\"Arméebon\"

Selon le quotidien privé Le jour, les critères de démobilisation et les conditions du rapatriement de ces soldats par l’Onu restent pour le moment inconnus

L’effectif du bataillon de l’armée camerounaise actuellement déployée dans la Mission intégrée multidimentionnelle de stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine (Minusca) vient d’être réduit. Selon le quotidien camerounais Le jour, édition du vendredi 04 mars 2016, le contingent était constitué au départ d’environ 950 hommes. Par contre, le site internet de la Minusca précise que le contingent camerounais comptait 1260 hommes et femmes. De cet effectif, environ 205 casques bleus camerounais en activité sur le territoire centrafricain ont été rappelés au Cameroun. Les critères de démobilisation et les conditions de rapatriement de ces casques bleus restent inconnus. Le journal qui donne l’information, précise que ces hommes démobilisés du contingent camerounais auraient dans un premier temps été rassemblés dans un camp nommé Beloko, situé à environ huit kilomètres, non loin de la frontière camerounaise. Depuis peu, ils sont progressivement rapatriés et sont appelés chacun à rejoindre son unité. Certains auraient déjà été aperçus à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Le bataillon camerounais en Centrafrique apporte pourtant sa contribution dans la pacification du pays. Il a notamment participé à plusieurs opérations de désarmement, de sécurisation des villes, de restauration de l’autorité de l’Etat et de protection des civils. Des actions qui lui ont permis de ramener le calme dans les villes du pays, à l\’instar de Bouca, alors sous la menace constante de bandes armées.

C’est le 15 septembre 2014 que le tout premier contingent camerounais de la Minusca est arrivé à Bangui, à la suite du transfert de responsabilités de la Misca. Son Etat-major est basé à Bossangoa, avec une présence dans plusieurs régions du pays à savoir Bangui, Poua, Bozoum, Cantonnier, Bouca, Beloko, Batangafo, Baoro, Bocarango, Ndele, Kaga bandoro, pour ne citer que celles-là.

avec Le jour et jdc
\"Pape\"

Après le Kenya et l’Ouganda, le pape François se trouve à Bangui en RCA ce dimanche 29 novembre en fin de matinée, dernière étape de sa tournée africaine. Une visite qu\’il a tenu à maintenir malgré les risques et qu\’il place sous le signe de la paix et de la réconciliation. Les Centrafricains attendent avec impatience le souverain pontife en qui ils placent d\’immenses espoirs.

A Bangui, depuis quelques jours, blindés blancs et casques bleus sont visibles partout, patrouillant sur les avenues fraîchement bitumées. Plus de 3 000 militaires onusiens, appuyés de 500 gendarmes et policiers centrafricains, et des militaires français de Sangaris : 900 hommes qui se tiennent prêts.

La France ne sera donc qu\’en « troisième rideau », comme le précise le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l\’état-major des armées. « Nous nous engageons régulièrement aux côtés de la Minusca dans les quartiers les plus sensibles actuellement, le 3e et le 5e arrondissement, explique-t-il. C’est la zone de friction autour de Fatima, la zone de confession musulmane et immédiatement au sud, la zone de confession chrétienne. Pour nous, il n’y a pas de changement, la répartition des rôles est bien établie aujourd’hui. La sécurisation de la ville sera établie en liaison entre les forces centrafricaines et la Minusca. Et la Minusca sait qu\’en cas de difficultés dans certains segments, elle peut faire appel à la France. »

Ferveur

Un imposant dispositif de sécurité est déployé pour éviter les incidents et encadrer la foule des dizaines de milliers de pèlerins et fidèles attendus à Bangui ce dimanche et lundi.

Dans la capitale centrafricaine, la ferveur s\’est déjà emparée des habitants qui espèrent que le pape réussira à faire rentrer dans les esprits l’impérieuse nécessité de la paix et de la réconciliation.

Un programme chargé de symboles

Durant sa visite, François compte bien multiplier les symboles : il visite un camp de déplacés avant de se rendre à la cathédrale de Bangui où il ouvrira la Porte Sainte qui marquera le début du Jubilé, une année placée sous le signe du pardon.

Puis, lundi, le souverain pontife se rendra à la mosquée centrale de PK5, ce quartier enclavé où vivent chrétiens et musulmans pour plaider la réconciliation. Car ici, même les musulmans attendent le pape avec impatience.

« Nous l’accueillons à bras ouverts, souligne Ahmat Deliris, deuxième vice-président de la communauté musulmane de Centrafrique. (…) Si vraiment le message du pape est écouté par le Centrafricain, c’est une bonne chose. En tant que serviteur de Dieu, il va nous laisser ce message : la paix, le vivre ensemble, et le passé c’est le passé. Enterrons le passé. Et continuons l’avenir. On attend ce message. La communauté musulmane aussi a un message à adresser au pape pour lui dire que nous sommes des Centrafricains tout court. Chacun a sa façon de prier. Mais c’est notre pays à nous tous, personne n’a le monopole de ce pays. »

Enfin, il dira une messe au grand stade de Bangui, point d’orgue de sa visite.

Point de départ vers la paix, miracle ou déclic… En Centrafrique ces derniers jours, les mots peuvent être différents, mais les espoirs restent les mêmes.

Source: RFI

\"Anicet

Investi le 11 juillet 2015 comme candidat de son parti , l’Union pour le Renouveau Centrafricain (Urca) à l’élection présidentielle prévue le 27 décembre 2015, l’ancien Premier Ministre centrafricain de 1999 à 2001 et ancien président de la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) , a l’ambition de bâtir une Centrafrique nouvelle s’il est élu. Ses priorités.

Anicet Georges Dologuélé est officiellement en lice pour la prochaine élection présidentielle en République Centrafricaine depuis le 11 juillet 2015, à l’issu du premier congrès organisé par son parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain (Urca), une formation politique créée en 2013. C’est sous Ange-Félix Patassé qu’il a occupé le poste de Premier Ministre de 1999 à 2001. Déjà en 2013 il confiant à Jeune Afrique qu’il avait « les capacités, l’expérience, la légitimité et la motivation » pour briguer la magistrature suprême dans son pays. « Si j’accepte cette exaltante charge de représenter notre parti à l’élection présidentielle, c’est parce que cette sollicitation répond à des motivations collectives mais également personnelles construites par mon parcours politique et social depuis 1996 » dit-il. Pour l’ancien Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) les Priorités du prochain président centrafricain seront la sécurité la justice et la relance économique. Mais c’est « la réorganisation des forces de sécurité » centrafricaines qui est inscrite au cœur de sa vision politique qu’il a baptisée « Le Renouveau ». Et c’est avec orgueil et satisfaction que cet économiste et banquier qui a également occupé des postes de direction à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), parle de son passage à la primature dans son pays : « J’ai toujours plaisir à rappeler que depuis 1996 jusqu’aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais Premier ministre » di-il.

Parcours politique

En 1997 il est ministre des Finances et du Budget du Gouvernement d’Action pour la Défense de la Démocratie (GADD) dirigé par Michel Gbézéra-Bria. Il lui succède au poste de Premier ministre en janvier 1999 tout en conservant les fonctions de Ministre de l\’Économie, des Finances, du Plan et de la Coopération Internationale. Il est reconduit au poste de Premier Ministre en octobre 1999, après les élections présidentielles qu\’il organise avec succès. il quitte le Gouvernement le 1er avril 2001. Le 25 octobre 2013, à l’issue d’une assemblée générale constitutive réunie à Bangui, il fonde un nouveau parti politique : l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), dont il est le Président. Son objectif est de participer aux échéances électorales à venir, notamment l’élection présidentielle

Carrière professionnelle

Après des études d\’économie et de gestion à l’Université de Bordeaux, il passe le concours de la Banque des États d’Afrique Centrale (BEAC) et intègre son Centre de Formation à Yaoundé. Il est admis dans les effectifs de la BEAC en septembre 1983 et occupe les fonctions d\’Inspecteur, chef de mission. En 1991 il est nommé Délégué du Gouverneur et Représentant de la BEAC auprès de la France et de l’Union Européenne. Il repartira au siège en juillet 1994 comme Directeur des Relations Financières Extérieures, puis en 1995 Directeur de l\’Organisation et de l\’Informatique. Après avoir dirigé le gouvernement centrafricain, il est réintégré dans les effectifs de la BEAC et se voit confier les responsabilités de Directeur National pour la République Centrafricaine. En septembre 2001, les chefs d’État de la CEMAC, le nomment Président de la Banque de développement des États de l\’Afrique Centrale (BDEAC), fonctions qu’il occupera jusqu’en février 2010. En Mai 2012, il créé AfriPartners International Consulting un cabinet de consultants dont il est le Président et qui a son siège social à Paris. Voilà le profil de cet homme qui veut diriger la Centrafrique.

Ericien Pascal Nguiamba