communication du grand public à la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque, la généralisation d\’ateliers d\’initiation au massage cardiaque, ainsi qu\’à l\’utilisation d\’un défibrillateur cardiaque est indispensable pour une bonne stratégie politique d\’éducation pour la santé sur les morts subites. Les pouvoirs publics doivent également développer en milieu scolaire des ateliers d\’information et de sensibilisation sur la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque et l\’apprentissage des gestes qui sauvent. Ces ateliers pourraient s\’intituler «  SAUVER DES VIES » pour une meilleure prise en conscience de son enjeu. C\’est ce que j\’essaye de faire à mon modeste niveau en parrainant des initiatives comme le tournoi de football KAMER MOUNA FOOT qui prône la sensibilisation des jeunes sportifs et génies du ballon rond à la problématique de la mort subite des sportifs et l\’apprentissage des gestes qui sauvent sur un terrain de football en cas de malaise du sportif.

je rappelle d\’ailleurs à vos lecteurs que sa 3ème édition aura lieu du 15 au 18  décembre 2016 à DOUALA au Cameroun avec le co-parrainage des anciens Lions indomptables du Cameroun Emmanuel MABOANG KESSAK et JOEL EPALLE.  Je pense également que la société civile et le milieu associatif doivent jouer leur partition en multipliant ces ateliers d\’information et de sensibilisation sur la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque et l\’apprentissage des gestes qui sauvent comme l\’a fait l\’association Marcq- Cameroun de madame Jeanine KEUMO, dans les lycées de Dschang et Fonakeukeu lors de la 2ème édition du festival de cinéma éducatif et culturel KOMANE et avec d\’ailleurs la grande contribution de la légende camerounaise vivante ONCLE OTSAMA. Les organisateurs du FEMUA en Côte d\’Ivoire ainsi que d\’autres festivals en Afrique devraient s\’inspirer de ce volet éducatif pour la santé comme cela se passe au festival komane dans la programmation de leurs prochaines éditions. Des ateliers santé « SAUVER DES VIES » devraient désormais figurer dans leur programmation. Ainsi, la mort de PAPA WEMBA aura contribué à faire avancer l\’humanité et la santé en Afrique.

Qu\’en est-il de votre combat pour la Prévention des AVC au Cameroun ?

Dr Armand NGHEMKAP : Mon combat se poursuit et s\’intensifie. J\’ai déjà publié sur votre journal en ligne plusieurs articles sur les AVC au Cameroun que les lecteurs peuvent retrouver. Dans une précédente interview publiée chez vos confrères de camer.be, je réaffirmais  que «  la Prévention et le Dépistage précoce des Facteurs de risque cardio-vasculaire doivent être le cheval de bataille de toute politique de Santé Publique en 2017 au Cameroun ». Toutefois, il reste encore beaucoup à faire pour une bonne information des Camerounais sur les facteurs de risque et pour une meilleure sensibilisation sur le dépistage précoce de ces facteurs de risque d’AVC.

Et votre combat pour la Prévention de la Mort Subite des Sportifs… Où en êtes-vous ?

Dr Armand NGHEMKAP : Le combat se poursuit également mais j\’avoue l\’avoir mis en arrière-plan afin de concentrer mes forces et mon énergie sur la prévention des AVC au Cameroun. Comme je l\’ai déjà dit dans une autre précédente interview, j\’estime qu\’ après près de 15 ans d\’une lutte acharnée contre la Mort Subite des Sportifs, ma satisfaction est grande et mes efforts récompensés  au vu des taux de survie très encourageants en cas de malaise chez un sportif depuis la généralisation des défibrillateurs cardiaques dans les enceintes sportives.

Docteur, nous arrivons au terme de notre entretien. En tant que Médecin Urgentiste, que pouvez-vous conseiller aux populations pour prévenir ou faire face à une mort subite.

Dr Armand NGHEMKAP : Les conseils sont multiples et j\’en ai déjà diffusé plusieurs dans mes différentes publications et notamment les dix commandements sur la mort subite notamment chez les sportifs. En ce qui concerne le drame survenu chez PAPA WEMBA, la principale leçon à tirer est que l\’ignorance nous tue et nous devons de ce fait très rapidement révolutionner nos mentalités faites essentiellement de fatalité et de mysticisme afin d\’apprendre dans un cadre d\’éducation pour la santé, le dépistage précoce des maladies cardio-vasculaires, la reconnaissance de l’arrêt CARDIAQUE et les « GESTES QUI SAUVENT ». La pratique du massage cardiaque doit devenir un geste citoyen.

Docteur, avez-vous un dernier message en guise de conclusion ?

Dr Armand NGHEMKAP : Je tiens à préciser en guise de conclusion de notre entretien que le taux de survie après un arrêt cardiaque passe de 3% à près de 50 % juste par le fait d\’une prise en charge adéquate associant un massage cardiaque et l\’utilisation d\’un défibrillateur cardiaque. Tant mieux pour ceux qui l\’auront compris et dommage pour ceux qui préfèrent se complaire dans la fatalité et le mysticisme, je voulais dire l\’ignorance. Je demeure persuadé que mon artiste PAPA WEMBA aurait pu être sauvé. J\’informe également vos lecteurs que j\’animerai un atelier santé « SAUVER DES VIES » le 8 octobre 2016 au cours du mois du Cameroun qu\’ organise l\’association MARCQ-CAMEROUN-LILLE-FRANCE et donnerai une communication sur les gestes qui sauvent le 29 octobre 2016 lors de la soirée de gala annuel qui a pour but de récolter des fonds en vue d\’organiser en milieu scolaire au Cameroun, des campagnes d\’information et de sensibilisation sur la reconnaissance de l\’arrêt cardiaque et l\’apprentissage des gestes qui sauvent. Il est temps de connaître ces gestes salvateurs.

Entretien avec Ericien Pascal Nguiamba

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Médecin des Hôpitaux en France dans la spécialité de la médecine d\’Urgence, figure emblématique de la diaspora camerounaise, promoteur de « CLINIC C », la première série télévisée camerounaise sur la santé, le Docteur Armand NGHEMKAP prépare activement la 2ème édition du Festival KOMANE qui aura lieu du 4 au 6 février 2016 dans la ville de Dschang au Cameroun. La rédaction de yaoundeinfo.com a recueilli son avis sur cette première série camerounaise sur la santé.

Vous vous envolerez bientôt pour le Cameroun afin de participer à la 2ème édition du Festival éducatif et culturel KOMANE qui aura lieu dans la ville de Dschang à l\’Ouest du Cameroun du 4 au 6 février prochain et dont vous êtes le délégué chargé de la diaspora. Au cours d\’une conférence sur le thème «  Cinéma et émergence du Cameroun par l\’éducation pour la santé », le 17 septembre 2015 à l\’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang, vous avez lancé le tournage de CLINIC C, qui est la première série camerounaise sur la santé. Docteur, le cinéma camerounais se meurt. Comment le sauver ?

Effectivement, le cinéma au Cameroun se meurt avec une absence totale de salle de projection cinématographique alors que le cinéma est un outil de développement indispensable pour l\’émergence des nations. Aussi, alors que vers les années 70-90, période glorieuse du cinéma camerounais, on comptait pas moins de 110 salles de cinéma sur l\’étendue du territoire, de nos jours on ne compte plus aucune salle de cinéma fonctionnelle. Il faut dire que la disparition du FODIC (FOnds du Developpement de l\’Industrie Cinématographique) qui soutenait le cinéma camerounais par des financements directs et par le biais d\’une billetterie organisée et contrôlée ainsi que la disparition des subventions institutionnelles venant des pays occidentaux et notamment de la coopération française a fini par achever les ambitions glorieuses du cinéma camerounais. Je pense pour ma part qu\’il faut réfléchir à un nouveau modèle de cinéma camerounais et s\’orienter vers un cinéma éducatif et notamment éducatif pour la santé. Ainsi, la prolifération des vidéos clubs, des cinés clubs et des chaines de télévision qui ont été un handicap dans l\’épanouissement des cinéastes camerounais dans les années 90 va plutôt être un atout dans la diffusion de leurs œuvres cinématographiques.

Est-ce pour cette raison que vous êtes producteur exécutif de CLINIC C, la première série camerounaise sur la santé ?

CLINIC C est ma vision éducative du cinéma camerounais car CLINIC C permet de sensibiliser les camerounais sur le fait que « en matière de santé, prévenir vaut mieux que guérir ». Ainsi à travers CLINIC C, les Camerounais comprendront très vite que très souvent, le meilleur traitement est la prévention.

Lors de la conférence de lancement de CLINIC C, vous avez rappelé ses objectifs qui sont d\’informer, sensibiliser, éduquer et prévenir le grand public sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Docteur, qu\’est-ce qui vous fait croire que les Camerounais prendront de leur temps pour regarder une série qui parle de la santé?

La santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité. De ce fait, nul ne doit négliger sa santé. Si jusqu\’à présent, certaines personnes négligent leur santé, c\’est tout simplement par ignorance. CLINIC C permet de combattre cette ignorance dans le domaine de la santé en éveillant les consciences, en informant sur les signes d\’alerte des maladies afin que les Camerounais se prennent en charge précocement, et aussi afin qu\’ils connaissent les facteurs de risque des maladies, ce qui est pour moi le meilleur moyen de les sensibiliser au dépistage précoce. Par ailleurs, le cinéma au Cameroun doit cesser d\’être un outil d\’aliénation et de déviance morale. Il ne doit plus être considéré seulement comme un outil de divertissement. Il doit désormais également être un outil culturel et éducatif pour la santé. Le principe de base dans CLINIC C est de présenter le malade dans son vécu naturel au quotidien afin que son arrivée à l\’hôpital soit un moment unique de sensibilisation, d\’éducation pour la santé et de prévention. Je pense que cette approche éducative pour la santé qui associe divertissement et éducation des masses par le biais d\’un feuilleton télévisé va émouvoir beaucoup de Camerounais et les amener à regarder les 52 épisodes de cette première série camerounaise sur la santé.

Parlant des AVC qui, nous le savons, est votre cheval de bataille. Selon vous, comment soigner les AVC à travers le cinéma ?

Vous posez là une excellente question. Le premier épisode de CLINIC C s\’intitule « LE TUEUR SILENCIEUX » et est consacré à la problématique des AVC au Cameroun. «  LE TUEUR SILENCIEUX » s\’inspire d\’une histoire réelle et originale que j\’ai personnellement vécue et dont je suis l\’auteur. Tout téléspectateur qui regardera cet épisode qui sera diffusé en première mondiale le 4 février prochain lors de la soirée d\’ouverture du festival KOMANE de Dschang aura la réponse à cette belle question.

En tant que promoteur et producteur exécutif de CLINIC C, cette première série camerounaise sur la santé. Peut-on savoir sa date de diffusion sur les chaines de télévision camerounaise ?

CLINIC C est une série de 52 épisodes de 26 mn. C\’est une série sur la santé qui a essentiellement pour objectif d\’informer, de sensibiliser et de prévenir sur les problèmes de santé publique qui ruinent la société. Les épisodes s\’inspirent des nombreuses chroniques santé que je rédige depuis 2003. C\’est ainsi que les thématiques qui ont déjà été tournées concernent les AVC, la Mort Subite des Sportifs, les gestes qui sauvent en cas d\’Accident de la circulation et bien d\’autres. Le début des diffusions est prévu en septembre 2016 si nous avons trouvé d\’ici là, un diffuseur et un annonceur pour nous soutenir dans cette belle aventure cinématographique pour le bien-être de tous par l\’éducation pour la santé à travers le cinéma. Les portes restent naturellement ouvertes aux mécènes privés et autres généreux contributeurs et partenaires qui devraient trouver par le biais des diffusions de CLINIC C une visibilité gratifiante.

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Quel intérêt le médecin que vous êtes a-t-il de se retrouver dans une production cinématographique ?

J\’ai entendu dire que mon engagement associatif, caritatif et même cinématographique cachait des ambitions politiques. Je tiens à rappeler ici que je n\’ai aucune ambition politique. Mes différents engagements y compris dans le cinéma à travers CLINIC C sont essentiellement motivés par le fait que j\’ai envie d\’apporter ma modeste contribution pour l\’émergence et le developpement durable du Cameroun. J\’ai tenu à apporter cette contribution par le biais d\’une production cinématographique du fait que j\’ai eu l\’opportunité de rencontrer lors de la première édition du festival KOMANE où j\’étais invité comme membre du jury de la diaspora camerounaise, des acteurs de talent, des réalisateurs et scénaristes pétris de talent. J\’ai proposé à ces jeunes talents du milieu cinématographique camerounais de mettre en pratique un projet fort audacieux et ambitieux qui me tenais à cœur depuis plusieurs années à savoir la production d\’une série camerounaise sur la santé à partir d\’histoires originales dont j\’ai été témoin dans mon expérience professionnelle de plus de 25 ans de pratique en médecine d\’Urgence.

CLINIC C est une série de 52 épisodes. Que doit-on retenir des thèmes des épisodes de cette grosse production télévisée?

Nous avons déjà tourné plusieurs épisodes dont «  LE TUEUR SILENCIEUX » conscré aux AVC qui est le thème du 1er épisode. « PAS DE PANIQUE » qui explore la problématique du saignement du nez chez l\’enfant et la panique qui s\’empare très souvent des parents. « LE MAL DU 12 » le 3ème épisode de CLINIC C sensibilise sur les dangers des médicaments de la rue. « LES GESTES QUI SAUVENT » consacrés aux accidents de la circulation routière. « LA MANOEUVRE DE HEIMLICH » qui nous permet de faire connaître ce geste salvateur face à toute personne qui s\’étouffe au cours d\’un repas et qui risque de perdre sa vie si les témoins présents ne pratiquent pas ce geste. Je peux aussi citer « KAMER MOUNA FOOT » qui sensibilise sur les dix commandements du sportif à connaître afin d\’éviter une mort subite du sportif. Il y a plein d\’autres épisodes qui ont déjà été tournés ou qui seront tournés mais je ne peux tous les énumérer dans cette interview.

Pourquoi avoir privilégié ces thèmes dans vos premiers épisodes ?

CLINIC C a surtout une mission de santé publique et n\’aura véritablement atteint ses objectifs que lorsqu\’elle aura provoqué au Cameroun une inversion de la courbe des indicateurs de santé que sont le taux de mortalité et l\’espérance de vie des Camerounais. Le taux de mortalité au Cameroun est très élevé et l\’espérance de vie des Camerounais atteint à peine 55 ans alors qu\’elle se situe entre 80 et 85 ans en France. Les thèmes choisis pour la diffusion des premiers épisodes de CLINIC C abordent les grands problèmes de santé publique qui minent l\’épanouissement des Camerounais et leur traitement nous permettra de sauver énormément de vies humaines.

Dans le premier épisode de CLINIC C intitulé « LE TUEUR SILENCIEUX », vous abordez la problématique de la lutte contre les AVC au Cameroun. Docteur, pourquoi appelez-vous les AVC « TUEURS SILENCIEUX »?

Les AVC ou Attaques cérébrales sont qualifiés de « TUEURS SILENCIEUX » dans CLINIC C tout simplement parce que ce sont des accidents qui peuvent survenir à tout moment et vous foudroyer par surprise alors que vous aviez des prémices de cette attaque cérébrale en vous mais vous ne le saviez pas. Pour me résumer, un AVC survient comme un coup de tonnerre dans un ciel serein mais très souvent il est précédé de signes d\’alerte ou signes annonciateurs et de facteurs de risque qui vous exposent à sa survenue. C\’est l\’ignorance de ces facteurs de risque et des signes d\’alerte d\’AVC qui nous démunit face à la survenue d\’une attaque cérébrale par AVC et qui nous tue.

Vous venez d\’être auréolé du « Grand Prix de Médecine » lors de la première édition de la cérémonie de récompense de l\’excellence africaine intitulée « Diaspora Leardership Awards ». Quelle est votre dernière découverte scientifique en matière de santé ?

Je suis un médecin clinicien et je ne fais pas de recherche bio-médicale. Toutefois, j\’ai fait le constat en trente année de pratique médicale que pour sauver des vies au quotidien par le biais de la santé, on a pas besoin d\’une révolution technologique, on a beaucoup plus besoin d\’outils d\’information, de communication, de sensibilisation et de prévention de la santé pour le bien-être de tous. C\’est en ce sens que j\’ai lancé les concepts « LA SANTE EN SOIREE » dans la diaspora camerounaise et la série télévisée CLINIC C au Cameroun. En effet, les maladies rares qui sont parfois très médiatisées, ne sont pas les maladies qui nous concernent au quotidien. Par contre, des pathologies comme l\’HTA qui touche 4 millions de camerounais soit un quart de la population camerounaise demeure dans l\’ignorance et il me paraît urgent de faire quelque chose pour ces personnes qui sont en danger immédiat d\’AVC d\’autant plus que près de la moitié de ces personnes ignorent très souvent qu\’elles souffrent de cette maladie.

En guise de conclusion de cette interview, avez-vous un message à l\’endroit de nos lecteurs?

En guise de conclusion, je demande aux lecteurs de bien écouter les messages de prévention qui seront véhiculés dans les différents épisodes de CLINIC C et de les relayer dans leur entourage familial, amical et professionnel. Ils pourront ainsi « SAUVER DES VIES » car la santé est le bien le plus précieux pour l\’humanité, prévenir vaut mieux que guérir et sauver une vie est le meilleur don que l\’on puisse offrir à son prochain. Le cinéma, ce 7ème art, loin des comportements déviants, doit enfin réconcilier le grand public camerounais à une culture éducative pour la santé.

Docteur, la rédaction de yaoundeinfo.com vous remercie pour votre disponibilité.

 

Ce Médecin Urgentiste, Médecin des Hôpitaux, Praticien Hospitalier dans le Pôle Urgences, Réanimation et Smur du CHG de SOISSONS en France, a décidé d’apporter son soutien pour la bonne organisation de « Kamer Mouna Foot », un tournoi de football des jeunes enfants âgés de 7 à 12 ans, qui se déroule du 17 au 20 décembre 2015 à Douala. Des actes d’une diaspora positive pour l\’émergence du pays.

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Cet Expert-Médical dans le domaine de l’urgence médicale, a fait de la Prévention des AVC en Afrique et notamment au Cameroun, son nouveau Cheval de Bataille, après avoir œuvré pendant plus d\’une dizaine d\’années pour la lutte contre « la Mort Subite des Sportifs » qui a fait l\’objet de plusieurs publications de sa part. C’est sans doute dans cette optique que le Dr Armand NGHEMKAP a décidé de soutenir le projet « Kamer Mouna Foot », tournoi qui se déroulera au stade Maracana de Mbokang (Logbaba Plateau) à Douala. Cet évènement dont les inscriptions sont gratuites, vise à utiliser le football comme support pour améliorer les compétences scolaires des enfants passionnés de football, et de Sensibiliser les jeunes sportifs sur « LA MORT SUBITE DES SPORTIFS ».

Mais il faut noter que le Dr. Armand Nghemkap, Membre de nombreuses Sociétés Savantes dans le domaine de l’Urgence et de la Réanimation Cardio-pulmonaire, consacre désormais toute son énergie et son temps libre dans des Campagnes d\’information et de sensibilisation à la connaissance par le Grand Public des principaux facteurs de risque d\’ AVC, à la reconnaissance des signes d\’alerte et au dépistage précoce de ces facteurs de risque d\’AVC. Il s\’appui pour le faire sur la rédaction de nombreux articles de vulgarisation ainsi que sur ses nombreuses publications qu\’il diffuse régulièrement par voie de presse écrite, dans les Journaux en ligne, sur les réseaux sociaux et par le biais de sa CHRONIQUE SANTE ALLO DOCTA où il aborde les grands problèmes de Santé Publique qui ruinent la société. Si la Médecine est sa vocation, la promotion des cultures et l’écriture ses passions, ce qu’il affectionne tout particulièrement, c’est de mettre ses connaissances et son expérience pratique à la portée de ses concitoyens. Aussi, teinté d\’humanisme et d\’un professionnalisme gratifiant qui fait honneur à la profession médicale, brillant communicateur dans le domaine de la santé, le Dr Armand NGHEMKAP affectionne également de mettre son savoir à la portée du Grand Public en participant régulièrement à des émissions de Radio et de Télévision.

Ce Médecin altruiste et homme de culture et de conviction, voit la légitimité de ses combats reconnue dans plusieurs continents. Ce médecin qui dit « courir pour sauver des vies », est titulaire de 5 récompenses de l\’excellence camerounaise et africaine à savoir le « Cauris de la Diaspora » obtenu en février 2013 à Limbé au Cameroun, le « Prix Spécial du jury » du Festival Komane reçu en février 2015 à Dschang au Cameroun, l\’award du « Meilleur Ambassadeur de la Diaspora Camerounaise » décerné en mars 2015 à Paris aux Camer Diaspora Awards, le « Prix de l\’Engagement Associatif » reçu le 4 juillet 2015 à Berlin aux Camer Germany Awards et le « Grand Prix de Médecine » reçu le 28 novembre 2015 à Paris lors de la première édition du gala de l\’excellence africaine intitulée Diaspora Leadership Awards ( DIALAW 2015 ).

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Les Projets du Dr Armand Nghemkap

Actif et toujours à l’écoute de l’humanité, le Dr. Armand Nghemkap a entre autres projets, la Poursuite de la Promotion de la diversité Culturelle en France, le lancement de la deuxième édition du Festival de cinéma éducatif et culturel KOMANE qui aura lieu dans la ville de DSCHANG du 4 au 6 février 2016, la Production et diffusion de 52 épisodes de CLINIC C, la première série camerounaise sur la santé. Il a aussi pour ambition de faire de la journée du 26 juin, LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LA MORT SUBITE DES SPORTIFS. A cela s’ajoute son projet de Production et diffusion d\’une émission de télévision dans le domaine de la santé avec pour objectifs, la vulgarisation des gestes qui sauvent, des soins d’urgence et la délivrance des informations simples sur le dépistage précoce et la prévention des maladies qui détruisent la vie de beaucoup d’africains. Il est actuellement à la recherche d’une chaine de télévision partenaire pour les diffusions et de sponsors pour une production à longue échéance. Les premiers enregistrements ont débuté. Pour le Docteur Nghemkap, « Les bonnes âmes sont les bienvenues dans ces projets novateurs pour l\’émergence et le développement durable du Cameroun et du continent africain ». A travers ses œuvres, le Dr Armand Nghemkap s’impose comme le symbole d’une « diaspora participative dans l’action » comme il aime bien le dire lui-même.

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Il a reçu le «  GRAND PRIX DE LA MEDECINE » à l\’occasion de la toute première édition des DIASPORA LEADERSHIP AWARDS (DIALAW 2015) le 28 novembre 2015 à Paris en France. C’était sous le haut patronage de Monsieur Olivier STIRN, Président du Conseil Mondial des Français pour la Diversité.

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Le Dr Armand Nghemkap vient d’être récompensé par Les DIASPORA LEADERSHIP AWARDS ( DIALAW 2015 ) une cérémonie de récompense de l\’excellence africaine qui a pour but de primer les 30 personnalités de la diaspora africaine les plus marquantes de l\’année 2015. Et c’est « En reconnaissance de son action exceptionnelle » que le « Grand Prix de Médecine » lui a été décerné indique le Jury des Diaspora Leadership Awards, évènement qui s’est tenu le 28 novembre 2015 à Paris et qui a été marqué par la présence de nombreuses personnalités africaines, françaises et internationales.

« Je dédie ce PRIX à tous ceux qui, comme moi, combattent la propagation du virus de la haine dans notre société qui a plus que jamais besoin de beaucoup d’humanisme et d’hommes de paix, de principe et de conviction. Le SEIGNEUR sait toujours récompenser ses enfants qui ont fait du labeur l’unique voie de leur réussite. Merci SEIGNEUR. Que ton nom soit glorifié à jamais » a déclaré le Dr. Armand Nghemkap très heureux d’avoir reçu cette prestigieuse distinction.

Le « Grand Prix de la Médecine » est la 5ème récompense qui honore le Dr Armand NGHEMKAP, ce médecin urgentiste qui milite sans cesse pour une Afrique émergente, par d\’infatigables actes de bravoure, une prise de risque permanente et de nombreux efforts consentis ainsi qu\’ un temps incommensurable sacrifié.

Le Dr Armand NGHEMKAP : l’homme et son parcours

Il est Lauréat de la Faculté de Médecine de Nancy, Médecin des Hôpitaux et Praticien Hospitalier en France. Le Dr Armand NGHEMKAP s’illustre depuis près d’une quinzaine d’années dans le monde médical hexagonal, africain et international par sa lutte acharnée contre la Mort Subite des Sportifs qui a fait l’objet de nombreuses publications. Auteur de « LA VERITE SUR LA MORT DE FOE » et « LES VRAIES QUESTIONS SUR LA MORT DE FOE », il est Membre de nombreuses Sociétés Savantes dans le domaine de l’Urgence et de la Réanimation Cardio-Pulmonaire, et participe activement, à ce titre, à la vulgarisation des gestes et soins d’urgence. Il participe également à des émissions radio et télévisées sur diverses chaines nationales et internationales ( RFI, AFRICA N°1, UBIZNEWS, CRTV, CANAL 2 INTERNATIONAL, 3A TELESUD,DBS TV …).

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Aujourd’hui son nouveau cheval de bataille est la Prévention des Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) qui tuent tous les jours, bon nombre de citoyens camerounais pour se hisser désormais à la 2ème place des causes de mortalité au Cameroun derrière le Paludisme. Ce médecin altruiste est notamment l\’auteur des Dix Commandements pour lutter contre les AVC. Humaniste, il a également contribué à lutter contre la propagation de l\’épidémie à virus Ebola en publiant les Dix Commandements pour la contrecarrer. Le Dr Armand NGHEMKAP est désormais l\’auteur d\’un nouveau concept dans la Diaspora Camerounaise qu\’il a baptisé la « SANTE EN SOIREE ». Un concept de prévention, pour une santé pour tous, qui vise à joindre l\’utile à l\’agréable dans la Diaspora Camerounaise où on enregistre ces dernières années beaucoup de cas de morts subites évitables. Pour lui « Il faut savoir se réjouir tout en écoutant un message de prévention afin de sauver un maximum de vie » car poursuit-il « c\’est l\’ignorance qui nous tue et très souvent le meilleur traitement est la prévention comme dans le cas des AVC qui provoquent énormément de décès de nos proches qui sont pour moi, très souvent, des morts évitables ».

Médecin Urgentiste et Homme de Culture, le Dr Armand NGHEMKAP est également Promoteur et Producteur exécutif de la première série camerounaise sur la Santé intitulée CLINIC C qui a pour but de « lutter contre les grands problèmes de santé publique qui ruinent la société camerounaise à travers le visuel et ainsi faire du cinéma, non plus seulement un objet de divertissement mais également un outil éducatif et culturel pour une santé pour tous, dans l\’objectif d\’un bien-être pour tous ». C\’est donc à juste titre que le Dr Armand NGHEMKAP se voit récompenser de ce 5ème award après le « Cauris de la Diaspora » obtenu en février 2013 à Limbé au Cameroun, le « Prix Spécial du jury » du Festival Komane reçu en février 2015 à Dschang au Cameroun, l\’award du « Meilleur Ambassadeur de la Diaspora Camerounaise » décerné en mars 2015 à Paris aux Camer Diaspora Awards, et le « Prix de l\’Engagement Associatif » reçu le 4 juillet 2015 à Berlin en Allemagne aux Camer Germany Awards.

Médecin humaniste et altruiste, homme de conviction et brillant communicateur, le Dr Armand NGHEMKAP dont le courage, l’abnégation et l’engagement humanitaire ne souffrent d’aucune contestation, œuvre sans cesse pour le bien-être de l\’humanité et voit la légitimité de ses combats reconnue dans plusieurs continents. « Pourquoi voulez-vous que je boude mon plaisir? » aime-t-il dire pour manifester cette joie et cette reconnaissance internationale de ses œuvres.

Ericien Pascal Nguiamba.

 

 

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Le Dr Armand NGHEMKAP vient à nouveau d’être récompensé en Allemagne pour son engagement associatif. C’était à l’occasion de la toute première édition des \”Camer Germany Awards\”, qui s\’est tenue le 4 juillet 2015 à Berlin, sous le haut patronage de S.E. Jean Marc MPAY ambassadeur du Cameroun en Allemagne.

Le Dr Armand NGHEMKAP a reçu le 4 juillet 2015 à Berlin, une 4ème récompense pour son engagement associatif lors de la toute première édition des \”Camer Germany Awards\”, qui s\’est tenue dans la Capitale allemande, sous le haut patronage de S.E. Jean Marc MPAY, ambassadeur du Cameroun en Allemagne. Ce prix de l\’engagement associatif des « Camer Germany Awards » est sa 3ème récompense en l\’espace de 3 mois après le Prix Spécial du jury du Festival de cinéma Educatif et Culturel Komane reçu à Dschang au Cameroun le 14 février 2015 et l\’Oscar de Meilleur Ambassadeur de la Diaspora Camerounaise reçu à Paris le 28 mars 2015 lors de la cérémonie de récompense de l\’excellence camerounaise baptisée les « Camer Diaspora Awards ». Et la 4è avec le « Cauris de la Diaspora » qu’il avait reçu en février 2013 lors de la première édition des Cauris de l\’Essentiel organisée à Limbé, cité balnéaire du Cameroun, et qui visait à honorer les 35 personnalités camerounaises qui œuvrent pour l\’émergence de ce pays.

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Aussi, ce 4ème Award qui fait du Dr Armand NGHEMKAP, l\’unique « Quadra Awards » de la diaspora camerounaise toute entière, est une marque de reconnaissance de la légitimité de ses combats qu\’il a débutés depuis 2003 par la sensibilisation de ses compatriotes sur les dangers de la mort subite des sportifs. Ce médecin camerounais, humaniste et altruiste, qui vient de fêter son cinquantenaire, a fait de la lutte contre les AVC au Cameroun, son principal cheval de bataille. Il est également l\’auteur d\’un nouveau concept dans la Diaspora Camerounaise qu\’il a baptisé la « SANTE EN SOIREE ».

Joint au téléphone depuis sa résidence du Château de la Renaissance en France à son retour de la cérémonie berlinoise pour en savoir d’avantage sur ce concept novateur , le Dr Armand NGHEMKAP a précisé que «  LA SANTE EN SOIREE » vise à désormais joindre l\’utile à l\’agréable dans la Diaspora Camerounaise à savoir, se réjouir tout en écoutant un message de prévention afin de sauver un maximum de vie car dit-il « c\’est l\’ignorance qui nous tue et très souvent le meilleur traitement est la prévention comme dans le cas des AVC qui provoquent énormément de décès de nos proches qui sont pour moi, très souvent, des morts évitables ».

Pour le Dr Armand NGHEMKAP, ces multiples récompenses sont « des témoins visuels » de la légitimité de ses combats et des encouragements à poursuivre ses engagements aux côtés des associations qui œuvrent sans relâche pour sauver des vies. « Je dédie mon 4ème Awards à toutes ces associations et notamment à l\’Association Courage Ulysse Tonye (ACUT) de madame Corine TONYE qui œuvre sans relâche pour la création d\’un registre de Donneurs de Moelle Osseuse au Cameroun, et dont le 3ème gala d\’information et de sensibilisation aura lieu le 21 novembre 2015 à VILLEPINTE dans la région parisienne. Je dédie également ce prix de l\’engagement associatif à l\’association AUTIFAC ( Autisme France Afrique Centrale ) qui m\’a permis de rassembler toute la Diaspora camerounaise le 4 avril 2015 afin d\’informer et de sensibiliser les uns et les autres sur la problématique de l\’Autisme qui est un trouble du comportement de l\’enfant qu\’il faut savoir dépister précocement dès l\’âge de un an afin de reverser son évolution péjorative. Enfin je dédie ce prix à l\’association Santé Espoir que je soutiens activement dans son projet de mise en place d\’une Complémentaire Santé au Cameroun dans l\’objectif d\’une Santé pour tous car la santé demeure le bien le plus précieux pour l\’humanité » dit-il.

Médecin altruiste, homme de culture et brillant communicateur, le Dr Armand NGHEMKAP voit la légitimité de ses combats reconnue dans plusieurs continents. «  Pourquoi voulez-vous que je boude mon plaisir? » aime-t-il dire pour manifester cette joie et cette reconnaissance internationale de ses œuvres.

La rédaction de yaoundeinfo.com adresse à cette créature du Seigneur, qui œuvre pour le bien-être de l\’humanité, toutes ses félicitations pour son courage, son abnégation et pour son engagement associatif.

Ericien Pascal Nguiamba