\"\"

Projet phare du programme des grandes réalisations du chef de l’Etat, Paul Biya, dans le domaine des télécommunications, le SAIL (South Atlantic Inter Link) devrait entrainer une baisse significative des coûts des services et favoriser une multiplicité de solutions de communication électronique.

Les 6000 km  de câble sous-marin « dernière génération » qui vont relier d’ici fin août 2018, le Cameroun au Brésil porteront sur 32 TB de capacité, ce qui rendra à coup sûr le trafic bien fluide. C’est l’une des informations retenues par les internautes camerounais qui ont accueilli avec satisfaction le SAIL, câble sous-marin à fibre optique, l’ambitieux projet de la Cameroon Télécommunications(Camtel). Le South Atlantic Inter Link va moderniser et adapter la structure du réseau large bande national, et booster les capacités des services de télécommunications internationales au Cameroun et la sous-région d’Afrique centrale mais aussi, consacrer la Souveraineté Numérique du pays.

Lors de la cérémonie de pose du premier mètre de ce câble sous-marin à fibre optique dans la cité balnéaire Kribi dans la Région du Sud Cameroun,  David Nkoto Emane le Directeur Général de Camtel a indiqué que cette connexion directe permettra de réduire la latence du réseau, promouvoir le développement des entreprises de haut-débit universel au Cameroun, et former un chemin de restauration pour certains systèmes de câbles lors d’une éventuelle reprise après sinistre, grâce aux ressources sous-marines implémentées par le projet.

Le Ministre des Postes et Télécommunications(Minpostel), Minette Libom Li Likeng a reconnu que SAIL est « le projet phare du programme des grandes réalisations du chef de l’Etat,Paul Biya, dans le domaines des télécommunications ». Le minpostel a ajouté qu’ « il est également  l’infrastructure support de la CAN 2019 au Cameroun, pour ce qui est des communications électroniques afin que notre pays puisse avoir un internet très haut-débit disponible pour tous ».  D’où le caractère « hautement stratégique de ce projet » a déclaré Madame le ministre des postes et télécommunications qui présidait la cérémonie officielle de pose de ce câble sous-marin à Kribi.

Bon à savoir l’Etat du Cameroun, représenté par Camtel s’est associé à des partenaires de pointe pour la réalisation du projet SAIL : Huawei technologies, spécialisée dans la construction des équipements, la pose et la maintenance des câbles sous-marins, apporte son expertise dans la réalisation du projet ; China Unicom, opérateur chinois de télécommunications et partenaire privilégié de Camtel, dispose d’un savoir-faire nécessaire en matière de câbles. Eximbank china, banque chinoise d’import-export, qui supporte  le financement de ce projet à travers un prêt. Et naturellement Camtel le maitre d’ouvrage qui dispose des ressources nécessaires pour le suivi et la réalisation de ce projet.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"

La Semaine du cinéma brésilien se tient à Yaoundé depuis le 7 février 2018. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mariana Madeira, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Brésil au Cameroun à la résidence du Brésil à Yaoundé. L\’évènement est organisé en partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant du Cameroun depuis 2015. Zoom sur cette 3è édition qui s’achève le 11 février.

La Semaine du cinéma brésilien a pour objectif de contribuer à un véritable échange de cultures.  Elle permet de comprendre qu’en dehors des telenovelas diffusées par les chaînes de télévision locales, il existe un cinéma au Brésil. Un cinéma fort, ambitieux, de qualité, dont les sujets traités se rapprochent, par bien des points, aux préoccupations que l’on retrouve dans les cinémas d’Afrique noire. Pour cette troisième édition étalée du 7 au 11 février 2018, huit séances de projection sont au programme  dans des établissements scolaires, en l’occurrence les collèges Laforge à Olémbé, Matamfen à Nlongkak et au Centre social pilote de Yaoundé 5 à Essos. Ainsi qu’à des lieux fixes comme Othni, le laboratoire théâtre de Yaoundé situé à Titi Garage. « Samedi et dimanche, nous irons dans des quartiers tous les soirs à partir de 18h. D’abord à Eleveur, dans la cour de la paroisse Saint Blaise, puis à Emana, au lieu-dit Bilik. Pour cette édition aussi, nous aurons trois films brésiliens, des films d’auteurs des années 2000 : « Central do Brazil » qui est le film d’ouverture. Il nous ballade dans le Brésil profond avec ses paysages pittoresques mais aussi sa pauvreté. « Avril despedaçado » ou Avril brisé, un film de Walter Salles, réalisateur qui, à lui seul, incarne le renouveau du cinéma brésilien. Ce film évoque la guerre entre deux familles ennemies, entretenue de génération en génération. Le dernier film s’intitule « Vida de menina » (ou la vie d’une jeune fille) d’Helena Solberg. Une peinture douce mais profonde sur l’adolescence et les relations familiales » explique Stéphanie Dongmo la Présidente du Cinéma Numérique Ambulant(CNA) du Cameroun.

\"\"

Elle ajoute qu’ « A côté de ces films brésiliens, nous aurons des films camerounais qui vont assurer les premières parties de séances. Ce sont six films des éditions 2016 et 2017 du concours « 10 jours pour un film », organisé par l’Institut Goethe du Cameroun et le Festival Ecrans noirs. Il s’agit de « Héritage » de Yolande Welimoum, « Nyangono » de Jean Marc Anda, « Toi et moi » de Steve Kamdeu ; « L’enfer c’est mon genre » de Félicité Asseh, « Point de vue » de Frank Lea Malle et « My core indubitably » de Lisette Nange. Ces films portent sur le vivre-ensemble et les violences basées sur le genre».

Ericien Pascal Nguiamba