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Dans une réaction musclée parvenue à notre rédaction, le Président de « l’Association Retour au Pays », Flavien Anicet BILONGO interpelle les autorités du pays et les jeunes camerounais….Lire.

Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à son Article 13, « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat »… et « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Mais bien qu’aussi ancien que l’humanité, la migration humaine est définie comme le déplacement du lieu de vie d’individus. Il est important de noter que si une personne quitte son pays, sa famille, ses proches, sa culture, ce n’est pas souvent pour une seule raison. Ces raisons sont multiples, se croisent et se renforcent car, seul le cumul pousse à partir. Dans une Afrique malade du bien-être humain, la direction propice pour le changement semble toujours être de l’autre côté de l’océan, de l’autre côté du fil barbelé. Quel que soit le prix à payer, les regards de jeunes Africains restent rivés vers le « paradis occidental ».

Pour le Cas du Cameroun, on peut dire que c’est la crise économique qui a secoué le monde dans les années 2000 en affaiblissant au passage l’économie et favorisant le chômage qui est à l’origine des grands départs des jeunes vers l’inconnu à la recherche de leurs repères… Exposés aux injustices, humiliations, exploitation, perte d’identité, étc, ces migrants transitent bien sûr par les pays de l’Afrique de l’Ouest pour rejoindre le Maghreb qui est à proximité de l’Europe, ce qui offre l’avantage de traverser soit en sautant le grillage(Maroc), soit en empruntant des embarcations de fortune (Lybie, Tunisie). Ces pays qui sont à l’origine des pays de transit, deviennent des pays d’accueil par défaut puisque la durée de séjour devient provisoirement définitive. Le printemps arabe ayant soufflé et déstabilisé la Lybie qui offrait pourtant l’emploi, freinant à sa manière ce fléau, la méditerranée est aujourd’hui devenue le cimetière par excellence de ces milliers de migrants qui tentent leur dernière chance à travers des traversées périlleuses.

SOS A L’ENDROIT DES AUTORITES CAMEROUNAISES …

L’Association RETOUR AU PAYS qui a pour objectifs, de Trouver des solutions aux problèmes liés au retour des migrants Camerounais  , plusieurs fois sollicitée par des compatriotes vivant au Maroc pour un appui à leur retour au pays, a effectué des recherches à ce sujet. Il en ressort que plus de 2000 ressortissants Camerounais partis depuis plus d’une décennie à la recherche d’une vie meilleure, sont bloqués aux portes de l’Europe dans ces pays du Maghreb. Dans l’impossibilité de traverser à cause de la fermeture des frontières européennes, sans moyens pour rentrer au pays, ils se retrouvent prisonniers de leurs rêves… Certains étant déjà mariés à des filles originaires de ces pays d’accueil par défaut, avec parfois des enfants à charge, ont de sérieuses difficultés à vivre où ils n’arrivent pas à trouver d’emploi.

Flavien Anicet BILONGO qui préside l’association RETOUR AU PAYS est un des militants de la première heure pour la défense des droits des migrants au Maroc. Ancien secrétaire général de l’ADESCAM (Association de Développement et de sensibilisation des Camerounais du Maghreb, Maroc), de la Communauté Camerounaise du Maroc (CCM), de NKUL-BETI(NB) Maroc et président fondateur de l’association HORIZONS MIGRANTS, membre du Manifeste euro-africain, au nom de laquelle il a siégé à l’assemblée nationale Marocaine le 19 juin 2008 en prélude à la journée mondiale du réfugié célébrée le 20 juin de chaque année. Parmi les propositions faites aux députés de la commission de législation et droits de l’homme ce jour, figurait la régularisation des étrangers, des migrants en particulier. Même si elle ne donne malheureusement droit à aucun avantage pour le moment, elle est effective depuis quelques années … Face à cette situation, la réflexion dans laquelle ces compatriotes qui n’attendent qu’une main tendue de l’Etat Camerounais, se résume par des questions du genre : Comment faire pour rentrer au pays ? Serai-je accepté par ma famille ? Que vais-je faire pour ma réinsertion dans mon pays ? Etc… Seuls nos décideurs peuvent trouver des réponses à ces interrogations.

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Journaliste, écrivain et cinéaste, Flavien Anicet Bilongo est également défenseur des droits de l’homme. Portrait d’un journaliste aux multiples casquettes.

Il a une solide formation en journalisme et édition et a effectué des Stages de formation dans divers domaines au Cameroun : fabrication de bougies de décoration, stage d’agent commercial à l’imprimerie GLWADYS, stage de comédien au MUGRA Théâtre, et le Stage de formation sur la Participation, le Contrôle Citoyen et la Redevabilité sociale des organisations de la région du centre : ASSOAL/ PASC. Au Maroc, il a effectué un stage en Eveil scientifique des petits enfants et a suivi une formation en direction et administration de production en cinéma et télévision au Burkina Faso.

Aujourd’hui Flavien Anicet Bilongo mène plusieurs activités. Il est à la fois Responsable commercial des magazines HOMMES D’AFRIQUE et FEMMES D’AFRIQUE de Samirat NTAZIE basés au Maroc, Manager artistique et communicateur, Rédacteur-En-Chef du journal MEILLEUR CHOIX, partenaire à la Ligue Camerounaise des Consommateurs(LCC), Directeur et Assistant de production dans plusieurs projets audio visuels au Cameroun, et correspondant du magazine béninois ArtistikAfrica de Ousmane ALEDJI. Membre de la Ligue Camerounaise des Consommateurs et de plusieurs associations de développement, Flavien Anicet Bilongo est également défenseur des droits de l’homme avec en prime la création de l’association RETOUR AU PAYS qui s’occupe entre autre des problèmes liés au retour des migrants camerounais.

Auteur d’un ouvrage sur l’immigration clandestine intitulé : Prisonnier Malgré Moi… (Récit d’un migrant clandestin), paru en France le 1er juin 2015 et édité par Harmattan-Cameroun, il annonce qu’il sera bientôt disponible en Afrique et que des soirées dédicace seront organisées à Yaoundé et Douala. Flavien parle aussi d’une tournée nationale et internationale et la réalisation d’un documentaire dans ses projets.

Septième enfant d’une famille de douze (dont 10 en vie), Flavien Anicet BILONGO est né le 22 mai 1973 à Mengueme, quartier Loumbou, arrondissement d’Essé, département de la Mefou et Afamba, Région du Centre Cameroun. Il fréquente à l’Ecole publique d’Essé, puis à l’Ecole Publique d’Essaboutou où Il obtient son CEPE. Après un passage au CES d’Essé, il s’inscrit au CES de Bot-Makak où il obtient son BEPC. C’est à l’Institut Samba qu’il fait sa 2nd, puis s’inscrit à l’Université de Yaoundé où il décroche une Capacité en Droit et Economie. Cet amoureux du Handball, football, et la marche sportive est aussi fan de Musique, de cinéma et de littérature. Même si Flavien n’est pas encore officiellement marié, son cœur est toutefois déjà pris, précise cet homme qui a plusieurs enfants à charge.

Flavien dit aimer manger Le PKEM sans sel (un plat local) accompagné du manioc. Baptisé, communié et confirmé catholique romain, Flavien Anicet Bilongo est pratiquant à la limite de ses possibilités.

Ericien Pascal Nguiamba.