Cette distinction d’ambassadrice 2020 de la Nutrition pour le Cameroun lui a été décernée le 18 juin 2020 par une coalition d’acteurs composée du Fonds des Nations Unies pour l’enfance, de la Fondation Helen Keller International et du Mouvement mondial Scaling Up Nutrition en abrégé SUN CSA. La Présidente du COSADER a reçu cette distinction honorifique aux côtés de six autres personnalités camerounaises parmi lesquelles le Premier Ministre, Chef du gouvernement  Joseph Dion NGUTE. Nous sommes allés à sa rencontre. Et elle nous parle des principales missions qu’elle compte mener.

L’initiative des Ambassadeurs de la lutte contre la malnutrition, lancée en cette année 2020,  vise à porter haut le plaidoyer de cette lutte contre ce fléau qui touche toutes les régions du pays. Madame Christine Andela, présidente de l’ONG COSADER, a donc été retenue aux côtés de six autres personnalités, pour porter haut le message de la femme camerounaise en général et de la femme rurale en particulier dans cette lutte contre la malnutrition au Cameroun. Et pour accompagner toute la communauté dans cette lutte. « Très modestement je pense que ça fait plaisir à moi-même et au COSADER à tous ceux qui nous sont chers parce que cela représente la reconnaissance d’un travail de plusieurs décennies. Donc je ne vais pas faire la fine bouche sur le plaisir,  la joie et l’honneur que nous avons avec cette distinction» s’est exprimée Madame Christine Andela lors de notre entretien au siège du COSADER à Yaoundé. Pour elle ses missions en sa qualité d’Ambassadrice sont nombreuses : «  Elles sont nombreuses les missions qui nous attendent. C’est d’abord de faire que la nutrition soit placée très haut dans les politiques publiques. Nous allons, avec les autres plateformes, avec les autres acteurs, continuer à donner tous les efforts nécessaires pour que les politiques de nutrition arrivent vraiment à terme. Ensuite il y a la question de financement. L’un des fardeaux que je dois porter c’est que le financement de la nutrition soit relativement proportionnel à l’importance du fardeau de la malnutrition dans notre pays et c’est un plaidoyer qui n’est pas facile mais nous allons faire ce plaidoyer. La troisième chose c’est l’organisation. Comment on s’organise tous ensemble pour que hommes des médias, le secteur privé, la société civile, les pouvoirs publics, les parlements, les chercheurs, pour que véritablement la question de la nutrition soit au cœur de toutes nos mobilisations » explique la nouvelle Ambassadrice qui a reçu officiellement sa distinction le 15 octobre 2020 à Yaoundé des mains du Directeur de Helen Keller International.

Bon à savoir, la malnutrition au Cameroun touche à peu près le tiers des enfants sur l’ensemble du territoire. Et la lutte contre ce fléau fait partie des priorités du gouvernement du Cameroun. Le problème majeur dans cette lutte est celui de d’éducation, du financement, et des plaidoyers auprès des autorités et des décideurs.

Ericien Pascal Nguiamba

\"\"A l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019, des femmes de la société civile camerounaise se sont réunies  à Yaoundé au siège du Collectif des ONG pour la Sécurité Alimentaire et le Développement Rural(Cosader) pour échanger sur le Code Ethique et de Bonne gouvernance. A terme, la publication d’une version améliorée de cet important Document.

\”Nous avons pensé qu’il était important de faire en sorte que les femmes se retrouvent autour du Code Ethique et de Bonne Gouvernance de la société civile qui est un ensemble de principes et de valeurs que la société civile camerounaise s’est donnée elle-même. C\’est une initiative du cosader qui avait pour objectif de faire en sorte que les femmes des organisations s’approprient ce code éthique voir si les principes qui sont développés dans ce code tels que la transparence, la redevabilité, le fait de produire des rapports d’activités et des rapports financiers, le fait de ne pas travailler pour ses intérêts personnels mais pour les intérêts collectifs » explique Christine Andela la présidente du cosader qui ajoute que « comme nous pensons que les femmes sont des agents de changement et que ce code si il est bien appliqué devrait pouvoir apporter un changement dans  la gouvernance de la société civile au Cameroun. Nous pensons donc qu’il n’ya pas meilleures actrices que les femmes pour justement genrer le processus d’appropriation de ce Code , se saisir de ce code et commencer à l’appliquer dans leurs propres associations ».

\"\"Au cours des échanges, les femmes ont fait de nombreuses observations et suggestions, d’autres par contre cherchaient à mieux comprendre les principes du code, d’autres encore  venues à cette rencontre, ont  découvert le code  et  ont appréciée cette initiative du cosader. «  Les femmes ont fait des observations et remarques très intéressantes,  parce que ce code est notre outil ,nous l’enrichissons au fur et à mesure que des femmes se l’approprient et elles se l’approprient vraiment, par exemple elles ont envie qu’on  insiste bien  sur les valeurs morales , les valeurs partagées, ça nous a vraiment fait plaisir , elles insistent sur le fait qu’on fasse bien la différence entre les acteurs politiques de politiciens et la société civile , elles ont suggéré qu’on montre que la société civile ne travaille pas en dehors des textes et règlements de son pays, donc toutes ces choses là nous allons bien les reformuler encore à l’intérieur du code et ça sera une autre version améliorée amendée et jusqu’à ce que nous arrivions à la version finale » a expliqué madame Andela .

La sensibilisation des pouvoirs publics, notamment le ministère des finances  est déjà en marche et le  souhait de la présidente du cosader est que le mouvement entamé le 8 mars 2019  s’amplifie dans l’ensemble du pays.

Ericien Pascal Nguiamba